‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 74 sur 205 · LIVRE IV. . l8l · texte numérisé non relu

LIVRE IV. . l8l

î) faisoit que ressentir les consolations d'en haut;

» et dans l'autre il étoit participant des douleurs

» et des souffrances de son maître ». * - .

a Ce fut le jeudi d'après la Pentecôte, en i645, ' XVII-

que Ton vit éclater enfin Toraee qui se formoit

^ . >. 1 unparticon*

contre lui depuis lon£^-tcraps. Gontre toutes les ire lui pour apparences, le coup lui fut porté par ceux de qui luiiaireaban-

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Il devoit craindre le moins une persécution. Les premiers qui se liguèrent contre lui furent des amis et même des parens de M. de Fiesque, qui lui avoit résigné sa cure. Irrités de voir entre ses mains un bénéfice qu'ils désiroient pour un d'entre eux, ils chcrchoient depuis long -temps une occasion d'agir contre lui, et de lui susciter line affaire qui l'obligeât d'abandonner sa paroisse. N'en trouvant point qui secondât leurs vues , ils la firent naître, en persuadant, à force de flatteries et d'importunités, à celui-là même qui avoit pressë le plus M. Olier d'accepter sa cure, que le bénéfice qu'on lui avoit donné lors de sa démission , étoit d'un revenu fort inférieur à ce qu'on lui avoit promis , et à ce qii'il avoit droit d'attendre ; qu'on l'avoit trompé; qu'il étoit de son honneur, autant que de son intérêt, do revenir sur ses pas, et de l'aire ses démarches pour rentrer en possession de sa cure : exemple bien remarc^able de ce que peut la voix des proches sur l'esprit d'un prêtre, qui, dans les conjonctures délicates où il ne doit prendre conseil que de Dieu et de sa conscience , a la foiblesse d'écouter les suggestions de la chair et du sang, et par une molle condescendance pour ceux qu'il devroit gouverner, se fait leur es-

l8a VIE DE M. OLIER.

dave, au préjudice des règles de FEgliseet deson

saJut éternel.

Parmi les ecclésiastiques que M. de Fiesque a voit laissés après lui, et que M. Olier avoit conservés pour servir la paroisse à titre d'babitues, sans qu'ils fussent membres de la communauté, ' ! plusieurs, dont la vie ne répondoit pas a la samtete de leur état, osèrent bien se mettre de la partie. Ce netoit parmi eux que plaintes et murmures contre celui qu'ils auroient dù chérir et respecter comme leur père. Ils étoient venus à bout de persuader à l'ancien curé, que depuis sa démission tout étoit bouleversé dans sa paroisse, et qu'il avoit perdu son troupeau en labandonnant. JJs prétendirent qu'il avoit été joué, et lui firent entendre que s'il demandoit justice, ce qu'il né ^ pouvoit différer davantage , il ne manquoroit pas d'amis qui l'appuieroient. Celui-ci, toujours trop . . crédule et trop peu en garde contre la séduction, donna dans le piège. Les ennemis de M. Olier lapnt gagné une fois , ne gardèrent plus de mesure. Pendant qu'ils échauffoient les esprits, et faisoieut sonner bien haut, de tous côtés , la prétendue iu justice dont ils chargeoienl le digne pas- XViil. teur , il se forma contre lui une autre faction. Les TJne iioupe libertins, dont il étoit le fléau le plus redoutable delibertos j , inflexible, trouvèrent la circonstance

se liguent aa r ^ » i *

n^me leœps très-tavorable pour se venger , et résolurent sa conutlui. perte. 11 avoit déjà banni de sa paroisse beau-* coup de filles vendues au crime , qui y avoient multiplié les lieux de débauche^ mais il n'avoit pu guérir tout le mal. Plusieurs de celles qui restoient encore, fu^rieuses de se voir contiuuelle-

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