‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 150 sur 205 · LIVRE Vri, CHA.V. VU · texte numérisé non relu

LIVRE Vri, CHA.V. VU

par toute la téiVe^ ni aimer lé prochain 8à)oÉ %ire tout ce qui dépend d'elle pour procurer son sa* lut. M. Olier, plein de cet esprit^ vécut comme une hostie toute dévouée à Fœuvre qui avoit attiré Jésus-Christ dans le monde ^ c'est-à-dire, à former de dignes'^ministres des autels pour son sanctuaire, et de parfaits chrétiens pour son Eglise. Pendant qu'on vouloit TéleTer à Tépisco-^ pat, il bruloit du désir d'aller* sacrifier sa vie pour la conversion des infidèles. La passion d'étendre le royaume de Dieu le transportoit souvent en esprit jusqu'au^ extrémités de la terre, où il . eût voulu partager les travaux des hommes apostoliques, qui avoient tout quitté pour gagner des peuples à Jésus-Christ. Il s'offrit plusieurs (ois att père de J[lbodes, de la Compagnie de Jésus , pour porter la foi dans les pays idolâtres. « Ce qui me » iâisoit soupirer dernièrement , écrivoit-ilà un 3) pieux amiy lorsque j'entendois le rédt de Os » qui se passe dans la Chine , au Tonquin et en » Cochin chine , c'est la disette d'ouvriers. Dans » l'un de CCS royaumes , il n'y en a que ueui pour » trois cent mille personnes; dans ^n autre ^ n quatre cent mfUe ames n'ont pas un prêtre ni; » un évéque. On vient chercher en France des » Missionnaires^ et je me sentirois bien porté à » secourir ces pauvres Ëtata^ selon les anciennes » espérances que j'en ai toujours eues ; mais je » nai que des larmes de douleur pour cette » grande dfiaire, craignant que mon infidéhtc à 1» la gr&ce ne me rende in4igne d'un si grand » bonheur. Si l'on y met obstacle , j'er^ serai in- » consolable toute ma vie^ car j'aspire depuis

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