LIVRE IT* iSi
jentièremeut le chant de Tofficc de chaque jour a (Quelques chantres appelés et réunis uniquemeat pour les aider dans cette fonction : en est-il ^ pour lin di^e ministre du Seigneur, de plus propre à le détasjser saintement des travaux du ministère extérieur?
. GQmme un.cnrë se doit à tous ceux qui com- ^
posent son troupeau , M. Olier, après avoir réglé ^ iwmc-
sa communauté, réparé et orné son église, fondé Uon des pauvres et des
.l'office perpëCuel, procuré des instructions et des ^"^^^ "'""^
catëdbismes aux enftns, pensa aux besoins spirituels des domestiques et des pauvres. Outre les isecours qui leur étoient communs avec les autres paroissiens , let qu'ib troovoient dans les fré» quentes exhortations qui se fiusoient à l'église^il établit pour euic des catéchismes et des instructions particulières. Trois fois par semaine , il Aisoit rassembler les laquais ou autres domefr^ tiques, ^t trois autres jours les mendians, pour les disposer aux sacremens de pénitence et d'eur charistie. Ghaquie eserqce feit pour ces derniers, ëtoit suivi d'une distribution d'aumônes qu'il proportionnoit au mérite des réponses qu'ils avoient données aux interrogations, C'étoit ordinairement trois on quatre cents pauvres li.in* ■ «Irutre et à soulager : lacbaritëdu pasteur trouait dans sa paroisse de quoi pourvoir à tout ; et d'année isn année^ oi| ,vo^oit le bien se multiplier sen^ siblenient^danDS^toua les quartiers du &ubourg[. - Le zèle du serviteur de Dieu ne se borna point CMçore à tous ces élablissemcns. 1 Javoit appris par expérience que parmi les fidèles arrivés à un .graoNkl âge , ÏMNfMWOup, UYQient lesoin d'être in-
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struits comme de nouveau sur les vérités du salut qu'on leur avoit enseignées dans leur enfance. Il éLiblit donc pour les vieillards un catéchisme qui se faisoit tous les vendredis ; et pour les engager plus eiïicacement à en profiter, il leur fit distribuer des secours qui se raesuroient aussi sur la manière dont ils satisfaisoient aux demandes . qu'où leur faisoit tour à tour.
Outre ces différons catéchismes, il en fit faire • un autre dans Té^^lise pour toutes sortes de personnes; mais afin que la honte n'en éloignât pas les personnes âgées qui a voient cependant besoin d'être instruites, il crut à propos de le Jaire dans un langage un peu plus relevé que les autres, sans rien dire toutefois qui ne fut à la portée de tous; car il ne recommandoit rien tant ijue d'éviter dans les catéchismes, comme dans les prônes , un style recherché , et tout ce qui est plus propre à faire briller l'esprit de i^elui qui parle, qu'à édifier les auditeurs. £nfin il envoyoit de temps en temps plusieurs ecclésiasti-^ ques de la communauté dans les familles où il çavoit qu'on vivoit dans l'ignorance des vérités du salut, sans oser venir aux instructions publiques : il y faisoit distribuer des feuilles imprimées où étoient écrits les principaux actes du chrétien, les prières du matin et du soir, avee l'offrande que doit faire à Dieu tout fidèle, des actions de la journée , recommandant aux pères et aux mères d'en faire usage tous les jours pour ceux d^ leur maison et pour eux-mêmes. Souvent il faisoit ces visites en personne , prenant surtout plaisir à aller jusque dans les chaumières .
des habitans de la paroisse, les plus pauvres et les plus éloignés; car elle s'étendoit aior$ a8sex lôm daDS la campÂgne. On se figure aisément àvee quelle aflTeclion il leur parloit c ëloit un père qui porloit la nourriture spiriluelle à ses en&ns^ ^ qui mcttoit son plus doux plaisir à les entr»tenir des cfaA^s de Dieu.
Le soin qu*piit M. Olier de multiplier les infitl^UCtions dans sa paroisse, y produisit un si grand cbaiigeaieiit , el k piété y devint bientôt si florissante , qu'il &liut augmenter le nombre dr s ouvriers ëvangëliques. Les confessionnaux y étoient aussi (VéqueAté^ qu'ils avoient été déserts avant InU i^^y^fff^)0^\ïn si graûd concovirs , que 1^ confesseurs étoîént OÊCûpés tous les dimanches et fêtes, depuis cinq heures du matin, jusqu'à une heure après xnidi^ et le soir jusqu'à la nuit; ce; qui coilûtittôit en<Sore» après les grandes 80«lennttés, deux ou trois jours entiers. Le zélé pasteur se vit contraint d'aller inviter les supérieurs des coJnpiuliatttés.religieuses du fiiubourg , à leur prêter du secours pendant la quinsaiae de Pc'ique. Chaque maison lui fournit deux confesseurs^ qui ^ durant tout ce temps , partagèreiU avec Itd et ayee les prêtres de sa communauté^ leii travaux du ministère* de la pénitence. Il té-* moignoit beaucoup d'estime et de respect à tous les ordres rcli^ux; mais il cfaérissoit particulièrement les deux maisons de^noviciat des Domir nicains et des Jésuites, où la doctrine étoit aussi pure que la pieté y étoit florissante. On l'entendit répéter plus d'une fois que hi la divine misé* xicôrde prodiguoit tant de grâces dans sa paroisse^
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et y faisoit tous les jours de nouvelles conversions, c'etoit le fruit de leurs prières.
VIIT. Le progrès qu'avoit fait depuis deux ans la dé- II fait plu- YQjjQj^ très-saint sacrement, et les bénédic-
sieuis cta- ^ ^ ^ ,
blisscmcns lions qu'elle attiroit sur son peuple , engagèrent nouveaux eu olicr à ajouter de nouve lles pratiques aux an-
riionnt^iir du ' n ' ' îl
trc*-saiutsa cicunes , et a perfectionner ou eteffOre celles qui cremcnu ëtoieut susceptibles d'accroissemem. lien parloit • ^ dans tous ses sermons et tous ses prônes. L'ado- •ralion perpe'tuellc établie déjà pour le jour , le fut encore pour la nuit. Il institua et fit célébrer avec beaucoup de solennité , les prières de quarante heures pendant les trois jours qui précèdent le Carême. A lin d'arrêter les désordres qui se commettoicnt aux fêtes de TEpiphanie et de saint Martin, il établit pour ces deux jours l'exposition du très-saint sacrement. C'est à la même époque que remontent la messe solennelle et le sjlut qui se célèbrent encore les premiers jeudis du moiSé Pour toutes ces fondations et plusieurs autres , il fut beaucoup aidé par les libéralités de la duchesse d'Aiguillon. A tous les présens qu'il avoit déjà faits à son église, il y en ajouta un nouveau d'une grande beauté ; c'étoit une lampe d'argent à sept branches, qui, pour représenter les sept esprits montrés à saint Jean autour du trône éter- ^ • nel, demeuroit^toujours allumée devant le taber-
nacle qÙ reposoit le très - saint sacrement. Aux deux côtés de l'autel il fit brûler continuellement deux cierges qu'il fournissoit à ses dépens, avec les flambr aux qu'il fit porter devant la sainte eucharistie, lorsqu'on alloit l'administrer aux malades; pratique qui s'est toujours observée jusqu'à présent.