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guide pour y arriver plus sûrement Celui-ci s'égara, vt conduisit la conipai^nic dans nn passage fort dangereux. D'ua côté c étoit une haute mon* tagne^ et de l'antre on ne renoontsoit que prëci«^ pices, où plusieurs torrens vemîient se jeter 'àVeè un fracas, qui, joint aux ténèbres delà nuit, augmentoit la frayeur dont on a peine à se défendre ^nand, on $e trouve en pareille lextrëmitié ^ «Éiliea d'un désert. Chacun marchoit à tàtoiïs : on étoit descendu de cheval, et à peine pouvoit-on rien distinguer. Ce qui ajoutoit encore à la difficulté de sortir d'un si mauvais pas, c'étoit tli^ plfiie /(^ abondànte dont il étoit impossible aux voyageurs de se mettre à couvert. Le guide déconcerté fut contraint d'avouer qn'il avoit perdu le ^chemin, et qu'il ne savoit plus comtnént le rétrûiitéri*^Bii^3ëà moment toute la compagnie trembla d'efFroii M. Oiier fut le seul qui ne perdit ni le calme de ses sens, ni la présence d'esprit. « Mes enfans^ »-4î^il à tous ceux qui raccompagnoient > met^ •» tons-nous en prières, et supplions notre Sein gueur qu'il daigne lui-même nous conduire, li » nous 4 dit: J&4iÊiSi4^triu^^ suivons-le donc^'et « nous retroiiVfa^oiis^MMil^emin. RecommaiH » dons-nous à la sainte Vierge, et au grand saint » Claude que notis allons visiter ». Ou pria l'espace d'un derai^ quart- d'heure^ ^Aloçs le^^iuide a^mme revenu à lui , s'écrier n Venez , jè saiir tnain- >v tenant à peu près par où il faut all^r ». On le suit avec peine à travers l'obscurité j mais enfin on asrive sans nul aocident; Taol- que dura Iç péril, M« OUerne prononça pàs un «MdeplaijB^
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contre le conducteur ; et quand il eût marclié dans le chemia le plus sûr , au milieu du plus beau joor^ il n'eut pas montré plus de tranquillité il'eaprit. *
Son égalité d*ame parut encore après qu'on fut sorti de ce danger. Le lieu où l'on termina la jour' néd étoit on village de Franche -Comté, nommé Condé. Les babitans , voyant arriver cinq personnes à cheval au milieu de la nuit, s'en déQèreut, et les prirent pour des ennemis, contre lesquels il Gedloit se mettre en gardeb Le refus qu'il» faisoient de les laisser avancer, leur fit craindre d'è* tre forcés de retourner sur leurs pas ^ mais cette terreur fut de peu de durée. Le serviteur de Dieu eut liientôt dissipé celle des Fxanoomtois qui aUoient se mettre en défense. On croyoit avoir surpris des espions ^mésj et dès qu'on les eut vus de près^ on reoonnut que c'étoit une compagnie de pèlerins, qui fittsoient le voyage de Saint-Glande, Oa leur laissa donc l'entrée du village, et on leur per- . mit de s'y airéter. Mais soit qu'on ne pût iair.e mieu;i , soit qu'il restât encore quelque impression de défiance contre eux, ils ne trouvèrent pour retraite qu'une pauvre chaumière, où, après leur avoir servi du gros pain et de l'eau, on leur donna pour toiHt logeant, oelni des pftdïes et des autres animauic qiAm nourrissoit dims cette -miséniblo demeure. Un lieu si incommode pour des voyageurs excédés de £itigue-, put bien augmenter cdle de M* OUer; maïs il aidtiém point le calnitt qneson aibe savoit conserver en toute rencontce.» Loin de montrai le moindre mécontentement ^