‹ Vie de M. Olier, curé de S. Sulpice, à ParisChapitre 94 sur 205 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

)) donner le saint œuvre que la divine majesté » ma mis dans les mains ».

Ce fut ce même jour qu'il exécuta enfin le xxTj projet , qu il méditoit depuis long-temps , de re- ^^^^ démet

l'^f* î*i '1*. de ses oene»

noncer a deux beneiices quil posscdoit encore, (^^^g En iG4o, deux ans avant de prendre la cure de conserve<iuB Saint-Sulpice , il avoit remis au Roi son abbaye de Pébrac, qui étoit passée entre les mains de Félix Vialart, évéque de Châlons (0; mais il lui rostoit encore avec le prieuré de Basainville j au dtocèse de Chartres, un aulre bénéfice, le prieuré de Clisson, au diocèse de Nantes. 11 ne les avoit retenus que de l'avis de son directeur; ce qui toutefois n'empêcha pas qu'il n'eut à ce sujî t de fréquentes inquiétudes, et que d< puis lonp;-tem|»s il ne pensât très-sérieusement à s'en délaire. Voici dans quels termes il écrivit l'acte particulier de sa démission, u Par reconnoissance » pour le bénéfice de la foi dont j'ai expérimenté » les avantages et recueilli les fruits , dans ces » temps de calamités publiques; puisque Dieu » m'a fourni abondamment de quoi subvenir aux » besoins pressansde nos peuples q^ii montoient à » quatorze ou quinze cents familles; puisque d ail- » leurs durant toutes ces dirnières années je n'ai » reçu aucun secours de mes bénéfices, que je n'a» » vois gardés que pourle soulagement des pauvres, » et pour achever l'œuvre que m'a mis la divine » majesté entre les mains ; voyant sensiblement » l'inutilité et la charge superflue de ces mêmes » bénéfices que la bonté de Dieu m'a laissés jus- » qu'à présent , en attendant celui que j'espère

(0 Voyez GalUa chrisétinaj tom. vi/, pag. ioi6ciseq.

:i34 OIE X. OLIEK.

/ V pour l'autre vie , )e* m'en démets aujourdluit ut entre les mains du Pape , l'image TÎsiUe d«

» Dieu mon père, qui m'a mis en possession de » tous ses biens I par le tréspr qu'il a caché d»n^

^^ilM>lfer, aprfcs aéiilt>^^p^ besoins éi.

lÉ paroisse , et rrmis les bénéfices qu'il n'avoit conservés jusqu'alors que pour venir au secounSr %è8 panvreii doiiiifiih'élBri^^ a'oocnpà ^irec plïKr^«frî*<të que liMnais de l'établisse- ■ment d'un Séminaire. Dès Tannée i64â , il a voit adqùis pour le construire un tërrain C0nsidërab|t

ÏAVoit autorisé a bâtir la nouvelle maison dont !#^lan étoit tout formé , avec une chapelle où Vén pourroit €<âlâi««ff^4^ ^nlé^^meiBe; finre l'offioe i^vWél^imm^ Louis XIV,

par lettres-patentes de la même année, avoit tout c0iï&rmé« Ce ne fut pas san^^ùne providence par- ' 1pava£^^àift:oonstrttction da sé^

'pH^nlIfittl'^^^^^ dans le tempe

même des troubles qui affligèrent la capitale. jÇk>mme tous les arts languissoient alors ^ et que ^^^ISI^ÊÊ^^^^W^ d'ailleurs les

matériaux se vendoient à an tgis*jMi8 prix , psÉce que nulle part on n'osoit entreprendre de nouveaux Mtimens pendant la guerre civile^ les dépenses forent béaoïiottp moindres qu'elles ne- dément Fétre. Ce qui augmenta la joie de M. Olier ptesH dant cette construction , ce fut le secours qu'elle procura à un grand nombre d'artisans que Fin* digence eût réduits k la dernière extrémité ; cireoBStance qui parut tellement ménagée par la

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