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APECArE plus d’entrèprendre : en conséquence, il le demanda au die, be cardinal de Richelieu pour coadjuteur. Ce ministre, jaloux
ur, p. 206. — Vie
CA sr de de donner d'excellents évêques aux églises du royaume (1),
Traité pro sémi- fut ravi de la proposition, et promit de l’appuyer de toute deau, par. 6 e son autorité; il lui eût été difficile en effet d’y joindre une “Etes recommandation plus forte : « Sire, dit-il à Louis XIITen hi Lee » lui proposant M.Olier,c’est l’ecclésiastique qui me paraît ki. ’P yle plus propre à remplir dignement ce siége important, AR gi » et j’ose même assurer Votre Majesté que, dans tout le rer » royaume, je n’en connais pas de plus capable d’honorer Ohier, pres » l’épiscopat par ses lumières, sa piété et sa prudence* (2). » ; Il n’y avait, d’ailleurs, qu’une voix sur M. Olier; les suffrages publics l'avaient porté plusieurs fois sur les siéges épiscopaux qui venaient à vaquer; et, écrivant à la mère de Bressand, il lui disait, pour dissiper les alarmes que ces bruits lui donnaient de temps en temps : «Je n’ai point » oui parler de changer de condition. Ce n’est pas la pen- » sée de notre révérend Père général, et encore moins » la mienne, quoi que l’on en dise çà et là; carilyena (2) Lettres . » qui le souhaitent assez (3). » Le jugement du cardinal, #7. "joint à ces témoignages si honorables de l'estime publique, porta Louis XIII à ratifier sur-le-champ le choix de son ministre, et il nomma, au mois de juillet 1639, M. Olier à la coadjutorerie de Châlons.
M. on a Celui-ci était en mission lorsqu'il en reçut le brevet (4); fuse la coadju- ce coup imprévu l’obligea de se rendre auprès du Père de torerie de Chä- Condren pour prendre une décision. La réponse de ce
lons.
(1 Vie de M. Père fut toujours la même. « Dreu a d’autres desseins sur
Bréoaiers à » vous, lui dit-il; ils ne sont pas si éclatants ni si honorap.236, 337. y» bles, mais l'Eglise en retirera plus de fruits (5). « M. Le
(8) (Cloysuult;, pe Ms. 1,p. Royer de la Dauversière, instituteur des sœurs hospitaliè-
res de Saint-Joseph, de la Flèche, et dont nous parlerons
dans la suite, vint le voir sur ces entrefaites, et l’assura
* NOTE 18,p. pareillement que Dieu avait sur lui d’autres desseins *. sh M. Olier renvoya donc le brevet au cardinal, én lui témoi-
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M. OLIER RÉFUSE LA COADJUTORERIE DE CHALONS. 215 gnant sa reconnaissance pour l'honneur que le Roi avait daigné lui faire à sa recommandation (1). Cette négocia- a Vie ee tion traîna néanmoins en longueur : « Je suis de retour à Brtnvillurs, » Paris, où me retient l'affaire de Châlons, écrivait-il; je her lePére » tâche de la terminer auprès du R. P. de Condren : Gi7y; partie 4,
» quand je parle de terminer, c’est me débarrasser que marques Ps
» j'entends (2). » [l paraît que le cardinal refusait d’accep- s16 Fr St
ter la démission de M. Olier, et que ce fut le motif du sé- par ut.
jour de celui-ci dans la capitale. « Plus j’ai obligation à #53.
» Votre Eminence, lui écrivait-il, plus je suis obligé de
» ne la pas laisser surprendre dans l’opinion qu’on pour-
» rait lui avoir donnée de moi. Il est vrai, Monseigneur,
» que je dois me soumettre à la lumière que Dieu vous a
» donnée pour la conduite de ce royaume; mais je ne
» puis m’abandonner au jugement de ceux qui, sans beau-
» coup de connaissance de cause, ont cru me rendre un
» bon office auprès de Votre Eminence. » Il suppliait enfin
le cardinal de ne pas l’obliger d’accepter cette charge,
avant qu’il lui eût exposé de vive voix les motifs qu’il
avait de la refuser (3). Le principal de ces motifs était (3) id. p. 7.
sans doute l'opposition formelle du Père de Condren, dont
il savait que le cardinal respectait singulièrement les sen-
timents, surtout dans cette matière. Aussi ne doutait-il
pas que son directeur ne le dégageât tout-à-fait, malgré
les instances contraires de sa famille et celles du chance-
lier Séguier. « Ne craignez rien pour Châlons, écrivait-il ;
» je ne crois pas que l’on y fasse rien, puisque l’inclination
» du R. P. général n’est pas que j'accepte : il me défendra
» très-puissamment de cette affaire (#). » ns Enfin, étant allé trouver le cardinal, il lui exposa tous
les motifs de son refus. Surpris d’un si rare désintéres-
sement (car on ne savait guère, en ce temps-là, ce que
c'était que de refuser un évèché, surtout lorsque la dignité 9) pire des
de pair de France y était jointe) , le cardinal lui en donna 2i°"*; par Her:
t, in-12. t, publiquement des éloges, et lui promit sa protection (5). 1, Be 479.
Tout porte à croire que, cette fois encore, M. Olier vit, dans l'opposition du Père de Condren une preuve de son indignité ; car ce fut ce qu’il écrivit aux ecclésiastiques de l’assemblée du Puy, qui s'étaient empressés de le féliciter après sa nomination à ce siége. « La dignité dont vous » me parlez, dit-il, suppose de grands talents, qui surpas- » sent de beaucoup ma capacité; je prie Notre-Seigneur » qu’il me fasse la grâce de me tenir au nombre de ses » moindres petits serviteurs dans le saint emploi des mis- » sions, et qu'il ne souffre pas que je l’oblige à m’en exclure. » Demandez pour moi, Messieurs, qu’il me donne part » aux saintes qualités nécessaires à ces divines fonctions, » entre autres, une grande révérence pour DIEU, un grand » amour pour le prochain, un grand anéantissement de » moi-même, et une mort entière au monde, sans quoi je » n’oserais jamais me dire prêtre, ni votre confrère. Nous » avons ici M. Meyster, qui conserve toujours, pour vos » quartiers, la ferveur de son zèle. Après quelques mis- » sions que l’on a résolu d’entreprendre, il se propose » d'aller vous visiter, pour travailler dans votre diocèse. » J'espère que Dieu me fera la grâce de l’y accompagner,
» n'étant retenu ici que pour achever quelques missions
(1) Lettres aut, » Que le Père de Condren, notre directeur, veut que nous de M: Olier, b. » fassions de compagnie (1). »
XV. L’évèque de Châlons n’ayant pu obtenir M. Olier pour sn .. son coadjuteur, voulut au moins avoir, à son défaut, l’un ritée de son re- des coopérateurs de son zèle; il demanda au Roi M. Félix ne Vialar, que nous avons vu, en 1638, faire ses premiers es-
sais dans les missions de Bretagne. La promotion de cet
ecclésiastique fut un véritable sujet # - joie pour M. Olier. Dès qu’il en eut appris la nouvell -crivit à une personne de piété : « Je vous conjure de tout mon cœur de » prier pour M. l’abbé Vialar, notre bon cousin, que Dieu » a jugé digne d’être appelé à la coadjutorerie de Châlons ; » et je prie Notre-Seigneur de verser sur lui la plénitude
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