ARTICLE IL
r esprit du Séminaire de SairU-Sulpice, \
« L'ÉTAT sacerdotal et clérical est partagé en » deux fonctions principales. L'une regarde Dien ; n c^est parliculièrement celle des prêtres que Dtea «applique au culte extérieur qui lui est du, » comme tous ceux qui sont chargés de céliébrer » les louanges de Dieu dans les cathéiibales et les
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» autres chapitres^ faisant^ dans les temples de la » terre, ce que font sans cesse les anges et lessaints )) dans le temple e'ternel. Ce n'est pas qu'autrefois » les églises cathédrales ou collégiales n'entrassent » dans les sollicitudes pastorales; à l'exemple des » esprits célestes, qui, toujours contemplant Dieu , » et chantant toujours ses louanges, veillent en » même temps sur les besoins des hommes; mais » cette attention qu'ils donnent à nos besoins est la moindre de leurs occupations. Tout absorbés » en Dieu, leur principal office est de le glorifier.
» L'autre fonction dévoue les prêtres qui en )) sont chargés, au soin des ames. Ce n'est pas enî) core que les curés et lesvicaires ne se doivent au » culte divin,- mais ils ne peuvent y donner autant » de temps, et y mettre autant d'application que les » membres des chapitres. Quelque obligés qu'ils î) soient d'honorer Dieu, soit d'esprit et de cœur, î) soit de la voix et des lèvres, obligation com- » mune à tous les prêtres ; toutefois les engagemen» » plus particuliers de leur ministère les appellent » continuellement au service des peuples. Cette » obligation de prier devient donc par-là moins » continuelle par rapport à eux.
• » Or le séminaire doit être une école de reli- » gion pour ceux principalement qui seront char- » gés du culte divin dans les chapitres, et une >ï école de zèle pour ceux qui auront la charge des » ames dans les paroisses. Lies premiers ont besoin » de concevoir surtout la plus haute estime de la » grandeur de Dieu, et un respect infini pour tout » ce qui honore la souveraine majesté, devant la- » quelle toute puissance et toute grandeur doit