‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 54 sur 205 · LIVRE III. I I î · texte numérisé non relu

LIVRE III. I I î

de ceux même du dehors , qui jusqUe-là n'a voient pu goûter le nouvel établissement.

M. de Bassancourt, retiré dans sa famille avec j^^^^g M. Amelotte depuis qu'on avoit abandonné Char- saucourt se très , n'eut pas plutôt été informé de leur nouveau à lui. séjour, qu'il s'empressa d'aller leur faire une visite. Comme il éloit d'une humeur fort enjouée, l'entrevue se passa en plaisanteries agréSbles. Il leur demanda , avec sa gaîté ordinaire , ce qu'ils se proposoient d'entreprendre sur ce nouveau théâtre, et si c'étoit de Vaugirard que partiroit l'esprit qui devoit renouveler le clergé de France; Cet entretien ne fut d'abord qu'une récréalion, et une sorte d'amusement; mais M. de Bassancourt, qui à l'aménité du caractère joignoit la piété la plus solide et la mieux éclairée, n'ignoroit pas que les grandes œuvres n'avoient souvent que des commenccmensfoibles, et réussissoient contre toute apparence. Après y avoir sérieusement pensé, il ne douta point que le nouvel élablisse-

'#ment ne fùl l'ouvrage de Dieu. Laissant alors le • ton qu'il avoit pris d'abord en revoyant ses amis, il leur déclara dans quel dessein il étoit venu; « Messieurs , leur dit-il , je trouverai notre Sei- » gneur plus sûrement dans votre maison que

^ >) dans celle de ma mère. fJon, ce n'est pas au » miUeu d'une famille qu'il communique son es- » prit à un prêtre. On ht cette maxime partout , » et j'en ai lait l'expérience : mon parti est donc M pris de vous demander une cellule ». Cpmme il apercevoit un vieux colombier à l'extrémité de la maison, où ilsavoitque tout étoitVempli , il pria qu'on le laissât le maîtie d'en faire son apparte-

lia VIE DE M» OLTER.

ment. « Vous l'entendrez comme il vous plaira ; » (ce fat la conelasibn de l'entretien) mais^e yolxs n aifi^ée' que je ne retourne plus chez mespa-

» rens ; et, dès ce soir, il faut bien q^ue vous me donniez un lit ». . ^-.^^'-^ : - ^

! Cette ix^énnité, âki» an hdiinÉâi'dé condii pltit beau(K>iipiui^ i^' férèren^entre eux ; et leur réponse fut qu'il ëtoit leur ami, leur frère; qu'il demandoit les choses de trop^botiné giAce pour être refosë^ que dès éb moment donc, ils le regardoient comme un d'entre eux. L'affaire se termina ainsi; et ce fut au §rë de tofdeJa communauté, que M. de Bassad^ é^m^^k'^tiMère visite , s'atUcha à céttk maison pour y demeurer. ' ^

. - tr ia réunion de ces ecclésiastiques , presque de Bidiefien totts hommes dé qualité , dans une derf^ins p&u"^ loi ofiire M yres habitsitioiis de Vaugirard, fit l^Èafiéotip dè RoeiL^Il^to ^^^^^^^^^ ^ Paris et à la Cour. On ne pouvoit comprendre un dessein si extraordinaire. Le cardinal de Richelieu l'eut bientôt appris* U cotindïDùii# lé mérite ét la naisi^Écé de oétit qui s'étéiéii; joints à M. Olier. Dans les entrMiens qu'il avoit eus plus d'une fois avec le P. de Gondren quelques années aupm'^iit, pourtonnotite l4»s sujets les plus dignes de l'épiscopat, (tàt'il étoit jaloM^dti n'en point présenter d'autres au Roi ) cet homme de Dieu lui en avoit nommé un certain nombre ; IÉâi#«iroît «(HrMlf d'af duter qu'ilreit ^èdH^^^ quel(||ies - nns dont il n'osoit lui fairi Iftiûtiop , ]parce que notre Seigneur avoit sur eux des vues ib^eiilièresi e1^ qu'il ïi6||«^^ appe^ aux préW€k1[^drsqué«^ de l'éttfM^ « ment

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