LIVRE VII, CHÂP. Xtl
métit a^Uqués à tout ce ^ili glorifie Dieu, du:' procuré le salut du procbain. « Dans cette vnë^
» disoit-il, durant l'espèce de noviciat qu'ils font n Au séminaire, on leur ôte toute disposition d'eux** » blêmes, et on les accoutume à se mettre entm » les mains de Dieu seul, comme ne devant plus » vivre ni agir en rien que selon son bon plaisir/ » On demande, par exemple^ qu'ils rincent à » toutes sortes de visites de leur propre 'choix, » et qu'ils ne sortent point, ou même ne reçoi- » vent personne, que du consentement de leurs » snpétieurs, qui leur tiennent la place de Dieu. » C'est son esprit et sa personne même qu'ils doi- » vent honorer en eux; c'est à lui-même qu'ils' I) doivent ayoir intention d'obéir eu leur obéis- » sant. Ik se 'mettent ainsi sous la conduite d'un » Dieu visible , en attendant qu'ils soient en état » d'obe'ir au Dieu invisible, et capables de suivre » ses secrètes impressions ». ' '
les études, les lectures spirituelles, les et les pratiques de piété, il leur recommandoit de se méfier beaucoup de leur amourpropre, de leur Jbriosité , de leur volonté propre ; et pour leè porter à Fesprit de d^endancé et de soumission , il leiir 'fiiisoit remarquer que personne sur la terre n'en étoit exempt. « Quelque » éclairé et quelque élevé qu'on soit, disoit-il, ^i» toujours faut-il exposer ses sentimens, et les K soumettre à celui quotient la place de Dieu eni )) terre. Telle e'toit la fidélité de Jésus - Christ » même, qui soumettoit les lumières et les mou- » yemens du. Saint-Esprit en lui, à la direction d0 » la très-sainte Vierge et de saint Joseph, en qui
» Dieu son Père résidoit, poar leur faire approu*
» ver les sentimeas intérieurs qu'il leur commu- »: niquoit. ^près que Jésjis-Çhrist a 4pnp^^lç|jj},^^
» so^Jg«|li^vlU^^^^ exemple ^oj^yi^^^V » sera TUpoime assez présomptaieux pour se pni'- » mettre de la part de Dien une conduite qui » kj^jiispense de SQun^ettre son jugement ^^^yy^, »-lfp^ à la sagesse et à lattlorit^ 4^^^^^^^ Il rieurs »? . r
A CCS principes, qui servoient coranae de base à i0Uf.rédifice que çiiaqae élève du séminaire deyj^t; y coÏEi^trvdre pour arriver^ ji, jii piçrfection df» ^qn état, M. Olier ajoiitoit plusieurs maximes qa^il avoit tracées de sa main. Voici les principales, ,
» 1 ."^ Mourir au siècle et à soi-méqajç, . ; • . - , » Q.^ Prendre Vbonrem; 4u siècle que VipjPr » troit saint Paul , lorsqu'il disoit : Je st^is cru^^ f^cifié au rnon^^^^^ HM'ik "^''^""'MPfifF
^SJ^^fmp le ni.imè^jA i:ï^^if(^ m^i^ » ses attraits^ l'air contagieux^ qu'on y respire : ïi J^olUiS diligere mundum , neque ea quœ ^ ^diP^f monde iHLi^ afEig^^fc»
n irn^j 0ftr you3 avez quelque f^o^ ip l^i: en » vous : Si de mundo flm$^Us^ J^^^d^s^ » suum erat dUigeret (3).
» 4-^ Bien loin de rechercher Tapprob^lion et^ D l'estime du «iède^ renonoez-y; car il ne peut » vous estimer, si voiis ne lui êtes conforme, ét si I) vous ne lui applaudissez : Si hominibitë pLaça-^
rem^ ÇhrisU serf us non ^ssem C4^.
4') Gai. yi. i4> l?)/tuin. xv. 19. *
{*) ^Joan, II. iS^ , (4) GoIêil i. xo.