‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 136 sur 251 · CHARITÉ DES RELIGIEUSES DE LA VISITATION · texte numérisé non relu

CHARITÉ DES RELIGIEUSES DE LA VISITATION

NOTE 8, p. 208. — Durant son séjour au monastère de la Visitation à Nantes, M. Olier crut retrouver, dans les soins qui lui furent prodigués, la charité si pure et si généreuse que lui avaient témoignée, dans une semblable occasion, les Dominicaines de

(D Afémoires Langeac, dignes héritières de l'esprit de la mère Agnès (2) ; et ce

Mr fut, sans doute, pour marquer sa reconnaissance qu’il donna au

j monastère de la Visitation un calice et une lampe d’argent, qu'on

(8 Pièce Ms. y conscrvait autrefois (3). Après son retour à Paris, il écrivait à

us dE Nan- la mère de Bressand : « Mandez-moi à quoi je vous serai utile,

‘ " » car je dois vous servir de tout mon possible, après les obliga-

» tions que j'ai à votre très-chère maison, et à vous en particu-

» lier, qui avez fait une charité à un pauvre serviteur de Dieu,

» qui doit s'en ressentir tout autant qu’il vivra. Dieu sait com-

» bien le souvenir de ce sejour m’est encore doux et le sera,

(4) Lettres aut. » comme je pense, toujours (4). » Ces saintes filles, dignes héri-

re M. Olier, P- tières de l’aimable charité de leur bienheureux fondateur, non

contentes de prier pour la santé de M. Olier, eurent encore l’at-

tention, pour en accélérer le rétablissement, de lui envoyer plu-

sieurs fois des présents de leur façon. Il était trop jaloux de se

mortifier pour aimer à recevoir de ces sortes de douceurs ; il ne

crut pas cependant devoir les refuser ; mais il ne les accepta qu’à

condition de n’en plus recevoir à l’avenir. « Je vous remercie

» de votre présent, écrivait-il, vous avez toujours trop soin de

» ce corps. Faites mes excuses à notre révérende mère de ce que

» je ne lui écris ; je ne laisse pas de la remercier de ses dignes

» présents ; mais à la charge, s’il lui plaît, que cela ne sera plus.

» Toute la communauté aussi me favorise trop, et ce sera à elle

» que je serai redevable de Ja santé et non à autre chose. Ses

(D) Lettres aut, prières seront plus efficaces que ce que vous m'avez envoyé,

de M. Olier, p. » Quoique pour un autre, et en soi-même, ce soit très-excel- 300. et alibi. » lent (à). »

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