LIVRE IV
Comme il ne s'agissoit plus , lorsque M. Olier se 1043 vit établi dans k cure de Samt^Salpiœ , de porter Itf âodrine du solat de province en province ou d'une paroisse à une autre, mais de sanctifier et de créer comme de nouveau une paroisse qui iMwle deflnamdoit autant de travail quVne provinœ eBtîère,'3*lQr ftUôit une compagnie d'ou-> vriers, sur les lumières, les vertus et la prudence de qui il pût se reposer. C'e'toit principalement da leur vie édifiante et de leur zHe i sèeonder aet efforts , qu'il attendoft le aueoès de la mission stable et permanente qui le fixoit au faubourg âaint-Germain.
: On a vu qu'il eut UentAt une éomfnunaut^
toute formée et remplie selon le vœu de son cœur. Tous ceux qui k eomposoient n'ajant été attirée auprès dé lui que par les vues tels plus pu^ m y il n'eut besoin, pour ntettr^leur ztle en action, et les trouver prêts à toutes sortes de bonnes œuvres, que de leur montrer d'une parties liianx qu'il tM^' gnérir et tes plaies affreuses qui àflîgëoient "tout le troupeau^ de l'autre les rè»mèdes qu'il étoit nécessaire d'y apporter. Persuadé néattmoins que Sieu l'ayant placé à la téte de la pàroiss^^ e'éleit à lui surtout k porter ce qu'il y avoit d« plus pénible dans le gouveruement de son peuple 3 jamais il ne se décbargea,
M. Olicr travaille à la converfiion
sur d'autres 4e ce qu'il pouvoir faite par laîmême, et sa soUioitade embrassoU tous lies dé*
tails.
T. Ce qui lui parut le plus urgeut^ fut la conver-
sion des hérétiques, qui se trouyoîent en fort grand nombre dan^sa paroisse. Pour les prépadfliliéféit:^ rer à la grâce qu'il désiioit ai demraent leur pro- . curer, et feire luire à leurs yeux la vérité. qu'ils • ' méoonnoissoient , il établit d^ conférences pu-* bliques , sut se ménager des entrevues avec cens, qui jouissoicnt de la principale considération dans leur secte, faisant la ccaeili le. plus charitable à ceux quirevenoient de leurs érreors; et ponrvnft» ans besoins de ceux qui , en rentrant dans le seifi' de l'Eglise, n'avoient plus de ressource que dans les aumônes des fidèles. Dieu bénit les démarclm de son serviteur, et toucha le cœur de plusien» qui abjurèrent solennellement l'hérésie de Cal-, vin, dans laquelle ils avoient été élevés. ^ n. Les catholiques eux-* mêmes avoient le > plus Al'insiruc- bc^soin d'être instruits sur les ventés éé
tion des ca- . . . n w
àioli^ues. i^lusieurs ignoroient protondement jus-
qu'aux élémens de la religion qu'ils professoieot, et Ton eût dit que la plupart n'avoient jamais entendu parler du symbole de notre foi ; tont pn en Irouvoit, dans toutes les conditions, qui ne comprenoient rien aux questions de la doctrine chrétienne les plus fiicâles à résoudre» Il felloit annoncer et expliquer l'Evangile tout de nouveau ' aux grands comme aux petits. Le moyen qu'il prit pour réussir dans une aâàke si -difficile , f«l d'établir des catéchismes en différens quartiers^ On ne tarda pas a tu voir les fruits, noû-?seulen
ment