Copie des
à la vie; je ne savais comment manger, j'en perdais quasi red “à U l'habitude. J’admirais que les autres prissent leurs repas 362. — Vie de M.
avec facilité, et il me semblait que je donnais ces ali- Dretolilers À ments à un corps mort, sentant que la vertu naturelle ÿ," ee 7. m'était soustraite (2). Il me semblait aussi que mon (2 Zbid. pag. âme n’était plus, ou au moins qu’elle ne faisait plus ses in de M. fonctions naturelles, et demeurait comme privée de Pu- 959!" P:184, sage de toutes ses puissances. Vous me donniez cette
conviction, Ô man Dieu! à mon cher Jésus! pour m’ap-
prendre par nécessité à n’user de ces facultés que selon
votre bon plaisir, et à attendre un autre principe d’ac-
lion que celui qui m'avait conduit par le passé. Vous 43 jyid. pag. vouliez m’apprendre que mon âme n’est pas et ne devait Voir de plus être entre mes mains, mais entre les vôtres, à mon w. & Bretonvit- Tout ! qui en êtes le seul et unique maitre (3). re » Ce que la bonté de Dieu avait fait relativement aux fa- IV. cultés corporelles , elle le fit aussi par rapport aux fa-, OU cultés spirituelles de mon âme, et cela me laissa dans sans son sedes langueurs, des stupidités et des hébètements, qui ne Se tés peuvent se comprendre que par ceux qui les ont éprou- ses facultés spivés. Mon bon Maître m'a fait cette grâce fort long-temps : PR
mon esprit était alors enveloppé d’une telle obscurité,
que je ne me ressouvenais de rien; je ne pouvais rien
apprendre, et il y avait tant de confusion et de ténèbres
dans mon intelligence, que je ne voyais absolument rien;
Olier, par le Pére Giry, part. 1, chap. x1. — Àemarques historiques, t. 11, p. 520.
(2) Mémoires aut, de M. Olier, t. 1, p. 475, 476, et p. 293. — Vie de M. Olier, par M. de Bretunvilliers,t.1v, p. 476, 477, 478, 463, 464,
(3) Ibid. 1. 1v, r 490.
OUTRE p. 232.
y ES Y YS >
je ne savais même ce que je disais ; j’entendais parler le monde, comme ferait un sourd, sans rien retenir ni rien comprendre; je ne pouvais exprimer aucune pensée, même des choses que j'avais comprises autrefois ; je cherchais dans mon esprit, et je ne trouvais rien : souvent la pensée se présentait, et puis se retirait aussitôt, en sorte que, commençant à l’exprimer, je ne savais plus où j'en étais. Cet embarras et cette impuissance n’avaient pas seulement pour objet les sciences et l’étude, mais encore les choses les plus indifférentes et les plus aisées, comme d'entendre parler d’affaires, de converser avec mes amis (1). J'étais tellement entrepris que je ne pouvais dire un mot, je demeurais tout interdit et l'esprit suspendu, à peu près comme l’on voit des insensés en compagnie, qui, entendant parler, ne conçoivent ni ne répondent rien, et demeurent hébétés en regardant le monde. Ma mère, en me voyant dans cet état, disait de moi : Vous diriez qu'il est devenu idiot et insensé. Je ne pouvais faire autrement; je croyais même être réduit pour jamais à cet état, et souvent je m'’offrais à Dreu de bon cœur, pour perdre, s’il voulait, tout-à-fait l'esprit, et devenir fou. Je me souviens encore que j'étais réduit à une telle extrémité, que de ne pouvoir écrire ; m’efforcant parfois de le faire, je demeurais des heures entières à écrire deux ou trois lignes, et encore était-ce tout de travers (2). J'étais privé, pour ma conduite, de toute lumière intérieure, et presque de tout conseil extérieur ; car je ne pouvais exposer les matières sur lesquelles j’aurais voulu consulter, ne retenant rien, et ne comprenant pas davantage (3). Si je faisais visite pour moi ou pour la compagnie que nous formions avec mes amis, je manquais les personnes que j'allais voir, ou bien je réussissais si mal, que chacun avait sujet de croire que Notre- Seigneur n'était pas avec moi, et que son divin Esprit nr'avait délaissé (4), J'étais surtout alors obligé.de me faire
rler le ni rien pensée, ois ; je souvent itôt, en plus où avaient e, mais aisées, er avec ne poul'esprit nsés en it ni ne dant le lisait de é. Je ne e réduit Dreu de l'esprit, réduit à m’efforires en- -ce tout de toute térieur ; les j’auprenant pu pour je manréussis-
Notreà Esprit me faire
ÉPREUVES DE M. OLIER. 257 » conduire par mon domestique dans les rues, ayant » toujours le malheur d’oublier mon chemin; à cause
» de cet affaiblissement d’esprit qui accompagnait mes pau Mém, aut.
M. Olier, 1. 1, » peines (1). at
» Notre bon Maitre ne fit pas seulement ces soustrac- V.
Ï : ; Dieu sous- » tions de son secours relativement aux facultés naturelles Li à M. 0.
» de mon âme, il les fi encore par rapport à ses dons sur-lier tous les intel L’Ame él d ] ñ t t dons surnatu -
» nature s +. L'âme élevée ans la grâce, et comme natura- ;ejs, sensibles,
» lisée avec lu charité, considère ces secours comme s’ils
» étaient à elle ; elle croit faussement et se laisse persuader
» secrètement que c’est une chose sienne, et qui lui appar-
» tient en propre, comme les ailes qui croissent naturel-
» lement aux oiseaux et sont une partie d'eux-mêmes. De (2)Züid.t1, D.
299. — Vie de » là vient qu’elle s’estime et s’enorgueillit pour ces M. Olier, par M.
deBretonvilli » dons (2). Jusqu’alors je les avais regardés comme atta- nage
» chés à ma personne (3) ; et la soustraction que Dreu m’en nas Led , ?
» fit me laissa dans les ténèbres et dans des sécheresses p. 267.
» étranges; toujours vide de DIEU, au moins selon le » sentiment, tout rempli de mouvements de superbe et » d'amour-propre, toujours environné de respects hu- » mains, toujours saisi de craintes, je cherchais sans cesse » quels étaient les jugements du monde sur moi : si je ne » passais pas pour un ignorant, un idiot, un homme sans » piété, sans charité, sans patience. Je ne pouvais sentir
» autre chose, ni m’ôter ces pensées de l'esprit (4). Ces , (9 ps . » sentiments d’orgueil et de respect humain, qui me pour- p. 487.
» suivaient partout, me crucifiaient perpétuellement, parce
+ D’après les maîtres les plus éclairés dans la vie spirituelle, telle est la marche que Div tient pour purifier les âmes qu’il veut élever à une éminente perfection. Entre autres, saint Jean-de-la-Croix fait remarquer qu’il les introduit dans une nuit obscure, qui produit dans | elles deux sortes de ténèbres, selon les deux parties de l’homme, Pr SL Hs l’animale et la raisonnable : les premières sont amères et terribles de saint Jean de aux sens, mais les secondes sont encore plus forinidables à l’es- Her) prit (5). 452.
* NOTE 1, p. » qu'il me semblait que j’y adhérais *. Je souhaitais au fond
LS e. e.
ui Mémoires ® de l’âme ne rien faire que pour Dieu, et mon plus grand
ew . M: Olier; » tourment était de lui avoir été infidèle dans la moindre s "15. te: sn . A Ê : Vie de M. Olier, » circonstance, et d’être convaincu que toujours, dans
par le Père Grry, A : ‘ .
part. dr, ch. x, ? Mes actions, je prenais quelque chose pour moi ({).
os on v J'avais cru aussi que les bénédictions qui avaient » accompagné mon ministère étaient attachées à ma per- » sonne; et il plut à la bonté de Dreu de me les retirer » pareillement, pour me faire sentir ce que j'étais sans ces » aides, et à qui appartenaient ces dons, que je croyais Pose au» être miens (2). Ainsi, lorsque j'avais à parler à la com- .299, 300.» pagnie sur quelque passage de l’Ecriture, sur quelque » parabole que je devais expliquer, je le faisais avec tant de » confusion et de si mauvaise grâce, avec des termes et un » sens si impertinent, qu’il n’y avait en moi ombre quel- (8) Ibid. p.382. » conque de la sagesse de Dreu (3).
» Entendant les pénitents en confession, je n’avais rien » à leur dire * j'étais là délaissé comme un pauvre:réprouvé (4) Vie de M.» de DrEu. J’estimais les personnes qui s’adressaient à moi
Olier, par le père Ê À . F ‘ » si malheureuses, que je ne pouvais m'empêcher de dire
Giry, partie 4re.
chap. x1. Remar- mA . A où vi tu? 1Sau Mioriqes Ÿ en moi mème : Eh, pauvre âme ! où viens-tu ? que puis teur. p. 519,520. » je faire pour toi? tu ne sais à qui tu t’adresses ; le plus
— Année Domi- . . gi is ; sv nicuine. Ibid. p, » grand malheur qui puisse t’arriver, c’est celui-ci. Du-
465. — Vie de M. : . . TRE Otier, par M. de » rant ce temps, Je ne pouvais point monter en chaire; et
nds » si nos Messieurs m’ordonnaient de prêcher, je ne savais s0, 427. » que dire, je n’avais ni paroles ni pensées (4). Je me sou- 287, *P-» viens cependant qu’un jour, pour mon soulagement, (5) Mémoires » Dieu permit que, dans une mission, je fisse devant un
aut. de M, Olier. Van ës TE tom. 1, p. 477. — » grand auditoire un sermon avec ma première facilité,
par M. de Bre, » et même avec une facilité plus grande : ce fut pour m'em-
1, » pêcher de me trop décourager ou de m’abattre; car je » croyais tout perdu * (5).
"1 as nee » L'Écriture sainte me cpndamnait partout. Toutes les
être répronvé, ® fois que je louvrais, je n’y voyais rien autre chose que
» le reproche de mes vices et de mon endurcissement :
tu fond grand oindre , dans 1).
avaient na perretirer ans ces croyais la comquelque tant de 8 et un re quel-
ais rien éprouvé nt à moi de dire e puisle plus -ci, Duaire; et e savais me soucement ; ant un facilité, rm'em- ; car je
putes les hose que sement :
pme RUE dl to à £.
nr LR LE Va uTOAS STRESS ES SENTE
ÉPREUVES DE M. OLIER. 259 » comme, par exemple, dans l’Evangile où il est parlé du » grain qui tombe sur la pierre ; dans celui où il est fait
» mention du grand nombre des réprouvés. Je tombais
» souvent sur ces endroits ou autres semblables, presque
» toujours sur ceux où il est parlé de Judas. La coirpa-
» raison de moi-même avec ce perfide me poursuivait par-
» tout ; et je disais à nos Messieurs : On pense qu’il n’est
» parlé de Judas qu’en quatre ou cinq endroits de l’Ecri-
» ture; il en est fait mention plus de vingt fois (1). Per- eh r£ » suadé que j’étais un vrai Judas dans la compagnie , si je Bretonvilliers,t. » venais à tomber sur ces passages, c'était toujours avec * ” RAA
» des afflictions et des serrements de cœur non pareils; il
» me semblait qu’on me donnait alors des coups de poi-
» gnard. Je me souviens qu’une fois entre autres, disant
» extraordinairement la Messe au maître-autel, et à l’E-
» vangile, tombant sur ce nom affreux, je sentis une dou-
» leur aussi vive que si l’on m’eût percé le cœur d’outre
» en outre : ce qui fut cause qu’à peine osai-je lire l’E-
» vangile jusqu’au bout. C’était la même frayeur lorsque
» je jetais les yeux sur plusieurs autres endroits de l’E- (5 Mémoires, » criture (2). Par-dessus tous ces tourments , j’étais en- ébid, t. 1,p. 422. » core déchiré de scrupules, qui, seuls, me faisaient souf- roue » frir autant que tout le reste, et me rendaient insuppor- P'#"villiers, t.
» table au confesseur, à mes confrères et à tout le monde (3). (8) Mém. aut.
À . de M. Olier,t.1, » Si l’on parlait des marques de réprobation, je les voyais p. 423.
» toutes en moi ; il me semblait que tous les livres spiri-
» tuels me reprochaient ma superbe , entre autres saint
» Bernard. Je ne pouvais rien entendre de la bouche de
» mon directeur et de tout autre, qui ne me condam- (y Copie des
, : . : Mémoires de M.
» nât. Rien ne pouvait me soulager; et je me sou trot er
» viens qu’un homme, très-exercé dans les voies de — Vie de M. o-
. a A lier, par M. de » DEU, y travailla vainement, et perdit beaucoup de Bretonvittiers,t,
» temps à cette occupation, qui me fut tout-à-fait infruc- "Pe 3, p, » tueuse (4) *. 288.
» Quand on parlait de Dieu, je n’en concevais rien que
» comme d’un être fàcheux, rigoureux, très-cruel; par
» conséquent son souvenir n'était très-affligeant. Je me
» complaisais dans la pensée de l’enfer, et la description (1) Mém. aue, » M’en plaisait, comme du lieu qui m'était destiné (1). O
Qu » Père éternel! vous avez voulu pendant un très-long
208, 209. — de M. Olier, par » temps que votre nom me fût odieux, et comme insup-
M. de Bretonvil- 5 s
iers, Liv, p.442, © portable ; vous avez souffert que je vous conçusse comme Me » un être très-cruel, ne pouvant alors avoir d’autre idée de » vous. Hélas! où étais-je dans ce temps? je ne vous con- » naissais guère, Ô mon Dieu! Aussi est-il bien vrai que » je ne m'étais jamais exercé à vous adorer et à vous ser- » vir dans la pureté de la foi, étant accoutumé à ces vives » lumières et à ces sentiments si doux que votre bonté me » faisait goûter. La privation de ces dons sensibles me __ » laissait dans le doute de votre amour et de votre bonté ” OL » envers moi; car je ne sentais plus ni ne voyais plus ce
L.1, pe 27. » qui, auparavant, me le faisait connaitre (2). » Quoique je fusse plus assidu à l’oraison durant te » temps, je n’y recevais rien, pas un sentiment, pas le » moindre rayon de lumière. Je ne sentais que ténèbres, {3) Ibid, t, 1, » Obscurités, sécheresses, qu’impuissance de m’élever à p.182. — Wie de, Prey, tellement que je n’osais me tenir devant le saint
Pis ir mr » Sacrement. Un jour, il me semblait voir mon esprit torn-
marques histori. » ber tout-à-coup dans son néant, et être délaissé du Saint-
ge Ps, Esprit, qui, auparavant, le tenait élevé; et je me souviens
miate de » qu'il m'arriva de dire à Dieu ces paroles de Job : Muta-
Sete ri » tus es nüihi in crudelem ! Mon Dieu, vous êtes bien cruel
tv, p. 285, 386, » pour moi maintenant : vous me faites bien sentir votre a » rigueur (3).
» Aussi je pensais que toutes les choses qui s’étaient
» passées auparavant n'étaient que des illusions, n’ayant
» aucune espèce de consolation, ni aucun signe qui me fit
» présumer que j'étais aimé de Diœu ; c'était là mon grand
» martyre. Un jour, le Père de Condren me disait que ce
» n'étaient que des peines et des tentations. Plût à Dev,
» riel » Fr » sen » por
|; par Je me ription
(1). 0 s-long insupomme idée de 18 conrai que us sers vives nté me les me e bonté plus ce
rant te pas le inèbres, lever à le saint rit torn- 1 Saintouviens : Mutan cruel ir votre
s'étaient n'ayant i me fit grand que ce à DIEL,
ÉPREUVES DE M. OLIER. 261 » lui disais-je, que ce ne fussent que des peines (1), et (1) La science , del’Oraisonmen- » qu’elles pussent même durer toute l’éternité (2)! pourvu sue, in-12, Zyon
-… et Paris, 482 ; » que je ne fusse point haï de Drœu (3), je ne m’en inquiè- D.976,977.
» terais pas. En disant cela, je jetais de grosses larmes, qui (2 Année Do-
minicaine, etc. —
» témoignaient bien ma désolation. Mon tempérament en Remurques hist.
» fut étrangement altéré; javais le visage tout jaune, “1% w.
x . A : , Olier, par le Pè- » et le Père de Condren craignait que je n’en fisse quelque ,, Gin varie, » grande maladie + (#). “. me Ibid.
» En effet, ce qui me faisait le plus de peine, était de voir? & Vtém, out.
» intérieurement mon Dieu, qui me rebutait et me dédai- Li D
» gnait, moi, aussi bien que toutes mes œuvres; cette vue PA e "Le » du dédain de Dev se présentait à moi sous l’image d’une me Be At, 437,
» personne qui dirait avec mépris à un homme de néant, VIL
» en remuant la main, et rejetant ainsi sa personne etses Dieu et les
9 Saintssemblent » services : Allez, allez. Cette vue était pour moi plus L dédaigner.
» cruelle que la mort, ayant été accoutumé depuis long- » temps à être caressé, ou au moins souffert par la bonté
+ La tentation de réprobation dont M. Olier était attaqué peut produire, même sur le corps, des altérations si étranges. On en voit dans la vie de saint François de Sales un exenple fort connu. « Croyant que sa perte éternelle était résolue, dit son dernier histo- » rien, l'agitation de son espritet le trouble continuel de son cœur » le jetèrent dans une mélancolie profonde dont rien n’était capable » de le tirer : il passait les jours à pleurer et les nuits à se plaindre. » Son corps, quoique robuste, succomba à la fin sous une si rude » épreuve : une jaunisse universelle s’en empara, il perdit tout d’un » coup le boire, le manger, le sommeil. On voyait sur son visage les » marques sensibles d’un désespoir dont il y avait tout à craindre ; et » les douleurs cuisantes qu’il sentait dans tous ses membres faisaient » craindre pour sa vie. Qui n’a pas éprouvé ce que peut sur un cœur » qui aime Dieu l’effroyable pensée d’en être séparé pour jamais, » soupçonnera sans doute ce récit d’exagération ; cependant il n’est » rien de plus vrai, et de tant d'auteurs qui ont écrit la vie de saint » François de Sales, il n’y en a pas un qui ne raconte les eflets
» sensibles de cette furieuse tentation, de la manière dont on la rap- |. (5) Marsollier, » porte ici (3). » liv.s,
et es » divine (1). O mon grand Maitre! tout m'était suppor- ACT Le # » table dans ces épreuves, excepté les rebuts et les dédains deBretonvilers, » QUI Venaient de votre part. L'enfer et toutes ses peines 04% 0%) 5 ne sont point si affligeants. Il n’y a rien de beau et de
» doux sur la terre à une âme qui sait que vous ne l’aimez
» pas; comme aussi une âme qui sait que vous l’aimez
» peut-elle souffrir quelque chose ? Je me souviens des pa- :
» roles fâcheuses qui m’étaient dites, des reproches inté-
» rieurs que Dieu me faisait, des songes qui m’ôtaient toute
» espèce de joie, le jour et la nuit. Dreu, les anges, les
(2) 1bid. pe. » Saints du ciel : tout semblait être bandé contre moi (2). K10. — Mémoires s à ; x
aut, de M. Olier, » Une fois je crus voir en songe sœur Agnès, cette âme
tP.%0% ) bienheureuse qui m’aimait tant, eten qui j'avais toujours
» eu tant de confiance; elle paraissait être à la grille de son
» monastère, et, comme je me préparais pour faire quelque
» entretien spirituel, elle me rebuta et me dit: Vous êtes
» un orgueilleux, vous ne prècherez pas. Dans un autre
» songe, il me semblait que j’aidais M. Bourdoise à admi-
» nistrer les sacrements, et que Notre-Seigneur, me mon-
» trant ce saint prêtre, me disait, pour me reprocher mon
» orgueil : Ilen est de son action à la tienne, comme d’une
» personne qui met dans un tronc un quadruple, et d’une
AU En e re » autre qui y met une pièce de trois blancs. De plus, la
p. 309, 2410. — » sainte Vierge, qui était alors mon seul refuge, et par la
CpedsMME » faveur de laquelle je pensais que je n’avais rien à crain-
Olier, t. 1, pag. » " 1 ÿ 11:
RL dre, paraissait m’humilier extrêmement, et prendre
Olier, par M. de » moins de complaisance dans mes services que dans ceux
Bretonvilliers, t. : ss :
w,p. 3,45. » des autres, particulièrement dans ceux d’un garçon qui
* NOTE 4, p. » Mme préparait les ornements dans une de ses chapelles pr » où j’aïlais quelquefois (3).*
» Je ne recevais de Notre-Seigneur que des témoigna-
» ges de dédain et de colère ; je n’osais me présenter à lui,
» tant j'étais intérieurement rebuté; à la fin, je n'avais
» point la hardiesse de me tenir en sa présence, j’allais
» me cacher dans une chapelle de Notre-Dame où je n’a-
suppory dédains s peines au et de e l’aimez s l’aimez s des pahes intéent toute ages, les moi (2).
ette âme toujours le de son > quelque Vous êtes un autre e à admime moncher mon me d’une et d’une e plus, la et par la h à crainprendre lans ceux arcon qui chapelles
émoignater à lui, e n’avais e, j'allais ù je n’a-