‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 153 sur 205 · LIVAE VU, CHAR. TIT · texte numérisé non relu

LIVAE VU, CHAR. TIT

» tant dé soin pour les clisses périssables de la » terre ». .

Une autre fois, il écrivoit ainsi, a Quand il n'y » auroit que cette obligation de servir l'Eglise de » Dieu , je serois tenu de me vouer à èlle to«t » entier, prêt à verser jusqu'à la dernière goutte » de mon sang pour elle , et de me laisser dévorer » à ses enfiins^ s'il le falloit^ à l'exemple de nojtre . » Seigneur qui a fait Pun et Taulre ; puisqu'après » avoir donné son sang pour nous en mourant^ il » nous a donné après la mort, au très-saint sacre* » ment de l'autel, sa chair pour nourriture. Ahl » Continuoit«il, si les martyrs ont soutenu l'Eglise » par l'eliusion de leur sang , pourquoi crain- » drions-nous de donner notre vie pour le bien » de cette même Eglise, réponse de Je'ius-Christ, » SI aimable et si chère à son cœur ? Après que )ï le Fils de Dieu s'est trouvé heureux de donner » sa vie pour son Père, comment n'exposerois-je ngi^ 1^ mienne dans k même vue ; et aussi pour » ptécurer aux ames la gloire qu'il leur a^éritée >) par sa mort »? . n

M. Olier se T^jàûiÀt eotàéie une victime chargée des péchés de son peuple , et livrée a la justice divine, pour qu elle fit en lui et de lui tout ce qu'il lui plai^oit, à l'exemple de notre Seigneur, Thoslie universelle ^i. étoit chargée des péchés du monde entier, « -En cette qualité d'hostie , )) diioiL il, outre la peine de mes péchés, je dois >) porter celle de^^échés des peuples que Dieu M m'a confiés. Je m^^suis déjà offert à lui mille » fois, comme la victime sur laquelle je le priois n dtj àâli^faire à ^ iu^ùcb^ alin que mon cher trou-

» peau obtienne par Jésus-Christ la victime du » monde, pardon et mise'ricorde ».

Il trou voit dans le sacrement de la très-sainte eucharistie, le motif et tout à la fois le modèle du zèle qui devoit de'vorer les pasteurs des ames. c( C^est par ce sacrement , disoit-il , que notre » Seigneur épouse son Eglise ; et il me semble » que c'est à l'imitation de notre Seigneur, en ce » divin mystère, que doivent vivre tous les pas- » teurs de son troupeau. Notre Seigneur, dans la » sainte eucharistie, est une hostie vivante quilouo » Dieu pour le monde entier; et le pasteur n'est )) pas moins obligé de le louer pour tout son V peuple. Notre Seigneur reiidgrâcesà Dieu, dans » le sacrement de Tautel, pour tous les biens qu'il » a faits et qu'il ne cesse de faire aux hommes. 1) C'est pour cela qu'il est appelé hostie d'actions 1) de grâces ; et le pasteur doit le remerciiT conti- » nuellement pour tous les biens qu'il fait st )) son troupeau. Le Fils de Difu au saint sacre- » ment, est hostie pour les péchés du monde; et M le pasteur doit de même crier sans cesse misé- » ricordc pour les péchés des aines qui sont sous » sa conduite. Enfin Jésus-Christ demande à son )) Père les grâces temporelles et spirituelles qui » sont nécessaires à son Eglise pour son service : » de même aussi le pasteur doit demander à Dieu .)) avec instance, qu'il lui plaise faire ses libéraî) lités pour le soulagement spirituel et les néces- » sités corporelles de son peuple. Noire Si^igneur 1» en sa retraite au fond du tabernacle voit tout^ n entend tout , connoit tout , quoiqu'il semble )) mort à tout. De son çœur amoureux et par bcs

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