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son entrée en religion , c'est que, voyant M. Olier son dirceparvenu déjà à un degré de perfection qui ne pou voit être bien connu que de Dieu , elle se sentit portée à le prendre pour son père spirituel, et à • lui confier tous les secrets de son arae • elle ne •voulut donc point avoir d'autre confesseur pendant son s(^ur à Pébrac , se réjouissant dans le Seigneur d'être dirigée par celui-là nlêmo à qui, depuis plusieurs années, elle avoit rendu tant de services dans Tordre spirituel. Mais elle ne put ♦ jouir long-temps des avantages qu'elle se pro-» mettoit de sa direction. *
Le P. de Condren, supérieur général de TOra- -xlt. toire , un des hommes de son siècle les plus M.oiieresi éclairés dans les voies spirituelles, lui écrivit que "^p^*",^^^*'
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son retour a Pans etoit nécessaire pour traiter de Condren. une affaire importante , dont le succès contribueroit beaucoup à la gloire de Dieu. Quelque pénible que dût être à M. Olier et à la mèré Agnès une séparation si prompte et si inattendue,' dès le premier mot, le sacrifice fut fait. L'homme de Dieu préférant aux douceurs qu'il goùtoil à s'entretenir avec sa pénitente, qu'il regar doit moins comme sa fille spirituelle que comme sa mère et sa directrice, le mérite de l'obéissance et de la plus parfaite soumission à la volonté de Dieu, • ne pensa plus qu'à son départ. De son côté , la - - • mère Agnès, loin d'y mettre obstacle, ne voulut pas même qu'il y apportât le moindre délai, per- [ ♦ ' suadée comme lui, que rien ne pouvoit étpe plus agréable à Dieu que de lui sacrifier ses inclina-!tiens , quekpie pieuses qu'elles fussent , pour se conformer aux vues adorables de la Providence^*^ *
4^ VIE DE M. OLIEH.
Elle profila seulejncnt du peu de jours qu'il dcvoit passer à Pébrac, pour converser avec lui aussi souvent qu'elle le pouvoit.
XLiî. Dans la dernière entrevue , elle lui donna son 'A^èTwi crucifix et son chapelet. Le crucifix se t^arde donne son eucorc au séminaire de Saint-Sulpice comme un cruciGx et monument d'autant plus précieux « que , peu Guérison d'auuées après , il opéra une guérison qui fut opérée par regardée comme miraculeuse. Voici le fait : son crucilix. -^^ Philippe, vicaire-général et supérieur du séminaire à Aix, étant à la communauté des prêtres qui servoient la paroisse de Saint-Sulpice , fut . , attaqué, le jour même de la fcte du saint patron, ,i, d'une fièvre très-violente. M. Olier, qui étoit curé l'^'alors, et qui portoit toujours sur lui le crucifix 'j ^j,de la mère Agnès, poussé par un mouvement de confiance en la protection de son ancienne bienfaitrice, et en la vertu du présent qu'elle lui avoit laissé, le montra au malade, et lui dit : Tenez y cela vous guérira. A peine M. Philippe eutril : pris le crucifix dans ses mains, que la fièvre se calma. La guérison Tut si prompte*et si entière, que le médecin, étant venu le visiter le lendemain, ne put revenir de sa surprise. }j XLin. Au moment de prendre congé l'un de Tautre, La mère jyj^ Qy^^^ eutcudit la mèrc Agnès prononcer ces
Acnés el M. , 1 , . , , . •
oiier se ai- parolcs , qui lui demeurèrent toujours gravées sent adieu Jm^g l'tîsprit : JdieUj parloirs j je ne vous vei^rai ^rrefois"!'" P^^^' 1^ P*'^^^^ bientôt qu'elle n avoit parlé ainsi que d'après une lumière intérieure, qui éloit plus qu'un simple pressentiment de sa inort prochaine^ Elle ne le quitta que pour aller se prosterner devant le Saiul-Sacrement, où, contente d'avoir
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achevé l'œuvre que Jësus-Ghrist , Tami de son cœurf Favoit chargée- d'exécuter dans }a personne
de M. Olier, soit par ses prières, soit par ses entretienjS^ elle le supplia par tout ce que Tamour peut inspirer de plus tendre à une fidèle épouse du Sauveur, de sanctifier de plus en plus soa serviteur , de l'assister dans toutes ses entrefvij^, et de.lç faire mourir enjùèremeAit à soi-» jnéme^ pour ne vivra plna 4]4ie par son divin esprit* . , ; .
. Au sortir du Heu saint ^ elle tomba malade XUV.
t ' 1 Mort de ht
pour ne plus ae relever, et trois^ semâmes après ^ AgaU, ^reildil son a&e à IKen i le ig octobre .i634 M» Olier en reçut la nouvelle le jour de la Tous-* saint^ lorsqu il eU)it au cooiiti&sinniial danslegUso de sa péroisae* vm: . .
(0 On trouvera dans la Vie de la nit-re Agnès ^ écrite par M. df lianlagç, et réimprimées eu i8o8 , des détails plus circonstarîcics , ^e nous avon» GS^ 49*<4r J^a^ r^eUc ici. y o/e« «li/ fmt, Chap. Xi. .
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