LIVRE II
» débile. Me croyant pendant quelques instans » sans Iribulation, je chancelois en moi-même » jusqu'à n'en pouvoir plus - mais aussitôt j'aper- » eus une grande croix qui s approchoit de moi • » c e'toit un présage qui ne manqua pas d avoir » son accomplissement j car arrivé à une petite » ville qui n'est qu'à une lieue de Pébrac, dans >» l'église même du monastère où avoit vécu et » où reposoit la bienheureuse sœur Agnès , je fus » saisi d'un mal de téte excessif, qui lut le corn- » mencement d'une grande maladie ». C'est celle dont on vient do parler. ..T . t^f • ,^ ^
Les longues souffrances que M. Olier avoit Xiv. endurées depuis la dernière mission, quelque .^ûuvelïe» douloureuses qu elles fussent, n'éto.ent pas corn- aTttnZ parables au nouveau genre de peines qui mit sa plusieurs hafoi et sa patience aux plus rudes épreuves. Pen- «j^f ^ dant qu'il semoit avec tant de fruit dans le champ 2Lyl • du Père de famille, l'homme ennemi, jaloux de ses succès, n'épargnoit rien pour traverser son zèle. Dieu, qui vouloit que chaque mission fût sanctifiée par de nouvelles croix, permit que plusieurs habitans des environs de Pébrac, suscitassent de grands obstacles à 1 exécution de ses pieux desseins^ et qu'en cherchant tous les moyens de faire du bien, pour récompense de ses s«:rn< vices, il ne reçut que des injustices et des vexations, de la part même de ceux qui dévoient mori^ trer plus de zèle à le seconder. Entre les personnes les plus riches et les plus considérables du paysy > i\ s'en trouva qui se firent un mérite de le persécuter, et qui, non contens d'avoir usurpé une partie des biens de son abbaye, soulevèrent contre