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une protection de Dieu extraordinaire. Voici en de nouyellc
propres termes ce qu'il en a e'crit. « Je n'oublierai ^'s^'ons.ily
» jamais ces paroles notables que notre Seigneur grâTesTxfrl!
)) me fit entendre alors. Je veux me servir de toi ordinaires..
» pour la prédication. Je ne m'attendois à rien
» de semblable- car depuis peu mon médecin
» m'avoit dit, qu'avec ma foible santé, je n'étois
» nullement propre. à ce ministère, et que j'avois
» une poitrine qui ne me permetloit pas de faire
» autre chose que de courtes exhortations à la
» grille, dans les couvens de religieuses. Dès que
» j'eus entendu ce mot de notre Seigneur, je lui
» répondis : Hé ! comment ^ Seigneur ? Je rHai
» point de tempérament propre a cela. Je le
Yï changerai j reprit-il à l'instant. Je pouvois croire
» à peine ce que j'avois entendu, tant je craignois •
» l'illusion ; cependant il ne pouvoit guère y en
» avoir, à cause de la pureté de la parole, qui
» répondoit trop bien à la pensée secrète du
» cœur, pour venir du démon. Mais ce qu'il y a
» eu de considérable, c'est que ce divin maître
» m'a donné un corps et un tempérament tout
» autre que je ne l'a vois en ce temps-là. Je n'en -
» connois point, dans noire compagnie, qui l'ait
» aussi robuste que moi : c'est un présent du
» ciel, qui m'oblige bien à servir celui qui me
» l'a fait ». > -* -* i.»
On remarqua ën effet, dans M. Olier, un don tout particulier pour la prédication. Depuis cette retraite, il ne lui fallut point d'autre préparation , avant d'annoncer la parole de Dieu , que la prière; on le voyoit long-temps immobile devant le trèssaint Sacrement, pendant que le peuple s'assem-
4b VIE DE M. OLIEK.
Woit pour l'entendre , et il sortoit de son oraison si plein de l'esprit de Dieu , que ses discours portoient la componction dans les cœurs les plus endurcis.
' Outre les grâces dont on vient de parler, Dieu
fit connoître à M. Olier celles qu'il lui réscrvoit encore pour le temps où il devoit travailler dans les montagnes ; car il lui fit connoître qu'il vouloit s'y former beaucoup de justes par ses mains. Lorsqu'il ëprouvoit des peines intérieures, et que son esprit étoit enveloppé de nuages , il avoit recours aux personnes qu'il savoit être les plus éclairées dans les voies de Dieu. Comme, vers le temps de sa retraite , il s'étoit trouvé dans une sorte de délaissement et de sécheresse qui lui rendoit ce soulagement nécessaire , il en visita une singulièrement favorisée de lumières intérieures, dont on ne trouve , dans ses Mémoires , ni le nom ni la qualité. « Hâtez-vous, lui dit-elle, de partir pour » l'Auvergne j Dieu veut que vous alliez le servir » dans ce pays ». Aussitôt après, elle lui raconta une vision dans laquelle notre Seigneur lui avoit apparu , répandant une grande abondance de grâces sur beaucoup de peuples. « Comme elle » s'occupoit de moi en ce moment , ajoute » M. Olier qui nous raconte le fait, elle jugea i) que le Sauveur des ames vouloit se servir de » moi, pour faire miséricorde à 'un grand nombre » de pécheurs abandonnés »»•(.> , j rV. Parmi les prêtres formés au ministère du salut
11 part ames par saint Vincent de Paul, il trouva
uc nouveau * ...
pourrAuver- les hommes de Dieu qui lui étoient nécessaires jincavccplu- jq^. entreprendre SCS nouYellcsmissious. Plusieurs
joignoient