DU LIVRE SIXIÈME. 237 ÉLOGR DE M. BOURDOISE
NOTE 12, p. 210. — Elogia viri religiosi D. Bourdoise. Hic fuit Elias more et clamore Joannes, Ore Nathan, curâ Paulus, amore Petrus.
Hic fuit Elias more, quia zelo zelatus est pro Domino Deo exercituum ; Et clamore Joannes , quia non timuit à facie potentüm, et dedit Dominus verbum suum in ore ejus ; Ore Nathan: aperuit enim os suum in parabolis, et sine parabolis non loquebatur ad eos; Cur Paulus : instantia siquidem quotidiana et sollicitudo omnium Ecclesiarum fuère partes illius; (+) Vie de M. Amore Petrus : non enim oves tantüm, sed et agnos verbo et Bowrdoie, Ms. exemplo pavit in innocentià cordis sui (1). in 4e, p. 1089.
NOTE 13, p. 211. — La vie manuscrite de M. Bourdoise, in-4°, suppose, pag. 486 et 1046, que cette rencontre avait eu lieu l’année 1637 au plus tard, tandis que le manuscrit in-folio la rapporte à l'an 4639. Cette dernière date noas paraît être la véritable ; au reste, celle de 1637 est insoutenable pour plusieurs raisons, entre autres, parce qu’elle suppose que M. du Ferrier aurait de- (2) Mémoiresde
mandé à dire la sainte Messe, cette même année, à Saint-Nicolas, M. du Ferrier, Ms. de Suinte-
tandis qu’il ne la dit, la première fois, que le jour de l’Ascen- Geyeviève, p. 43. sion de l’année suivante, 1638 (2). — Bibl, R. p.47.
NOTE 14, p. 212. — M. Bourdoise alla un jour, par dévotion, visiter l’église de l’abbaye de Saint-Denis avec trois ecclésiastiques de la petite société du Père de Condren, M. Brandon, M. Amelote et M. Barrault, et le trait qui arriva dans cette rencontre confirme encore ce que nous avons remarqué de la trempe de son zèle et de son esprit. « Ayant aperçu dans la sacristie, dit » son historien, un homme en habit et en manteau court, botté » et éperonné, qui confessait un prêtre revêtu de l'aube et de » l’étole, il envoya chercher, sur-le-champ, le révérend Père » prieur de l’abbaye ; et sitôt que celui-ci fut arrivé : Mon Père, » lui dit-il, venez voir, venez voir un soldat qui confesse un prè- » tre. Cette remontrance eut son effet, car sur-le-champ le prieur
4 ce . est re .. (3) Fie de M.
» défendit sévèrement au religieux sacristain de souffrir jamais pourdoise, Ms. » de pareils abus (3). » in-4e, p. 1016.
NOTE 15, p. 212. — Pendant que M. Olier et les coopérateurs de son zèle étaient chez la présidente de Herse, M. Bourdoise fit à un official qui vint le visiter, une remontrance de sa façon,
(t) Wie de M.
Bourdoise, Ms.
in-4e, p, 4044,
Bourdoise, Ms.
in-40, p. 488,
(3) Mémoir. de M. du Ferrier, p. 429 ef suiv, — Vie de M. Bourdoise, Ms. in-4, P. 47,
qui produisit les plus heureux résultats; nous laisserons encore ici parler son historien. « Cet official était en habit, dit-il, avec » des moustaches et de grands cheveux, selon la coutume des » prêtres de ce temps. M. Bourdoise voyant qu'il se raillait de » l'extérieur de M. Olier et de ses compagnons, qui étaient en » effet dans toutes les formes, il l’entreprit à son tour ; et, après » une bonne vesperie qu'il lui fit devant tout le monde, il lui » prouva si solidement l'obligation qu'il avait lui-même d’imiter » ceux dont il se raillait,. que, sur l'heure, l'official se fit faire la » couronne, les cheveux, coupa ses moustaches et prit une sou- » tane. Un autre chanoine de la mème cathédrale, qui y occupait » la dignité de chantre, et avait accompagné f'oflicial, convaincu » par les mêmos raisons, en fit autant, avec résolution de vivre » à l'avenir d’une manière beaucoup plus ecclésiastique qu’ils » n'avaient fait l’un et l’autre jusqu'alors (1). »
Un jour que les missionnaires étaient à table, M. Bourdoise leur fit une question d’abord assez singulière, mais dont le dénouement fut aussi honorable aux missionnaires, qu’agréable aux pauvres villageois accourus de loin pour entendre leurs discours, A peine avait-on servi le premier plat, qu’il s’avisa de demander si ces Messieurs, qui avaient prêché avec tant de force et de zèle, avaient fait chacun leur sermon : on lui répondit que la question ne pouvait pas être douteuse. « C'est de quoi je doute encore, » répliqua M. Bourdoise, je voudrais bien m’en assurer par les » effets. Nous avons déjà pris une partie de notre réfection, et il » ya ici une infinité de pauvres paysans, venus de huit ou dix » lieues pour vous entendre, qui n’ont pas même un morceau de » pain. Ils sont en danger de tomber de défaillance en retour- » nant chez eux. Messieurs, croyez-moi, faisons votre sermon ; » donnons-leur le reste de notre dincr et nous contentons d’un » peu de dessert. » La proposition fut adoptée et exécutée sur-le.
champ (2).