LIVRE VII, CHAP. VIII
» une intimité toute nouvelle. Il me sembloit » venir du ciel, entrer en moi, et me remplir de » lui-même, pendant que je m'anëantissois de- » vaut lui. Il me dit en ce temps-là une chose que » j'aurois eu bien de la peine à croire , si elle m'é- » toit venue d'une autre bouche. Je suis^ disoit-il, » réellement présent aux ames. Je consultai mon » directeur sur cette parole, dans la visite qu'il » me fit. Cela est vrai, me re'pondit-il , selon ce » que dit saint Paul (0, que notre Seigneur ha-- » bite par la foi dans nos cœurs : c'est-à-dire , la » foi est le principe de sa demeure en nous^ et » c'est son divin Esprit qui le forme dans nos 3) cœurs avec ses vertus, selon ce que dit encore » le même apôtre C^) ; Mes chers en/ans, pour » çui /e sens de nouveau les douleurs de Penfan^ » tentent, jusqu'à ce que Jésus-Christ soit formé » en vous. Puisque cela est ainsi , poursuivit le 1) P. de Condren , il faudra, dans la suite, que vous » unissiez toutes vos œuvres à celles du Fils de » Dieu , en l'une de ces trois manières ; ou par le )) sentiment, ou par disposition , ou par la foisexi- V lement. Si vous avez le sentiment de Jesus Ghrist » pre'sent, unissez-vous à lui par sentiment; sinon, j) unissez-vous par disposition, c'est-à-dire, tâchez » d'avoir en vous les mêmes pensées et les mêmes » dispositions intérieures dans lesquelles il faisoit » ses œuvres. Quand vous ne saurez point enfin » ses dispositions particulières , et que vous ne » pourrez les former en votre ame, contentez- » vous de vous unir à lui par l'esprit de la foi ; » c est-a-dire, joignez en esprit vos œuvres à
(•) Ephes. m. i;.* (t; Ca/at. lY. 19.
i^'^ VIE ^M.^ OLIER.
» celles dji Fiî» de. Dieu et offrei-les à son Père
» avec le^ vôtres. Ces trois états' sônt ceux que )) jVprouve de temps, en. temps, en particulier >> aujo^r.4'Jiui.. ( 11 écnvoit ceci en i643« ) Kotre ^ âejgoe^r pi'a n[iontré Tviteiitipil «{«e )e deVois « avoiip eji; offrant le saint sacrifice, qui est de » remercier le Pcre.ét^çriijtl à'fisjoix domé son Fils
^ i> Je souviens ei^çprê d'une arttre grâce que }^ V?Ç«s.-,çtt cette retraite de iG36. Etant un jour 3) ane^ïitQ^^le.jpicJ^ ^^,^ au
^) fond pçBfir cey.paroks ;«|ii4i Pwr€l
^î.-^^ 'Seigneur nous u efppelés poUr mus fair0 entrer ((.ans son ac^fuirablp lumière. Je les com- » pris comme W.xçll^f.fîi eussent «|§ni6é;;qu» ift
5) qaer d admirables inmiéres. Hélas ! Seif^neur , ^?^,Pfyi>'pis ^6 croire,. me voyant si misérable, fu%%W^\^jlS^^ SWfeff ^ . P^.§n|) toute -fvlW#^|> fl**^ projpi^ toMtperAa; Car fp 1) me regardqta alors.cqinme abandonne dQ YjOus; ^> en sort,^;^que, je p>nti:eij^jr.eao^^ le ^bi^n^jj^e paf
ît^fffPSÉft :ïpuft,^»|:?W,îÇrfe»
D craintç. e.t.en sécheresse - . .y./- i,.<,,î^,^^
ÇTetoit dans l'-oraisou qu'il cherchoit rintelli7 gence des saintes Ecritures et ftppy^P'^ Mcore i^e, l»i-mé|ife^gu?il jr iwftvoit b|»«^iifGO^ plu» dq Juïïlièifî que .da|XS,tous les livres . 4©^ >witerf prêtes et des commentateurs. Notre Seigneur lui avQÎt i^ggji'é une fois, pendant, qu'il «lé^i^pilf'ei^
?:ésQlaliQfl de,lix?,ime J^ç1^;ç,pv foui» Içs livreâ saints j une j^e^m^heiu^