‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 35 sur 205 · XX. Son attrait pour les missions ne lui permit pas · texte numérisé non relu

XX. Son attrait pour les missions ne lui permit pas

Il fait de demeurer lonij-temps à Paris, où l'étude et la nouvelles o 1 z

' missions. Prière étoient le seul repos qu'il prenoit pour se

délasser de toutes celles qu'il vcnoit de faire aux environs de son abbaje. 11 s'en présenta plusieurs à faire à quelques lieues de la capitale , auxquelles il se livra avec tout le courage que donne le zèle du salut des ames. Obligé alors, pour aller en ouvrir une au-delà de Saint-Germain-en-Laye , de passer par cette ville où se trou voit le Roi avec toute la Cour , il fut bien aise de pratiquer en celte occasion la pauvreté évangélique , et &b *donner l'exemple du renoncement à la considération qui accompagne la naissance ; car au lieu de laire le voyage dans une voiture convenable Traudhu- ^ rans, il le lit dans une charrette. Quelques- / uns de sa compagnie lui représentèrent qu'un tel équipage les feroit passer pour des extravagans * ils ajoutèrent que cette singularité ne pouvoit manquer de donner lieu à des dérisions capables ^d'empêcher tout le fruit de leur ministère. Ces ^représentations ne lireat point changer d ayis à

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