‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 92 sur 205 · LIVRE %3t · texte numérisé non relu

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roisse sans avoir éprouvé le moindre accident, et rapporta de grandes aumônes.

Sa cLarilé ne se borna pas au soulagement de ses propres paroissiens ; elle s'étendit encore à ceux de la campagne qui vcnoient se réfugier dans le faubourg. Ayant un jour rencontré une pauvre fille qui mendioit, et qui lui fit connoître qu'elle étoit venue à Paris pour mettre sa vie et son honneur en sûreté , il lui docfna de quoi soulager sa misère : mais touché du péril où elle se trouvoit exposée avec beaucoup d'autres de même ^condition, il forma un nouveau projet; celui de i réunir dans une même maison toutes les pauvres ifilles qui venoieut de la campagne et qui se ▼oy oient sans ressource. G'étoit le seul moyen de les soustraire au danger qu'elles couroient pour leur salut. Malgré les représentations qu'on lui fit, sur l'impossibilité qu'on croyoit voir, au milieu de la confusion universelle , à l'exécution de «cette entreprise , il espéra d'y réussir. Il loua une maison où il en retira plus de deux cents. Tant jque les troubles durèrent, il leur fournit la nourriture et le vêtement. Ne donnant pas moins d'at- /tention à leurs besoins spirituels, ii leur fit faire les exercices de la retraite, qui, en les éclairant sur les principaux devoirs du christianisme, leur Rapprirent à faire un saint usage de l'adversité et des tribulations. Un grand nombre de religieuses de différcns ordres, ne sachant plus où trouver tun asile, étoient accourues dans la capitale. Celles . qui erroient dans sa paroisse , il les rassembla ^ ï.dans une maison que lui fournit à propos la divine Provideace. Il leur fit observer une rècle coin-

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