‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 66 sur 205 · IX. il y a voit trois ans que M. Olier gouvernoit · texte numérisé non relu

IX. il y a voit trois ans que M. Olier gouvernoit

llproieuc la paroisse de Saint-Sulpice , lorsqu'il conçut un

la consiruc- ^^'.-i., '

lio» d'une P^^F* devoit relever encore l'éclat des cérénonvelIeégU- monies qui accompagnent les sacrés mystères^ et exciter de nouveau la piété de ses paroissiens. 1645. £q construire une église qui répondît

mieux au bel ordre qu'il avoit mis dans les solennités, au clergé nombreux qu'il venoitdc former et qui augmentoit tous les jours enfin à la multitude des fidèles qui fréquentoicnt Saint-Sulpice avec empressement, soit pour entendre la parole de Dieu , soit pour assister aiix divins offices. Dès son entrée dans la paroisse , on avoit rehaussé le terrcin de celle qui existoit , on Tavoit pavée à neuf, et le grand autel avoit été reconstruit. L'aanéc

tlVRE IV.

suivante iG43, il avoit tenu plusieurs assemblées des marguilliers et des notables pour délibérer sur le dessein qu'il méditoit. La principale fut celle du mois de mars, où assista le prince de Conde; " niais tout demeura suspendu jusqu'en i645. Il fut arrête' alors qu'on bâtiroit uq nouveau cliœur, qui, e'tant ajoute' à l'ancienne église, laugmenteroit considérablement. Le pian en ayant été tracé sous les yeux de M. Olier, dès le lendemain on commença à creuser les fondemens. Ce fut un grand sujet de joie pour le pasteur et pour son troupeau. La Reine mère posa la première pierre avec une grande pompe, en février iG46. Elle vint a l'église, accompagnée de la princesse de Condé, de la duchesse d'Aiguillon, de la comtesse de Brienne , des ducs de Guise et d'Uzès. Elle y fut reçue par M. Alain de Solminihac, évéque de Caliors, homme d'une piété éminente, et mort, comme il avoit vécu , en odeur de sainteté. M. Olier l'accompagna avec tout son clergé. Jamais «peclacle dans cette paroisse n'avoit plus honoré la religion : tant la dignité de la personne auguste qui fixa tous les regards , rehaussée par la modestie qu'elle fit paroîlre, imprima de recueillement et de respect à tous les spectateurs. Les mesures furent prises à propos pour accélérer l'exécution du plan qu'on avoit arrêté; on commença par construire la chapelle de la sainte Vierge, qui, malgré tout le zèle et tous les soins de M. Olier , ne put être achevée et élevée à la hauteur qu'elle a maintenant, qu'en 1657.

Les obstacles qui retardèrent la consommation c^* •

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. tle son entreprise , et qm n ont pu étr« levés enfin poulie* piiu-

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vrcsdesapa- qu'après un siècle, ne ralentirent point sonarroissci deur à édifier les temples vivans , ni son attention à soutenir corporelleraenl les membres souffrans de Jésus-Christ. A peine en possession de , sà cure , il avoit fait dresser un rôle des pauvres honteux qui étoient au nombre de quinze cents. Pour leur porter les aumônes, il employa deux ^ hommes doués de toutes les vertus qui peuvent assurer en quelque sorte une place au livre de vie. Le premier étoit un prêtre de la commu-nauté nommé Gibily, plus connu sous le nom de Confesseur des pauvres. On peut juger de Fopinion qu'on en avoit dans la paroisse , par l'espèce d'éloge funèbre dont fut décorée sa sépulture. On y vit une grande multitude de pauvres , qui , par leurs gémissemens et leurs sanglots, le célébrèrent bien mieux que n'eût pu faire le plus éloquent orateur de la capitale. Le second étoib un laïque nommé Jean Blondeau, qu'on connoissoit sous le nom de frère Jean de la Croix. , Il avoit été domestique du paui^re prêtre Ber^^ nardy dont on a écrit la vie et dont on voit le tombeau dans l'église des Frères de la Charité, à Paris. Celui-ci lavoit pris parmi les mendians, et se rétoit attaché pour l'aider dans le service des malheureux, auxquels personne n'ignore qu'il voua tous ses services jusqu'à la mort. 11 s'étoit acquitté de cette fonction avec tout le zèle et toute la charité que peut inspirer l'esprit du christianisme. Ce fut avec les mêmes dispositions qu'il * aida M. Olier pour la distribution des aumônes dans sa paroisse, et après lui M. de Breton viUiers; car tant qu'il eut des forces, il voulut être le scr-

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