‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 78 sur 205 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

I. Il y avoit long-temps que li, Olier désiroit M.OU«rftti pouvoir accomplir la promesse qu'il avoit faite à

un voyage au *• . , , . .

tombeau de Dieu d'aller à Anneci , visiter le tombeau de saint S. François fraiiçois de Sales , et lui rendre grâces de la ^« Mntë qu'il avoit recouvrée par son intercessioa

en 1637, comme il a été rapporté au second livre. Quoique depuis le temps où cette faveur lui avoit été accordée, il eût cherché d'année en année les moyens de remplir son engagement, il avoit tou-jours été arrêté par de nouveaux obstacles. Les besoins extrêmes des ames au salut desquelles il avoit travaillé continuellement , lui avoient paru ime raison légitime de différer le voyage^ et de ne l'entreprendre que lorsque des obligations plus urgentes n'en souiTriroient pas. L'occasion qu'il attendoit se présenta lorsqu'il y pensoit le ' jnoins. Après avoir travaillé dans sa paroisse Tes* pace dVnvii on cinq ans , avec un courage et un zèle infatigable, il se trouva si épuisé , qu'on lui ordonna de prendre du repos , en lui annon-*^ çant que s'il refnsoit le prompt soulagement qui étoit jugé nécessaire, il étoit impossible que l)ientôt il ne succombât tout*à-£ût, et ne se vit dans la nécessité de renoncer, à sa cure. Croyant devoir condescendre à cet avis , il consentit à suspendre ses travaux et à s'éloigner de son troupeau.

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