‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 22 sur 205 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

que celle qui unissoit ces deux grandes ames; rcure de ««i aussi un fils ne peut montrer plus de dociUlé aux conveisarsagcs leçons de sa mère, que M. Olier n'en tésoigna toujours à celles de la mére Agnès. Auprès d'une servante du Seigneur, si consommée dans les voies de la perfection et si riche en dons ex-

.traordinaires de la grâce, il se regardoit comme un jeune novice, dans les voies du salut. Chaque niaxirpe qu'elle prononçoit > il avoit soin de la recueillir, avec autant de respect que d'avidité, pour s'en faire une règle de conduite. Tantôt elle ] . le reprcpoit charitablement, en lui faisant çermarquer ses imperfections j tantôt elle l'exhortoifc

K à mourir entièrement à lui-même , et à s'exercer à.v * la plus austère pénitence ; mais, son langage et soa yœu le plus ordinaire, cetoit de lui souhaiter beaucoup de croix. Si elle lui témoignoit tant d'at-

• tachement, c'étoit, comme elle s'en ouvrit à plusieurs, parce qu'il recevoit avec une déférencie . et une soumission singulières, toutes les impression? qu'elle s'elTorçoit de lui donner. Loin qu'elle eût besoin de l'encourager ,^ elle l'obligea au contraire à modérer la dureté exçcsMj^e j^v^c laquelle traitoit son corps. ^ •

• Si les entretiens de la mère Agnès furent une XXXTOT. j source de consolations pour M. Olier, elle n'en Elleluiiait , goûta pas moins à voir W progrès qu'il faispi^ ^,,édi^^ j^de jour en jour dans la perfection. Dieu la lavor.

risa de lumières particulières sur les grands don* qui lui étoiçnt destinés , et sur les fruits qu'ii de voit porter dans l'Eglise. Ce fut d'après les révélations secrètes qu'elle reçut d'en haut, qu'un ^ jour elle luj prédit que Dieu se servirait de lui,

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• pour former dans le royaume un grand nombre; de* vèrtaenz ecdésiastiques ; que la sainte Vierge ^e dWriroit et Ic protégeroit toujours j enfin , qu'il «ufoit, jusqu'au bout de sa carrière, de grandes iCfoix à porter a la suite de son maître : prë- * diction qui a'est «Iroittrée pleinement justifiée ^ comme-cm la Tem dans tout le- cèvrs' de cette

histoire. ' - ' • - •»'>^'"iîy^' ^*

Une autre consolation pouri k mère Agnès Elle se ré- soccèsi' lîierVwBeux des' misrioBS qué fit

|0UU du suc • ; i f^ * t

CCS de ses M. Olicr, avec le secottfs' dte 'àeè «idOperatears^ iui:,àouik dung les diocèses de Saint-Flour et du Puy ,* elle •«voit imploré leng^temps la divine miséricorde . 'pmr ces tartes ' éhanàéaoéeBy ou dle^^ôit que beaucoup dames se perdoient tous les jours, faute de pasteurs zélés qui leur montrassent le chemin -dft salut; eta,tant sa mort, qui éto^ proche^ elle «ut la joie d'a^i<ettdbr6 q^ cette nWee d^ttissi<^^^ naires, pleins de l'esprit de Dieu, en a voit fait des terres de bénédiction. Aussi , avec quelle efiuaion de eisâir li'ofiroit^dle^tiàs^ actîolia de grâces à la sainte Vte'ge, qu'élte ^regardoit,; après Dieu , comme la cause principàle , de celte merveillç; et combien elle se réjoui^sôit d'avoir teçîi de sa boutelie ViAtdti âk jf^rier spécnilèiÉtént pour M. Olier ! CSMMpiè fiAtr dt^^^ hit I l annoncer des conversions éclatantes qui se faisofent dans oes^eàjt provinces : c'étoient les seules notivelhiiëw^iiiilto^ l^réd^it plaisir dans sai solitude, parce qu'eleS:tôtti*àoientft* la gUlire^de "scHi cétçsîeépdux^ • ■ ' , j XL. I "Stpfyk, ce 4pi acheva* de la consoler des amer-^ tomes dont son ame^iaveit été lemplie depuii

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