‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 137 sur 251 · POSSESSION DE LOUDUN · texte numérisé non relu

POSSESSION DE LOUDUN

NOTE 9, p. 208. — La publicité qu’on donna, mal à propos, aux exorcismes des Ursulines de Loudun, y attirait la foule comme à un spectacle, et chacun en raisonnait à sa façon, ainsi qu’on a fait depuis. Les mécontents, par la haine qu’ils portaient au cardinal de Richelieu, ne virent dans cette possession qu'une intrigue de cour, ménagée adroitement, pour pallier aux yeux du

e; j'en

e la Vis qui lui i avaient aines de 2) ;etce onna au ht, qu’on crivait à ai utile, s obligaparticude Dieu, ait comle sera, es hérieur, non ore l’atyer pluux de se rs ; il ne epta qu’à remercie p soin de de ce que es dignes sera plus.

era à elle 1ose. Ses L envoyé, ès-excel-

| propos, Je comme i qu’on a nt au car- ’une inyeux du

peuple la vengeance cruelle et atroce de ce puissant ministre,

qui, disaient-ils, avait fait expirer dans les flammes le curé de

Loudun, auteur, non d’une vraie possession, mais d’une chan-

son satirique contre sa personne. Le roi voulut se faire instruire

de cette affaire fameuse, et, en conséquence, on envoya à Loudun

des hommes très-exercés dans la conduite des âmes, pour infor-

mer sur la nature de la possession. De ce nombre fut M. Picoté,

l’un des compagnons de M. Olier, qui contribua beaucoup à l'établissement du séminaire de Saint-Sulpice, et que nous ferons

connaître dans la suite de cet ouvrage. Il alla à Loudun en dou-

tant que cette possession fût réelle; et, après l’examen, il de-

meura si convaincu de sa vérité, qu’il dit : « Je ne doute plus que

le démon seul n’en soit l’auteur, non moins que des épreuves

du saint homme Job (1). » Ce fut aussi l'avis de M. Meyster, en- (1) Pie Ms. de voyé de son côté à Loudun par l’évêque de Saintes ; et ce qui se EN Ans passa lorsqu'il était présent aux exorcismes montre la haute ré- p. 50 ef suiv. ” putation que ce célèbre missionnaire s’était acquise, et la dévo- à pettre orition extraordinaire qu’il avait envers la Mère de Dieu, au crédit ginale de M. de laquelle il devait sa conversion et sa persévérance (2). On évier . rapporte encore que M. de Foix étant présent à ces exorcismes, as celles du le démon, après lui avoir reproché son humilité et son amour Père Amelote, pour les pauvres, déclara que cet ecclésiastique avait de grandes PA dr obligations à saint Joseph, par le crédit duquel il avait obtenu gages dans la bien des grâces, pour lui et pour les autres, qui devaient se sanc- we de Port-

, Royal in-43,1786 tifier par ses soins (3). one |

Page 1