IIO VIE DE M. OLIER
vretë evangélique. Aussi , dès qu'on sut que M. Olier venoit de fixer sa demeure à Vaugirard, plusieurs ecclésiastiques distingués par leur naiî^^-^ saoce et leur piété, vinrent se présenter à luipour se former sous ses yeux aux fonctions et aux vertus de leur état. La charité qu'il leur témoigna, et les exemples d'humilité, de mortification , de détachement et de zèle qu'ils ad* miroient dans sa conduite , lui eurent bientôt gagné tous les cœurs. Tous le prirent pour leur guide dans les voies spirituelles^ et comme Dieu lui rendit alors les dons , soit intérieurs , soit extérieurs , qu'il lui avoit retirés ajoutant même de nouvelles lumières à celles qu'il avoit reçuesr dans ses plus boaux jours, ils écoutoient, avec autant de docilité que de respect , les avis et les instructions qui sortoient de sa bouche. C'étoit; même une sorte d'avidité et de passion de l'en-tendre. Ceux qui l'avoient suivi pendant les deux années précédentes, comparant à son premier état la facilité merveilleuse avec laquelle il parloit, ne pouvoient revenir de leur étorincment. Souvent ils l'avoient vu demeurer comme muet florsqu'il vouloit exhorter les peuples ; et depuis quelques jours sa langue s'étoit tellement déliée , il expliquoit les mystères de la foi avec un langage si sublime, il traitoit les vérités saintes, et déve-»* loppoit la morale de l'Evangile avec tant de di-! gnité, d'onction et de force, qu'ils ne le reconnoissoicnt plus. Frappés d'un changement si extraordinaire, ils conçurent pour lui une vénération et une confiance sans bornes ; dispositions qu'ils eurent bientôt communiquées à plusieursr