‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 87 sur 205 · LIVRE V. âig · texte numérisé non relu

LIVRE V. âig

aons le nom de fête de la Réparation des ontragee

faits à Jésus- Christ dans la sainte eucharistie.

Comme M. Olier ne laksoit pas écouler un^ ^ ^aim ienh année sans prendre quelques jours pour^^^ aller hors de Paris vaquer aux ezerdoes spirituels; à Meuha. autant pour rétablir ses forces corporelles ^ épuisées de nouveau par le travail de cette année, que pour le renouveler intérienrement^ il choisii âilmm . d'octobre le monastère de Menlan, occupé paf' les religieux de saint François, et s'y retira, dans le dessein d'y vivre seul avec Dieu, et d'j être uni» qnement oecupé à sa propre sanctififii^li|tti^^ spectadé des saints solitaires qui BabHeiiënt^ maison fut pour loi un grand sujet d'édification, :^ et contribua beaucoup au contentemei^i^intérieiiv qu'il y ressentit pendant tout le temps éêm traite. Aprèa y avoir joui, dans une parfaite solitude, des douceurs de la contemplation, il ,ea vint trop peu rétabK pour soutenir long-tem{ii k fiitigue du saint ministère, qui d'année en année, par la multitude des œuvres qu'il avoit entreprises, lui devenoit plus pénible.

L'état de j^bj^em^d'^ où il Je Mttvir ^in. réduit bientôt ai^ WlÈi-Iretour , TobUffea encore ^

, . , * 1^ ' o nouveau vov

a cesser entièrement 1 exercice de ses fonctions. agecuBccta, Comme on lui ordonna de repr^dre le remède dont il avoit usé l'année précédente avec succès^ et que Fexercice corporel lui étoit fort salutaire, il crut ne pouvoir mieux entrer dans les vues de ^jj?^?^?^**^ ? qu'en feisant -nn ttonvean voyage en iMÉgnie , on it esp^oit que son s^our poorroif être utile au prochain et procurer quelque gloire a Dieur Son gout pour ks pèlerinages le détecmina

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^ a prendre la route qui lui dônneroit plus de moyens de satisfaire sa dévotion. C'est pourquoi ,* il passa par Chartres , lieu qui ëtoit trop cher à son souvenir, depuis les grâces particulières qu'il en avoit rapportées à différentes époques de sa vie, pour ne pas se sentir attiré, dans cette conjoncture, à porter encore ses hommages aux pieds de la Mère de Dieu. 11 suivit son attrait, et mit quelques jours à répandre son cœur devant la célèbre image de Marie, qu'il ne revoyoit jamais sans arroser la terre de ses larmes.

XIV. En sortant de Chartres , il lui vint dans la pen- Tourrr!lgllsc i^iYÇi le pèlerinage de Saint - Martin de

deS.Martin. Tours , l'un des plus anciens et des plus connus du monde chrétien. Au lieu de suivre la route de Bretagne, il prit donc celle de la Tourainc. Arrivé dans cette province, il visita d'abord l'abbaye de Marmoutier qui possède une partie de ses reliques, et où l'on voit une grotte creusée dans un rocher , qui servoit d'oratoire au saint évéque, fondateur de ce monastère. Il se rendit ensuite dans la ville , qui n'en est éloignée que d'une • * ' dcmi-Iieuc, pour visiter son tombeau. En entrant dans le temple auguste où reposent ses cendres, et où l'on conserve quelques restes de son corps échappés à la fureur des Calvinistes, qui, ea l562, mirent tout à feu et à sang dans cette province, il éprouva une terreur secrète mêlée d'une douce consolation , sentiment tout semblable à celui qui saisissoit saint Martin , lorsqu'il mettoit le pied dans les basiliques où reposoient les sacrés ossemens des martyrs. Cette impression fut encore plus vive; lorsqu'on lui fit voir le lieu oa

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