M. OLIER EST FORMÉ PAR M. BOURDOISE
souf- » et, tout en excitant quelquefois à rire, elle ne laissait pas (4) Pie de M, t les » d’avoir de très-bons effets (1). » ep er ent: Le trait dont nous allons parler en est lui-même une AUOT preuve. M. Olier, accompagné de M. de Foix et de M. du Jean Ferrier, alla un jour à Saint-Nicolas pour visiter M. Bouraprès doise, et célébrer ensuite la sainte Messe dans cette église, avoir le modèle des paroisses de Paris”. M. Bourdoise, quicon- + N#0re13, p. naissait le zèle et la piété de ces ecclésiastiques, désirait 237. Paris, se lier particulièrement avec eux. Ravi d’une conjoncture amitié si favorable, il chercha quelque prétexte pour les entretedoise, nir de la vie des clercs; et son esprit, si fécond en expéhar- dients, lui en fournit un tout-à-propos : car, après leur vià Elie site qu’il reçut fort honnêtement, lorsqu'ils en vinrent à sainte lui demander la permission de célébrer la sainte Messe surnait dans l’église de la paroisse, « alors, dit son historien, pour t SUT- » avoir lieu de leur parler, il leur refusa net la faveur de e. La » célébrer, » alléguant qu’il y avait dans leur extérieur s mal- quelque chose qui n’était pas entièrement conforme à la Re modestie ecclésiastique (2). On arrait peine à comprendre @) Pie de M. algré comment l’extérieur si pauvre et si exemplaire de M. Olier Bourdoise, Ms. lu Sei- put donner quelque lieu à une correction de ce genre, si = A Le. illard, l'on ne savait que le zèle de M. Bourdoise alla jusqu’à re- sémi- procher un jour à saint Vincent de Paul de n'être qu’un articu- b : homme timide et pusillanime, et même, en se servant e peint | d’une de ces expressions qui lui furent toujours familières, paroles 1 de l’appeler une poule mouillée (3). On peut bien croire (3) Vie impri- Notre- 1 que M. Olier, pénétré de si bas sentiments de lui-même, D du se) ns que F témoigna une humilité semblable à celle que saint Vin- Vie du méme, érité la cent de Paul fit paraître en cette occasion; qu’il se confon- sb Me rs el 70 dit et s’accusa de n’être qu’un misérable pécheur, indigne ral imp. p. umaln, de monter à l’autel; et, ce qui montre que tels furent ses sement, è sentiments, dès ce jour il commença à fréquenter M. Bourst vrai doise, comme l’un des hommes les plus capables de le ice hu- perfectionner dans les vertus ecclésiastiques. L’historien Saints ; de eelui-ci, qui nous autorise à regarder cette correction
comme un prétexte imaginé pour se mettre en rapport avec
(4) J'ie de M, Bourdoise, Ms, in-fol. p. #48,
* NOTE 14,p,