‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 119 sur 251 · PTE SR ENT SE · texte numérisé non relu

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(9) Mém. aut, de M. Olier, 1, lb p. 150, 404,

M. Olier se dévoue aux diocèses de Clermont, du Pu et de Viviers, Ministre confondu.

(2) M. Le Breton, Atlestations uul, p.176.

(3, Mém. aut.

de M, Olier, tr, p. #49

» Mon Dieu, dont la puissance est infinie, et dont la sa- » gesse a des ressorts sans nombre, réparez par vos inven- » tions la perte que vous souffrez par mes infidélités ; en- » voyez en ces lieux des personnes qui vous servent mieux » que moi; je leur cède toute la gloire que vous m’aviez » présentée ; pour vous, n’en souffrez pas. Je n’eus point » de consolation jusqu’à ce que j’appris que j'avais bien » fait de ne me point hâter, et que l’évêque du lieu n’eùt » point agréé mes services, comme il le fit connaitre. Je » pense que ces douleurs servirent à expier d’autres infidé- » lités, dont je pouvais m’être rendu coupable ; et ce qui » m’a beaucoup réjoui a été d'apprendre, par la bouche » d’un très-grand serviteur de Dieu, que, vers ces temps, » il alla en ce mème pays travailler avec grande bénédic- » tion, et que, bien qu'il fût obligé de prêcher aussi en » Poitou, il se sentit assez de forces pour aller aux Céven- » nes. Dieu soit béni à tout jamais (1)! »

Durant le cours de ces missions, et lorsque la vivacité de son zèle lui faisait encore ressentir ces remords cuisants, M. Olier, célébrant un jour le saint sacrifice à Clermont, se sentit porté à offrir à Notre-Seigneur les peuples du Velay, du Vivarais et de l’Auvergne ; dans ce moment il lui sembla que Di:u le chargeait du soin de ces provinces (2) ; mais n’osant prendre de lui-mème aucune résolution, il en écrivit au Père de Condren. « Mon directeur me manda, dit- » il, que quand notre bon maître m’aurait donné un esprit » nouveau, je pourrais parcourir ces provinces infectées » de l’hérésie, et pour lesquelles Notre-Seigneur me don- » nait une parliculière charité. Je prie notre bon Dieu de » me faire la grâce de les aider par moi ou par autrui ; et » j'espère y contribuer, en faisant tout ce que sa bonté dai- » gnera me témoigner devoir leur être avantageux, sans » rien épargner pour la conversion de ces provinces déso- » lées (3). » M. Olier eut, en effet, la consolation d’y travailler au rétablissement de la religion et de la piité, non-

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