‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 134 sur 251 · VOEU DE LOUIS XIII À NOTRE-DAME-DE LORETTE · texte numérisé non relu

VOEU DE LOUIS XIII À NOTRE-DAME-DE LORETTE

NOTE 9, p. 201. — Louis XII, en exécution du fvœu qu'il avait fait à Notre-Dame honorée à Lorette, envoya dans ce sanctuaire un ange d’argent, qui présentait à la sainte Vierge un petit enfant d’or. Il offrit aussi ‘ax couronnes garnies de diamants (1), estimées soixante quinze mille écus. On en mit une (1) Histoure de sur la tôte de la sainte Vierge et l'autre sur celle de l'Enfant J£- P'Æ9lise.par Pab- A A : Sie F ‘ : Choisy, t. x, sus. La première portait cette inscription, bien digne de la piété p. ass. d’un roi très-chrétien : .

Tu caput anle meum cinzisti, Virgo, corond, Nunc caput ecce teget nostra corona tuum.

On avait gravé sur la petite :

Christus dedit mihi,

Christo reddo corenam (2). (2) Description

de Lorette. An- Le pape, à qui on montra ces présents, les bénit avant qu’on ‘9% 1743, p. 60. les portät à Lorette (3). On voyait autrefois à Issy, dans la chapelie de la maison de campagne du séminaire de Saint-Sulpice, bâtie sur le modèle de celie de Lorette, une représentation de ce vœu. L'ange, placé dans la sainte Camine, au côté de l’épître et à la hauteur de la naissance du treillis, avait les ailes éployées, et le visage tourné vers la statue de la sainte Vierge, à qui il présentait un petit enfant.

(3) Choisy, ibid.

NOTE 3, p. 202. — La maladie, qui retint M. Olier en Bretagne en 1638, ne lui procura pas seulement le moyen d’affermir la réforme de la Régrippière ; elle lui valut à lui-même un autre avantage : « Je dirai ici, rapporte-t-il, comment notre bon » Maître, qui voulait me réduire à aller à pied, m’ôta tout d’un » coup, par une maladie qui me prit le jour de la Nativité de ma » bonne Maîtresse 1638, une incommodité qui m’eût empêché » tout-à-fait de marcher, à cause d’un mal que j'avais au pied, » qui ne pouvait se guérir qu'avec des incisions, et dont la gué- » rison eût encore été bien incertaine. Je ne croyais même pas » que ma mère ni les miens eussent souffert que je me fusse » exposé au danger d’être estropié. Notre bon Maître y mit la (4) Copie des

» main lui-même et me guérit sans fer par cette maladie (4). ed p P. .

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