‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 175 sur 205 · SA VIE INTÉRIEURE ET SOS ESPRIT DE SACRIFICE · texte numérisé non relu

SA VIE INTÉRIEURE ET SOS ESPRIT DE SACRIFICE

QucHQins M. '01ier se doon&t toot entier aux cenyres de zèle, il demeura toujours si parfaitement uni à notre Seigneur ; et dans les occupations du dehors les plus propres à le disirfûre^ il sut si bien faire a^r sa foi, que c'^toit moins son propre esprit qui sembloit tivre en lui, que Fesprit de Jesus-Clirist. Il étudioit continuellement le divin intérieur de son maitre et celui de la sainte/Vierge. Son atti^t pour cette dévotion lui fit demander et obtenir du saint Siège la permission d'en faire deux fêtes solennelles dans le séminaire, où elles ont toujours été célébrées depuis son établissement. Outre ces deux solennités^ il lui fut l^ermis aussi de fiiire une fois toutes les semaines où il ne so rencontre point de fête de notre Seigneu^^ rolllce de son intérieur; ce qui s'observe toujours jtrès-fidélement.

Je ne puis mieu^ faire connottre combien M. Oiier étoit avance' dans les voies intérieures,' qu'en .rapportant encore ici ses propres exprès-

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slons. « O mon doux Jésus, disoit-11, tel que je >> suis y je yeux être tout à \ou& par votre esprit^ » c'est en vous et en lui que je reçois tant de n grâces; et c'est pour Vous^ 6 mon tout, que je )) veux tout faire, tout dire, tout écrire. Oui, c'est » pour vous seul, ô mou amour^ qui rapportez » tout a votre Père pour lequel vous vives. Qu'il » en soit ainsi à jamais ; car je ne puis vivre en » moi ; je ne vis plus ({u'en vous. Je ne sons plus » en moi que votre vie, et vptre vie divine pour n laquelle vous m'avez &it tant soupirer : vie dé » votre humanité divinisée, comme vous me le » fîtes comprendre dernièrement dans l'oraison. » Vous me. montrâtes que je u'ëtois que comme » un sacrement de cette vie; que' mon extérieur » en étoit le voile; en sorte qu^ je ne me. sentois » moi-même que par le dehors, et qu'en tout mon » intérieur, je ne sentois que vous. Ohl combien ]» œt^ extérieur, que je vojois comme de simples Il iècidens, me mettoit bas ! Et combien tout ce » que je voyois en moi étoit petit, vil, mépri- » sable! çl^ n^|lJu^s^ nûeux It^^iak^ entendre, que » par la comparaison des espèces du pain et du- » vin qui couvrent la substance de. notre. Sèi^ » gneur ». ^ > ' -

Rapportant ce qui lui étoit arrivé après la grande . maladie qu'il eut en Bretagne : m Une idée toute i> sainte, dit-il, me fut mise en l'esprit, dans lé yt même temps; celle d'une ame consomiiicu en » Dieu, avec un attrait puissant pour entrer dans » cette consommation qui fut accompagnée de ces )) paroles intérieures , yie divine. Me promettant » seul dans le jardin après le repas ^ cette idée

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» m'éloil si présente, que, les yeux baignés de » larmes^ je m'écriois : f^ie divine! quand seror- )) ce ^ue je ne vifnrm fue de Dieu? Je irottvpis D cet étàt Èi beau, si admirable, que je ne me )) fusse soucié d'end uier quoi que ce fut pour y M parvenir »• . i

- Dèpnift le vœa d'bostie et de servitude qu'il fit a Montmartre^ et qu'il renourela plusieurs fois, sa pratique habituelle étoit de faire toutes ses actions en union aux intentions de notre Seigneur* Vivement pénétré de ce prindpe de la foi, qae nous participons à la sainteté dont Jésus -*Cbrisl est le modèle et la source, à piopoiLion, non de nos J|iAii«re$ sur ses mérites et ses vertus, mais de la :puTeté de nos intentions et de notre application à entrer dans le^ siennes, la vie de lliônime de Dieu cloiL un crucifiement continuel de sa propre volonté y» pour se conformer en tout à la volonté divine-^^Jt ' Wj^prÊiit renoncement à sà propre gloire, pour ne^^ercber que la gloire de son maître. Cette disposition intérieure, il disoit en être redevabl42^aux. conseils et aux exemples du p. de Gondréuy en qui il nef se lassoit point d'ad^ mirer le plus grand détachement àe» créatures et l'union la plus intime avec notre Seigneur. La mémoire de ce grand serviteur de Dieu et sa vie d'ané£Ë9|i95CTient lui yenoient souvent à l'esprit.- <9dmme son modèle le plus familier; et lorsqu'il le vit expose' après sa mort, ce fiU, la principale impresiiion qu'il remporta d'auprès de lui. « J'étois^ dit'-il^ si rempli alors de la pensée » de la parfaite abnégation dans laquelle il avoît

passé toute sa vie, que je u'avqis ni ne pouvois

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