‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 25 sur 205 · LI VR E I · texte numérisé non relu

LI VR E I

une protection de Dieu extraordinaire. Voici en de nouyellc

propres termes ce qu'il en a e'crit. « Je n'oublierai ^'s^'ons.ily

» jamais ces paroles notables que notre Seigneur grâTesTxfrl!

)) me fit entendre alors. Je veux me servir de toi ordinaires..

» pour la prédication. Je ne m'attendois à rien

» de semblable- car depuis peu mon médecin

» m'avoit dit, qu'avec ma foible santé, je n'étois

» nullement propre. à ce ministère, et que j'avois

» une poitrine qui ne me permetloit pas de faire

» autre chose que de courtes exhortations à la

» grille, dans les couvens de religieuses. Dès que

» j'eus entendu ce mot de notre Seigneur, je lui

» répondis : Hé ! comment ^ Seigneur ? Je rHai

» point de tempérament propre a cela. Je le

Yï changerai j reprit-il à l'instant. Je pouvois croire

» à peine ce que j'avois entendu, tant je craignois •

» l'illusion ; cependant il ne pouvoit guère y en

» avoir, à cause de la pureté de la parole, qui

» répondoit trop bien à la pensée secrète du

» cœur, pour venir du démon. Mais ce qu'il y a

» eu de considérable, c'est que ce divin maître

» m'a donné un corps et un tempérament tout

» autre que je ne l'a vois en ce temps-là. Je n'en -

» connois point, dans noire compagnie, qui l'ait

» aussi robuste que moi : c'est un présent du

» ciel, qui m'oblige bien à servir celui qui me

» l'a fait ». > -* -* i.»

On remarqua ën effet, dans M. Olier, un don tout particulier pour la prédication. Depuis cette retraite, il ne lui fallut point d'autre préparation , avant d'annoncer la parole de Dieu , que la prière; on le voyoit long-temps immobile devant le trèssaint Sacrement, pendant que le peuple s'assem-

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Woit pour l'entendre , et il sortoit de son oraison si plein de l'esprit de Dieu , que ses discours portoient la componction dans les cœurs les plus endurcis.

' Outre les grâces dont on vient de parler, Dieu

fit connoître à M. Olier celles qu'il lui réscrvoit encore pour le temps où il devoit travailler dans les montagnes ; car il lui fit connoître qu'il vouloit s'y former beaucoup de justes par ses mains. Lorsqu'il ëprouvoit des peines intérieures, et que son esprit étoit enveloppé de nuages , il avoit recours aux personnes qu'il savoit être les plus éclairées dans les voies de Dieu. Comme, vers le temps de sa retraite , il s'étoit trouvé dans une sorte de délaissement et de sécheresse qui lui rendoit ce soulagement nécessaire , il en visita une singulièrement favorisée de lumières intérieures, dont on ne trouve , dans ses Mémoires , ni le nom ni la qualité. « Hâtez-vous, lui dit-elle, de partir pour » l'Auvergne j Dieu veut que vous alliez le servir » dans ce pays ». Aussitôt après, elle lui raconta une vision dans laquelle notre Seigneur lui avoit apparu , répandant une grande abondance de grâces sur beaucoup de peuples. « Comme elle » s'occupoit de moi en ce moment , ajoute » M. Olier qui nous raconte le fait, elle jugea i) que le Sauveur des ames vouloit se servir de » moi, pour faire miséricorde à 'un grand nombre » de pécheurs abandonnés »»•(.> , j rV. Parmi les prêtres formés au ministère du salut

11 part ames par saint Vincent de Paul, il trouva

uc nouveau * ...

pourrAuver- les hommes de Dieu qui lui étoient nécessaires jincavccplu- jq^. entreprendre SCS nouYellcsmissious. Plusieurs

joignoient

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