VIE DE M. OL 1ER
mune, et en leur procurant toutes sortes de secours, il les pre'serva du risque qu'elles auroient couru dans le monde, de perdre, avec les pratiques de la vie religieuse, le goût et l'esprit de leur vocal ion.
Sa paroisse avoit été le refuije de plusieurs Anglais et Irlandiis catholiques qui ne pouvoicnt plus di m^unT en sûreté dans leur patrie. Il voulut être aussi leur protecteur et leur père. On eût dit qu'il avoit des r -ssourcos inépuisables et toujours pi^es pour quelque classe de malheureux que ce fût. Plus d'une foison lui pré-. . .dit qu'il tomberoil lui-même dans une indigence ' . qui le réduiroil à une extrémité iaclir.use. Sa réponse alors étoit, que dans toute circonstance où il s'agissoit de soulager le prochain , il n'y avoit cjua commencer, parce que la Providence ne nianquoit point à ceux qui se jeloient entre ses hras. On voit, dans un de ses écrits, qu'elle pro- . portionna en elFet Ic'S secours au grand nombre . d'infortunés qui , de toutes parts , venoient réclamer son assistance, G'étoit le Vendredi saint qu'il trouvoit le temps de mettre sur le papier V plusieurs choses, entre lesquelles on lit : « Dans )) ce temps de calamités et de misères publiques, ; » j'ai éprouvé tout ce que peut la confiance eu . M Dieu, puisqu'il m'a fourni pleinement et abon- t )) damment de quoi subvenir aux besoins pres- » sans de nos peuples. Il s'agissoit de soulager -, » quatorze ou quinze cents familles; et pendant ; » tout ce temps, je n'ai reçu aucun secours de ^ )y mes bénéfices , que je n'avois gardés avec peine : que pour assister les pauvres ^ et ne pas aban-
sa euro.