‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 24 sur 205 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

ILiES grands fruits qu'a voit opérés la grâce de la missioii dans^ les différentes paroisses de l'Att-* ▼orgne et du Velay^ où .M. Otier avoit jeté la aemencedek divine parole et répanda d'abondanlef aumônes , lui firent désirer d'entreprendre encore

\ la même œuvre, dès que Dieu lui en ouvriroit les voièd. Son oœnr étcât toujours an miM&tai dci bon peuple qu'il avoit nonrri spiritoettemênt et ce^rporellement. U ne se consola de s'en voir séparé^ que par Tespérance d'y retourner bientôt;

V soit, k l'exemple de l'apôtre, poûr affermir dans la piété les ames qu'il avoit retirées du vice , soitr pour en gagner de nouvelles. En attendant qu U plut k Dien de seconder ses desseins, il étudia avec une nouvelle application les voies de la per* fection, et se retrancha tout ce qui ne lui paroissoit point assez conforme à l'esprit de détachement que Jésus-Christ avoit recommandé si instamment!: ses prèmierd iiiscipl^. U comnmiça par vendre, au*profit des pauvres et des misions qu'il projetoit j son carrosse et ses chevaux, qu'on lui avoit conseillé ittsq^a,k>rs de garder ^ voulant vivre a^te-iilf^^ qui se contente

du nécessaire, et faire profession de la pauvreté évang4li^ue. Il ne se réserva qu'un domestique ; encore M le fit-il que par Tordre de son direo* teur, . V -

• La grande opinion qu'on avoit de sa piété et

a. 1 A ^ » r >, ^ . . Il refuse un

e son zele , lit naître a un eveque, dont on ignore ésêehé.

le siège, la pensée de le demander au Roi pour son successeur; car Thumilité de ce prélat, que' M. Olier ne désigne que sous le nom d'homme de grande oraison , lui faisoit regarder Tépiscopat comme un fardeau qui surpassoit ses forces. Lorsqu'il ne lui falloit plus, pour exécuter son projet, que le consentement de M. Olier, il lui en* fit la proposition , mais ce fut sans succès. De nouvelles sollicitations n'aboutirent qu'à manifester davantage les dispositions du serviteur de Dieu, qui ne pouvoient s'accorder avec les vues du prélat. Plus M. Olier lui montroit d'opposition, plus il \ croyoit devoir réitérer ses instances pour avoir son consentement. Sachant donc que saint Vin- . cent de Paul avoit beaucoup de pouvoir sur soa esprit, il le pria de ne rien négliger pour vaincre ses résistances. Le saint accepta la commission d'autant plus volontiers, qu'il la regardoit comme line œuvre de la plus grande importance pour le Lien del'Eglisej mais toutes ses tentatives réussirent aussi peu que celles du vertueux prélat. M. Olier, qui craignoit autant l'épiscopat qu'on le désiroit pour lui, soupiroit après le moment ou de reprendre les missions qu'il avoit été forcé d'interrompre, ou d'aller prêcher la foi aux peuples sauvages du Canada. Dans la crainte de se voir chargé d'un ministère qu'il ne pouvoit envisager qu'avec une extrême frayeur , il eut recours à sa protec- ' trice ordinaire: il pria la sainte Vierge avec tant de ferveur et de persévérance, qu'il fut exaucé; * .4)^ ue.lui parla plus d'évêché, et dès-lors il eut "

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toute liberté de poursuivre le dessein qu'il n'avoit jamais perdu de vue , celui de retourner en Auvergne pour défricher plusieurs terres des environs de son abbaye, s'il ne pouvoit réussir à aller au secours des sauvages de FAmérique. • II. • On ne sait ce qui le détermina alors à se mettre, »^d*"c^^* pour la direction de son intérieur, non plus drcn pour entre Ics mains de saint Vincent de Paul, mais •on direc- entre* celles du P. de Condren : au moins est-il certain qu'il ne diminua rien de la vénération singulière qu'il avoit toujours eue pour son pre-** mier guide, ni de la confiance sans bornes qu'il avoit en ses lumières ; continuant toujours de le consulter dans toutes les circonstances où les avis des hommes de Dieu lui étoiont nécessaires.' En devenant l'enfant spirituel du général de l'Oratoire , il ne cessa de regarder celui des Prêtres de la Mission comme son père et son oracle. Ni l'un ni l'autre, après y avoir pensé long-temps, ne crurent devoir lui assurer que la volonté de Dieu fût qu'il acceptât l'épiscopat ; — le P. de Condren trouvoit même un £j;rand obstacle à cette vocation, dans les dispositions intérieures de son nouveau pénitent. Ce fut après avoir pris , sur son refus et sur ses projf^ts de missions , le conseil de ces deux grands maîtres dans la direction des ames , qu'avant de retourner en Auvergne il se retira à quelques lieues de Paris, pour y vaquer plus librement à la prière et à la contemplation, ni. Chaque retraite étoit pour lui une source de n fait une nouveUes grâces : il en reçut plusieurs dans celles

retraite pour . > „ . ? ^ i i

8e disposer à ^1» OU lon ne peut s'empecner de reconuoitre

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