‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 33 sur 205 · LIVRE II. fjl · texte numérisé non relu

LIVRE II. fjl

marche. Mais la Providence avoit d'autres Vues : le succès de la commission remplie en sa faveur ne fut heureux que pour lui , qui avoit toujours le même ëloignement de Tépiscopat. Il se disposa donc à repartir pour Paris; mais avant son départ , il laissa au Puy un nouveau monument de son zèle pour la sanctification du cierge'; ce fut une société d'ecclésiastiques qu'il y établit sur le modèle de l'association qu'a voit formée saint Vincent de Paul. 11 ne se séparai d'eux qu'après les avoir accoutumés à s'assembler toutes les semaines pour conférer ensemble sur les devoirs de leur vocation , et se renouveler dans la piété sacerdotale.

Après un séjour de dix-huit mois dans l'Auvergne ou le Velay, M. Olier revint à Paris, où pa^î]^^**''* * le bruit des conversions sans nombre que la grâce avoit opérées partout où il avoit fait des missions , l'a voit devancé : on en parloit jusque dans les provinces les plus éloignées. Son nom seul , depuis son retour, impiimoit la vénération; et personne ne l'approchoit sans lui témoigner l'estime qu'on porte aux saints, n Je ne sais, monsieur, » lui dit un jour saint Vincent de Paul , je ne sais ». comment vous faites ; mais la bénédiction vous > » suit partout ». On s'empressa de lui proposer plusieurs grandes oeuvres à entreprendre; mais il aima mieux suivre son attrait dominant pour les missions. Tout le temps qu'il passoit à la ville était employé , soit à l'étude de la théologie et de la science ecclésiastique, soit à secourir les pauvres, soit enfin à l'instruction des jeunes écoliers ; car il ne connoissoit rien de plus utile ù

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