‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 42 sur 205 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

«voit été rinstrùmcnt. Dieu permit que plusieurs condvoyag demeurassent attachées à leur mauvais sens , et laréformed se prétassent mutuellement la main pour secouer le joug delà réforme. Mais M. Olier ne s'étoit séparé d'elles qu'avec le dessein de revenir^ dans peu ^ de temps , mettre de nouveau la main h Toeuvro sainte qu'il avoit déjà beaucoup avancée , et faire pour les gagner à Dieu toutes les tentatives qu'inspire la charité de Jésus- Christ. Il ne put cependant l'exécuter que trois ans après. Celles qui avoient profité de son premier voyage, il eut la .. . c consolation de les retrouver telles qu'il les avoit laissées à son départ j dans les autres, c'étoit un ' ' esprit d'indépendance et de schisme qui faisoit souffrir toute la partie saine du corps. Mais Fange de discorde qui semoit encore la zizanie dans le jardin de l'Epoux, et qui entretenoit toujours un parti de vierges folles contre celui des vierges sages , sembloit n'attendre que le retour de M. Olier, pour céder la place aux anges de paix, ou plutôt le serviteur de Dieu fut lui-même Tange visible , qui , à son second voyage , renversa le mur de division , et fit tellement régner la con- • f corde dans la communauté, que toutes n'eurent ^ plus dès-lors qu'un cœur et qu'une ame. Je ne puis mieux faire connoître que par ses propres paroles le succès de ce tte nouvclié'^tntreprise , que j'ai racontée tout de suite, pour ne point séparer des événemens qu'on sera bien aise d'avoir lus sans interruption, et c'est par où je terminerai ce trait de sa vie. « Après deux exhortations, )) dit-il, pendant lesquelles j'eus la consolation -» de les voir toutes fondre, en larmes , ellçs de-

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