‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 170 sur 205 · LIVRE VII, C II AP. IX · texte numérisé non relu

LIVRE VII, C II AP. IX

» terdit. Je ne voyois rien dans mon entende* » ment ; je ne trouvois rien pour me faire com- » prendre^ je ne me ressouvenois de rien; Ou si » quelquefois par grâce notre Seigneur vouloit I) que ma me'moire s'entrWvdt pour me laisser » voir quelque chose du passé, par une seconde M grâce, pour la guérison de mon orgueil, il per-. » mettoit qu'elle se bouchât aussitôt, ou que les » idées se refusassent à moi. Son dessein étoit » de me jeter dans une entière confusion , et de » m'apprendre à ne me point fier à moi-même, » comme si j'avois quelque chose en propre, mais » à reconnoître que tout dépendoit de lui, puis- » qu'à tout moment il ôte et il donne. Aujourd'hui ))' il nous fait présent de ses talens, et demain il » nous les retire, comme il lui plaît. Si notre or- » gueil nous fait croire que quelque chose nous » appartient, il est juste que Dieu nous retire » tout. De là naissent deux biens ; le premier » pour Dieu , que nous sommes forcés de recon- » noître pour le seul auteur et conservateur de ») tout bien dans les créatures ; le second pour la w créature elle-même, que cette conduite de Dieu, » humilie. C'est pour ce sujet, je pense, que Dieu » a permis qu'une fois j'entendisse cette voix in- » térieurement : Tu es un orgueilleux ; tu ne » prêcheras points (je devois prêcher le jour sui- )) vant) et ton talent te sera enlevé pour être » donné a un autre. Pourquoi cette leçon ? sinon » pour m'apprendre qu'en punition de mon or-- » gueil qui osoit s'approprier les dons de Dieu, )) ou au moins qui lui refusoit le juste tribut qu'il

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» prétendoit, il me retiroit ses dons et ses talens D pour les mettre dans les mains d'un autre plus » fidèle à lai^i«adrer la louange^ k^gtpiiîiiîfei h )ï reconnoissance qui loi sont dues. Oh 1 béni soit » le Seigneur, qui, ni'ayant laissé entre les mains )» des biens que j'ai métité cent foi» de . perdra, n fÉ'a laissé ce p^ieux gagè^è soâr>:ttttl^ Y) me les a rendus autant de fois qu'il ne me les » a pas ôtés. Il me fait bien connoitre par-là Téten- » due de son amour pour moi^ et tomlHeB sa » miséricorde à inètt l'empcn^te sur ia'^tfsft )> tice. O mon divin Jésus! vous savez que je dis » la vérité. Je n'ai rien à moi : tout est à vous ; w ouiy 1(1(0^ esl à vous; et si je ponvois toutayopr^ » ^é>iifûéà^ûi(H^ Que ne puis-je arracKd^

» aux hommes toute la gloire qu'ils vous ravissent )) et vous dérobent; comme je les en dépouiUe- » rois! £ar je lie pois souffrir qoe^vous «^^z pas fi Vhoa^emt léis^ m qui lié^ Quoi !

» est-il donc possible que de misérables vers de »,^rre, qui ne méritent que confusion , s'enor- I^M^UsseBl^^^ s'enfler de \otre propre

» o Jésus ! je veux me perdre en vous, puisque yi vous êtes hostie pour mes péchés^ afin quepac » rous je répare et j'expie ce maudit org^eil^ quia n tant de fois dérobé à Dieu votre Père l'hon-^ » neur que je lui dcvois, et que je me suis attribué » si indignement^ ou que j'ai souffert si injuste- » mait qu'on me rendît. Hm, plus d'honneur et de » gloire que pour votre Père et pour vous. Je ne » veux pour moi que mépris, confusion et rebub*

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» Grâces vous soient rendues^ de ce que vous-avez » travaille si long -temps à me fiiire goûter ce

» partage, le seul qui me convienne, en me dé- » couvrant si bien mon néant ^ mes misères et n Tordure de mes vices m. '

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