‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 17 sur 205 · LIVRE X · texte numérisé non relu

LIVRE X

infjdmr «Ô Italie : il Im dcmiui la peùàée de- fiore . ^ uti pâeriDage à Notre-Dame de Cbartres; ear il xxm. semble que toutes les grâces qui lui étoieixl ré- ^ un servées^ dévoient lui parvenir par les xnains de la itrès^^ainte Vierge* M. Olier fit le voyage k delcfaanrcà» pied au milieu de Phiver ; mais avec une dé vo- ^ tien si ardente, et un tel succès, qu'au moment méméoàril arriva dans i église cathédrale de cette ville , qui est éédiee«b«u PisviooÉtSoD de la Mère de Dieu , et avant même d'avoir visité la cliapelle souterraine où elle est spécialement honorée^ il se trouva parâdtement délivré de toutes sea

Après avoir consacré quelques jours à la rc<^ connoissauce , en prolongeant devant l'image mi^ ràénlense de Marie les tendres eAisions de àom cœui^, il revint k Paris, plus afiermi que jamais dans la résolution de vivre saintement. Toujours incertain sur sa vocation , et ne sachant encore si Dieu youloit qu'il entrât dans quelqu'un des ordres les plus réformés , ou qu'il travaillât au salut des ameSj il faisoit des prières continuelles pour obtenir les lumières d'en haut. Les grâces dont il étoit déjà redevable à l'interoesiÂontde la sainte Vierge , lui firent espérer qu'en l'invoquant avec confiance ; il éprouveroit encore les effets de son pouvoir auprès de Dieu. Comme il n'avoit point fiit en vain ses premiers^ pèlerinages y et qu'il ai» moit beaucoup celte pratique autorisée par l'Eglise dans tous les temps ^ et toujours louable quand on sait en éloigner ks aBùs de la super» stitiott et dHme fausse piété, il en fit denx à . Notre-Dame de Liesse* Dieu ne parut pas l'exau- d«u«*"

a6 Vie de m. olieh.

à Notrc-Da- cer aussi promptement qu'aux premières fois, me de Liesse, mais il ne différa de lui découvrir ses desseins ^ que pour les rendre plus sensibles à ses yeux, XXV. M. Olier connoissoit particulièrement un ver- Dieu lui lueux curé qui touchoit à la fin de sa carrière, et

fait connoî- . ■• • i /

treTéiaiquil qui atteudoit la recompensc promise au serviteur doit embras- fidèle , avec toute la confiance qui est le fruit d'une I vie pleine de bonnes œuvres. Dieu s'étoit servi ' de lui pour le diriger dans les voies du salut , lors- ; qu'il faisoit ses premières éludes ; ce fut Thorame ' qu'il choisit pour lui faire connoîlre ses volontés. . , M. Olier ayant su qu'il éloit malade, alla le visi-

ter : témoin de la patience avec laquelle soufïVoit > ^ le vénérable vieillard, il en fut si touché, que se sentant porté à lui recommander ses intérêts spirituels , et le voyant près d'aller se réunir à soa Dieu, il lui dit : « Promettez-moi, Monsieur, de I) vous ressouvenir de moi dans le ciel ; et la pre- » mière chose que vous demanderez au Seigneur, ** » que ce soit , je vous prie, la grâce de connoîlre » clairement l'état où il veut que je le serve ». La piort de ce digne pasteur suivit de près , et tout aussitôt M. Olier ressentit le bon succès de ' ' la prière qu'il lui avoit faite. Dès la première nuit, (c'étoit en novembre i63'2 ) ayant vu dans - le sommeil le ciel s'entr'ouvrir , il aperçut saint Grégoire le Grand et saint Ambroise, assis sur ' • deux trônes fort élevés l'un au-dessus de l'autre, *^ et plus bas un grand nombre de Chartreux. Cette même vision lui fut accordée encore 1^ nuit sui- ' vante; et comme au même instant il perdit la

pensée qu'il avoit eue si long-temps d'embrasst r l'état religieux , ne ressentant plus d'atlrait que

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