LIVRE VII, CHAr. XII
» Dieu ëtoit sensiblement avec lui : Quîs putas )x puer iste erit? etenim manus Domini erat cum » illo (0. Ainsi notre Seigneur voulut -il paroître » au milieu des docteurs à Tâge de douze ans, » pour leur découvrir la sagesse qui étoit en lui. » Elle se montra dès-lors, et il la manifesta plus » amplement qu'il n'avoit encore fait. Sa parfaite » soumission ^ son zèle pour la gloire de son Père, » sa pauvreté, sa solitude et ses autres dons, fai- » soient assez connoître Tesprit qui résidoit dans » sa personne, et les grands desseins de Dieu sur » lui. C'est ainsi que ceux qui sont destinés au *» service du sanctuaire et au ministère du salut » des ames, font voir dans leur jeunesse des qua-
lités, une conduite et des inclinations qui an- )) noncent les desseins de Dieu sur eux ».
Après avoir établi cçs principes et ces maximes, M. Olicr fait les réflexions suivantes, u L'usage, » dit-il, a toujours été dans l'Eglise, comme on » le voit par les écrits de saint Denis , de saint » Basile et de plusieurs autres, de séparer des » séculiers ce^x qui vouloient faire profession de » l§i çléricature. Elle veut qu'ils renoncent à leurs •» pères selon la chair^ pour ne vivre plus qu'entre » les bras et sous l'autorité de Jésus-Cbrist, leur » unique père selon l'esprit, par qui ils sont passés « (Je la vie grgssière et animale, à une vie spiri- » tuellc, intérieure et divine. Dans cette bautc et » sainte profession qu'on fait à la face de l'Eglise, » entre les mains do la personne sacrée de l'évéque, » qui nous représente celle de Dieu le Père en )) Jésus-Cbrist ressuscité; ou dit tout baut : Z?ci-
WZuc. 1. 66. - ^ '
556 • VIE DE M. OLIKÀJ •
» minus pars liœreditatis /we<3p:Mon S.eignéurTsï » tout mon, héritage ; il est mon pcro , mon vrai » père; et je prétends au vrai, au saint Léritai^e M qu'il prépare à ses enfàûs. tés pèrés séculiers » et temporels sont les images do Dieu, qUànt à » la vie extérieure et corporelle dont il est le {irin- » cipe. Mais comme nous prétondons mourii* a » celle vie naturelle et grossière; ainsi nous pré»^ » tendons mourir à l'héritage grossier et comip- M tible de ce monde, pour entrer en possession » du Dieu de vérité, dont tôute^ les créalûrqs'qai » composent l'univers sont comme le voilé et » Tombre où il se cache ; ombre qu'il ne laissé w pénétrer qu'à ses enfans, c'est-à-dire aux cHré- » tiensyqui, ayant renoncé à leurs sens et à VamoUr ' ■» des choses extérieures' reçoivent (le Diett Uriè » vie divine (tX. intérieure. Ceux-là voient en lui » par la foi sa qualité de pore , de qui *e«l îioiis » attendons notre he'ritagé. G'ëst le lémoi^lîage )> que nous li^ii ilgridons, l6fsque Viflu^ faisons U » profession cléricale entre h^s ni^iittfe tie Févéque^- » et que, par un véritable dépouill<^^nént,airnlo4nss » d'rsprit et d«^. cœat,-'ttdtï55 ^«notiçons entière- » ment aux prétentions îflu''^i^elëi L'iévêqiié'^'est » celui qui nous .rcpréseinte' Sur lïi terre la paler* » nilé divine, da laquelle i}otis attendons l'hérifagc »' que xioos: avons choi^<i ien' YéceVàût la cléritaj» turc. L apôtre nous appi^id» 'qti'iV ^ a dai^fe' le . monde plusieurs i^2i\eTVi\\è& : éoù quo oinms pa^ ^ terni tas in cœlo et in lerM riotfîinalur (Oi îî » La première éstïa pat^'rhitîf'ferfapotelle, qrfi, •»! exprime la fécondité de* F^u dans la cbtnmu-
(«' Jiphes. m. i5. . .