LIVRE vu, ClIAP. VIT. ^fj
écrit : Ils préchoient la parole de Dieu avec toute assurance ^^),
7.0 Attendre le succès de ses discours, de Dieuseul, et non de la force de ses raisonneraens ou det la beauté' de ses pense'es. Tai planté^ dit l apôtre,: Apollon a arrosé; mais c'est Dieu (jui a donné. V accroissement (2). , . . , tf
8.0 S être bien rempli des vérités qu'on annonce, el convaincu de leur importance j autrement, ron ressemblera a un airain sonnant ^ comme parle Tapôtre, et l'on ne sera que comme une cjmhale retentissante i^). ; -, .^-r;:-»,
9.0 Joindre lexemplc à la prédication, imitant nolre^eigneur, qui commença, dit TEcriture, ;?;jr ^ faire ce quil enseignoit (4); et s'y préparer dans . la retraite. <( Jésus-Christ, disoit M. Olier, a passé- » tren te ans dans la solitude, et n'en a misque trois^ » à prêcher. La plupart des prédicateurs font peu » de fruit, parce que souvent ils mettent plus de n trente aiis.à prêcher, et n'en passent pas trois » dans la solitude ». ... . ...
M. Olier s'est peint lui-même en donnant ces règles sur la prédication. Jamais il ne parla que de l'abondance d'un esprit éplairé des plus vives lumières d'en haut, et d'un cœur plein des sentimens que sa bouche s'efforçoit d^nspirer à ses' auditeurs. 11 s'est vu souvent dans la nécessité de prêcher au moment qu'il y pensbit le moins. Apres. s'être mis en oraison, il montbit en chaire san&^ autre préparation- qu'une fervente invocation de l'Esorit saint, et jamais il ne' parlèit avec
« I. Cor. m. ff, — - • . - ■
plus de fruit « Je me souviens^ ccrÎToit-il nne » fois à son confesseur^ que lorsque je devois prên cher, j^e me prëparois eu priant; et mon plus j» gland seeoars étoit lorsque j'allois me présenter )) pour recevoir la bénédiction de mon maître au très-saint sacroment j car, après l'avoir reçue, )i je ressentois une onction qui embaamoit mon SI ame, «t. la fiyrtifioit pour annoncer la parole à » son peuple ».
• « Je me souviens encore, dit-il ailleurs, d'a- » voir parié des )burs entiers sans' avoir presque 91 rien écrit. Ees prédicateurs étant incommodés^ » on veuuiL nj'avertir au confessionnal de monter » en cbajure; et je u'avois que le temps de me mettjPO. aux pieds de notre Seigneur devant son yt tabernacle: >tià^ par un trait de sa bonté ^ je D voyois en un moment ce que j'avois à dire. » D'autrea fois la pensée m^ipit donnée de tire 1» certains endroits d'un. livre je trotivois^ c& » qui me convenoit; de; recourir à certsâne^per^ » sonnes qui me lisoient quelque pièce ii'où je V tirois le fond de Tinstruction que j'ayois à faire. » Je préehoi^ âlors airec •aiotant de conaolatioa n pour les peuples que pour mol-même; ët au )> sortir de chaire, je me mettois en prières, me » seryaiiit.de l'ondion de la pi»role de Dieu que irj'avoîs annoncée, pour m* propre récoUection^ w L'axée dernière, je fus oblige de monter en » chaire deux fois le jour pendant un mois entier j J» et je passois presque le reste du temps aa<coBr> » fessionnal : ce que je ne pus ^ite sans an jsedeUJra. » particulier du Saint- îLsprit, auquel je m*étoi» » entièrement abandoané. Depuis ce temps-là , la
» lumière