M. Le
Éreton, ibid. ». » les vèpres, il entendait les confessions ; et c’étaient tou- No ie » jours les plus pauvres et les misérables qui se jetaient in ets » de préference entre ses bras, comme au port d’une bien 188. » grande charité (1). »
Non content, en effet, de les accueillir avec une tendresse de père lorsqu’ils venaient se présenter à lui, M. Olier allait au-devant d'eux; et, dans les grandes chaleurs de l'été, on le voyait gravir les plus hautes montagnes pour faire
sortir de leur assoupissement ceux qui négligeaient la
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SECONDE MISSION D’AUVERGNE. 161 grâce de la mission, ou pour instruire les malades qui ne pouvaient se rendre à la paroisse. IL les visitait dans les creux des rochers, leur demeure ordinaire, et leur rendait les services les plus dégoûtants pour la nature, sans (1) Ji de w. être jamais rebuté par la malpropreté de ces lieux in- que r M de
Brelonvilliers,t.
fects (1). 11 les traitait avec la tendresse d’une mère et d’une "77: see de
nourrice, s’abaissant jusqu’à les peigner de ses propres rie ie mains, leur donnant lui-même à manger, et se nourris- tions autoyraph. sant ensuite de leurs restes (2); et puis, après les avoir Pi Ms. de ainsi visités, il revenait encore auprès d’eux, afin de les se Ibid, p, assister de nouveau, et de leur enseigner la doctrine du (4) Kéglements
du cardinal de la
salut, qu’ils ignoraient pour la plupart (3). A l’imitation de Rochefoucauld , ce qu’il avait vu pratiquer à saint Vincent de Paul, il éta- te rl 7 blit à Pébrac la confrérie de la Charité pour l'assistance M des pauvres malades (4), et prit divers moyens pour que 7‘: Re cet établissement subsistât après lui*. On remarquait dans 190. di toute sa personne un grand amour pour la pauvreté du Sauveur, qu'il honorait ainsi dans ses membres ; noh-seu- (5)W.Falentin, lement il n’avait rien que de très-simple dans ses habits, “4 dr mais encore il ne faisait pas difficulté de porter, sous sa 2'é/0n, Pi tn soutane, des vêtements si usés, que les plus misérables RE . de ces contrées auraient eu peine à les recevoir (5). 1, p. 455.
Tout le temps qu’il n’employait pas aux œuvres du zèle, il le consacrait à l’oraison. Un ecclésiastique du Puy, M. Valentin, qui l’accompagna dans le cours des missions, rapporte que M. Olier ne manquait pas de réciter le saint Office à genoux devant le très-saint-Sacrement , toutes les fois qu'il était auprès de quelque église où Jésus-Christ résidait. IL aurait voulu y être sans cesse présent; et il fit un jour quatre lieues, durant les plus accablantes chaleurs de l’été, afin de n’être pas privé du bonheur d'offrir le Saint sacrifice pour ces peuples , quoiqu'il ne dût trouver qu’un calice d’étain dans l’église champètre où il se rendait. Le soir , après avoir achevé l'office des Matines, il vaquait à l’oraison jusqu’à ce qu’on vint l’appe-
ler pour le souper ; alors, il allait au réfectoire comme à un supplice, et on l’entendait souvent prononcer ces paroles accompagnées de soupirs : Amor meus crucifirus est ! paroles qui remplissaient tous ses confrères des mêmes sentiments de pénitence et de componction. Persuadé que, (4) Vie Ms. de pour attirer sur les peuples des grâces puissantes de conph ML version, la prière ne suffit pas toujours, il y joignait des ‘1, p.453, 497, mortifications très-rudes, et affligeait sa chair par de ri-
à ms # se goureuses disciplines, des haires et des cercles de fer qu’il at, aut, p. à " ; 67. ' portait secrètement parmi ses meubles de voyage (1).
V On conçoit qu’une vie si apostolique était pour ces con-
PEAU trées la plus efficace de toutes les prédications ; aussi la ce de Saint-La- mission de Saint-Ilpise eut un succès inouï, qui remplit mi rt d’étonnement M. Olier lui-même. Il comprit dès-lors le be-
veaux ouvriers, Soin qu’il avait de nouveaux ouvriers, pour suffire à tous les travaux qu’il se proposait d’entreprendre. Il avait con-
duit avec lui, en Auvergne, cinq ou six ecclésiastiques que
(2) Vie Ms. de lui avait donnés saint Vincent de Paul (2), et son exemple
M. Olier, par M. : A N . :
deBretonvilliers, avait encore attiré auprès de lui plusieurs prêtres des
ti, p.458. — M, à Ï Palntin, ue: environs; mais, ne pouvant suffire à tous les besoins iv dpgra- avec ce petit nombre, il écrivit à saint Vincent de Paul et 9 Fe 1% û û 4
(8) betty iv, AUX Eclésiastiques de la Conférence, pour leur apprendre er M M le succès de ses travaux, et les inviter à venir y prendre liv, vin, t, n, p. part. Sa lettre, datée de Vieille-Brioude, le jour de saint 854. — Cet au- .: 4 ; i leur rapporie Ia Jean, 24 juin 1636, est rapportée, en partie, par les histo-
tt r U L Q L To 1687: elle et à, riens de saint Vincent de Paul (3); nous la donnerons ici l’ann, précédente. en entier :