LIVRE VI
L'année i6Si, qui éloit la neuvième depuis ^ que M. Olier gùuTcrnoit la paroisse SainV^uW pice^ toute pénible qu'elle fat par les eeuTres la^
borieuses et les sollicitudes continuelles qui là remplirent, comparée aux prëce'deutes, peut éira regardée comme une année de repos. C'est an moins l'idée qu'en donnent les mémoires sur les*quels j'écris sa vie. Ils nous le représentent jusqu'au temps de sa démission, uniquement occupé à conserver les fruits de son «èle, et à soutenir les établissemens qu'il avoit faits. Un serviteur aussi fidèle ne devait pas^ ce semble, penser si tôt à quitter une administration qu'il avoit remplie avee tant de consolation pour l'Eglise et de prc^t pour les ames. Mais l'épuisement de ses forcer ne J ui permettoit pas de la garder plus long4emp8; et Dieu vouloit lui ouvrir une nouvelle carrière i où, par une succession continuelle d'infirmités et de bonnes œuvres , il 0t voir à tous ceux qn^ savent s'abandonner è lui, de quoi Yon est osnf paUe aveo ie secours de sa grâce y lors mémé qu'on semble n'être plus propre à rien.
Notre Seigneur, en l'appelant k la cure de Saint- J!*^ Sulpice, avoift borné à dix ans les -services qu'il ^ queiques- ' exigeoiL de lui dans cette paroisse. Depuis long^ unsdeceqne temps il en avoit eu révélation ; et il en avoit lait ^^^^ part à quelques-uns de ses prêtres, qui lui étoi^- nemoit eu*
que dix Ués plus particulièrement. Un d'entre enx^ voyant \e terme approcher , loi dit ; « Voilà , Monsiefâï^
)i les dix ans bientôt expirés, et cependant il n'y n a nulle apparence que vous deviez quitter si tôt w votre cure. Cest à Sien |^ lui repondit M. Olirr ^ » à vérifier ses paroles : pour nous^ ce que uous m ^Tons à faire, .c'est de nous abandonner à sa fiieondiiite, sanMiiP^ sur mm^mémes. Se i/^ ée conBMjinm' éé^iBa^Aem que cet abandoilÉ' »'Par ce moyen l'âme est dans un parfait repos n entre Jimus de JDieu, et sa bootë en prend » d'autant pliia dèlM»ii^ labandon est pltii » par&it ; si l'on s'é6bK<» aii#tout jusqu'à ae perdr^ » én lui pour son amour ».
TT. : On ne tarda p^rà^Teconnoitre la vérité de sÉ Il lonbe prildiction. Yeuilk^àmgfjàù mars iGôft, sa santtf^
mentmala- éprouva un dépérissement considérable, qui lo de. bligea de recourir aux remèdes. Le principal étoit
Ifi Tfi]^ ; mêl^f^^ ^ ^ multitude des soin» - qui Fasii^eiràént pas d'ëïK
: prendre assez pour son rétablissement. Au mois ^ juin, il se. vit contraint de renoncer j pour un ■êrx' ÉMUfiiii y à toutes les fonctions de son ministèr^i^ Le besoin extrême où étoit alors la capitale, d'implorer la protection du ciel pour écarter le fléau de la guerre dvile^ ajant Êiit indiquer^ pduir le jour de saint Bftrnabé y la ceremenie qui s^observe dans les grandes calamités; dès qu'il sut qu'on devoit déplacer la chasse de sainte Geneviève^ . , pour l'exposer à la vénération des fidèles et rar** nimer leur dévotion , il oublia Fabaittement où ilétoit, pour aUer répandre son cœur aux pieds de
la patronne de Paria. La veiUe de saint Baurnabé^