TIK DE M. OMER
» saint abbé, que Ton domptât la cbair etqu^OD la D réduisit en servitude par les efforts extérieur f et >i il paroit que Dieu demande^ dans cette maison ^ )) qu'on y dompte la chair par l'esprit. Saint Ber- » Bacd étoit appelé à se retirer du monde exié^ » rieurement; et il est visible que dans notre » vocation, l'esprit doit nous séparer du mondi^au » milieu du monde jnéme. Le saint éloignoit des di- » gnités ecclésiastiques, et retiroit du clergé tous les » sujets que Dieu lui envoyoit. Âu contraire ^ Dieu » désire qu'on élève ici des sujets pourlc s charges » et les dignités du clergé. Une veut pas qu'on » penseà grossir un corps qui diminue le eorpsprin:* » cîpal de rEi;lise, mais queFon travaille i remplir » ce dernier de sujets saints, qui, étant le sel » du clergé y pénétrent le corps entier de leur n sagesse et delpur vie divine* Or il fiiut pour cela » que ceux qui composent la Ynaison aient une » grande plénitude de vie, qui par eux se ré- »}i pande dans ,.^^^^^^*^!^^"^ ^^ut
» qu'ils yivént dans un esprit de mort et d'abné-* » gation de toute dignité, pour mériter Thonneur » et la grâce de servir l'Eglise pour la sanctifica- »,tion de ceux qui en doivent xQinplir les plaoes » et les charges ». 4^ J^V^^
Les obscurités et les humiliations par ou DieH fit passer son sçrviteur pendant des années entières^ furent suivies^ comme je l'ai rapporté au livre troisième, du don de parler le langage le plus sublime et le plus palLélique. Toutes ses exhortations éloient pleines de ronction et de la force . de l'esprit de Dieu. On eût dit que la même vertu, y^ui tramfprma autrefois les prophètes *et. les apô-
Ires, etoit descendue sur lui pour en faire un Elie ou un Jeaa-£aptiste. « Va de nos Messieurs , dit- D ily m'ayant demandé quelquès paroles d'édifi- D cation en l'honneur de saint Paul , aussitôt la » bonté divine me fit voir le zèle de ce grand » apôtre^ qox étoittoutde feu pour la gloire de j» son maître. Je me le représentai comme une » vive flamme qui s*élançoit de toutes parts , et » passoit surtout sans rien craindre; ni le monde, » ni la mort, ni la croix | ni le martyre^ qui at- » taquoit les princes et les rois avec intrépidité^ Il méprisant toutes les créatures qui s'élevoient » contre Dieu, comme de la boue. A ce même » moment , je sentis mon cœur embrasé d'un feu » tout semblable. Je ne potivois dire une parole^ » sans qu'elle m'enflammât davantage. J'eusse >^ parlé très- long -temps sur cette matière, sans » peine et sans préparation; mais \e n'osois^ tant JÉje craignois d'excéder , et tant je sentois croître ^# en moi cet c'tat extraordinaire de ferveur que
» j'étois obligé,i3H^4^^^^^ contenir eu moi- » même. Lorsque j'éprbn^ ces impressions, je ne 1) me mets guère en peine de ce qu'il faut dire. » Dieu me donne tout , et son esprit me fait parler » comme il )ui plait. S'il me ialloit répéter ce que » j'ai dit alors , je ne le pourrois , à moins que la » lumière qui m'a fait parler ne me fut remise » dans l'esprit. C'est ainsi que je parle toujours » maintenant. Je me trouve si fort abandonné à A l'esprit de notre Seigneur, et si dépendant de j* lui, que je ne vois, je ne sens, je ne puis quoi » que ce soit au monde , quç dans la vue, le » sentiment et la puissance de cet esprit,»*/ ~ '