‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 151 sur 251 · ÉPREUVES DE M, OLIER · texte numérisé non relu

ÉPREUVES DE M, OLIER

nitence, » au contraire, voyant que j'étais la confusion et le déstout le » honneur de toute la compagnie, et ayant toujours ce chasser » sentiment dans mon cœur, je trouvais toutes ces paans mon » roles très-véritables. Aussi j'avais le sœur si net et si » plein de sentiments de charité pour mon supérieur, au

secours » moins par la bonté de Notre-Seigneur, que tous les aiblesse, » jours je priais Dieu pour lui, et disais la Messe à son de Dieu, » intention, non pas comme pour un ennemi et un periens, en » sécuteur; car je ne pensais pas à cela, mais comme pour dernier : » le plus intime de mes amis, m’intéressant à tous les y n'avons » biens que Dieu lui faisait comme aux miens propres, et avait dit » plus mille fois. J’admirais ses lumières et ses dons; j'en en, qu’il » rendais grâces à Dreu de tout mon cœur, et le priais de ven aller à » les lui continuer. Il me semblait, en ce temps-là, que je nait bien . » fusse comme une bête morte, comme une pauvre victime s que je 1 » immolée à la gloire d: Dieu. Je me souviens qu’étant mauvais ; É » beaucoup persécuté 2 moqué par notre compagnie et

» par des étrangers de condition (1), je prenais un grand (4 copie, ete.

rés) » plaisir à dire à Dev, me mettant devant lui en esprit 590 an. …abrt miliations : ! NS D à SE ù » d’hostie : Ah! mon Dieu, que ceci serve à mon sacri- 9% de 11" cahier ravagances à | | FA A ; des Mémoires de était fon: À » fice; il faut mettre en pièces la victime; il faut retran- N. Olier. — Vie , h : e M. Olier, par lui servait 1 » cher de moi tout l'honneur de ce monde. Ah! mon #. de Bretonvile il lui don- , » amour, coupez et faites couper par qui il vous plaira 365 302" e Ro ; » tout l’honneur que je prétends sur la terre. et des ï 4 E entre k » Je me souviens qu’en ces temps, tout le monde IX. L des plus à » m’abandonnant, je cherchais quelqu'un qui me servit, M. Olier ne ‘4 | R situe ; rouve person :

état, et le 1 » d'appui : malheureux que j'étais, de ne pas voir que ne qui LA cou peines, il É » Du m'ôtait tout secours humain, pour m’obliger de sols dans ses # , , peines, Jul, et que ï » ne m’appuyer que sur lui, et de m’abandonner à lui p . La très- l ] PT $ ‘ è refuge des î » seul (2)! Car telle est la conviction qu'ont produite depuis (2 Mém.t.1,p.

te colère, Ë » en moi tous ces délaissements. Un homme de talent se "” que comme ii » présentant pour me servir dans mes affaires, je m'ests à » timai heureux de ce secours, dans l’état où j'étais. Je dre fl » me jetai entre ses bras, et m’appuyai sur lui pour trou- » ver quelque soulagement; mais, ne cherchant pas Dieu

» en lui, et n’ayant en lui qu’un appui temporel et gros- » sier, ;’en fus aussitôt payé comme je méritais de l’être : » car, se servant contre moi des faiblesses de mon esprit, » et de l’état pitoyable où j'étais, il se joua de moi, et » brouilla davantage mes affaires. Ce fut encore là une » des marques les plus visibles de la miséricorde de » Div, qui voulait que je fusse tout à lui, et n’usasse de » ses créatures que dans une dépendance entière de sa (1) Mémoir.aut. ; .

de M. Olier, 11, » bonté, ayant plus de confiance en lui que dans tout le

p.180, 481. reste (1).

X. : à datif ie us Tel est le tableau que M. Olier nous a tracé de ses

miliationsdeM. peines. Quelque rigoureuse que puisse paraître en appa- Olier. rence la conduite de Dreu sur son serviteur, l’on ne saurait s'empêcher d'y admirer l’ouvrage de sa bonté et

de sa providence; puisque ces épreuves devaient servir, non-seulement à la sanctification personnelle de M. Olier,

mais encore à préparer les voies à l’établissement du

séminaire et de la société de Saint-Sulpice, comme la

suite le montrera. On a vu que lorsque les ecclésiastiques

formés par le Père de Condren se réunirent en société, ils

(2) Mémoires nommèrent pour chef M. Amelote (2); et ce choix, à le et Fer- considérer selon la raison et la prudence humaine, était sage et éclairé. Doué dès son enfance d'une facilité d’es-

prit et d’une pénétration peu commune, M. Amelote, déjà

(@) Rérit de docteur en théologie depuis l’âge de vingt-deux ans (3), lenfanes du RÉ possédait plus qu'aucun de ses confrères la doctrine du &) Mémoires Père de Condren (4); et comme chacun l’estimait avec rairi | mou son pour sa vertu et pour sa science, il semblait réunir toutes les qualités qu’on pouvait désirer dans un

supérieur. Mais ce n’était pas celui dont la divine Pro-

vidence avait fait choix; elle destinait M. Olier pour

servir de pierre fondamentale à l’édifice; et, toutefois,

elle ne permit pas que cs ecclésiastiques le nommas-

sent supérieur, de peur, sans doute, que l’œuvre du sé-

minaire, réservée à M. Olier, semblât êtré un dessein

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ÉPREUVES DE M. OLIER. 269 concerté par les hommes. Bien plus, afin que ce choix parüt manifestement l’ouvrage de sa puissance, lorsque le moment en serait venu, il tint son serviteur durant deux années dans cet état d’humiliation profonde, et voulut (1 pie de M. que celui qui devait être, incontinent après, le chef des SérmParte Pè-

re Giry, part. 4e, autres, semblât être devenu alors le rebut et l’opprobre de chap. xr. — Re-

marques historitous (1). ques,t. 111,p. 548.

Mais pour qu’il ne manquât à M. Olier aucun genre XL.

; : “se Conduite du d'épreuves, Dieu, par une conduite qu’il tient assez Or- pire de Con--

dinairement sur les grandes âmes (2), voulut qu’il fût dren. Ses der- . & : | RE > nières paroles à

entièrement privé des consolations que lui avait jusqu’a- y. ojier.

lors données son directeur. Il permit donc que le Père (2 M. Boudon, À 1 + Vie du Père Su-

de Condren entrât lui-mème dans les desseins secrets de sin, 1826, t. n,

sa providence, et se conduisit à l'extérieur comme s’il Pet

n’eût plus fait aucune estime de M. Olier (3), quoique, (3) Pie de M.

des À ,r Olier, par M. de

dans le fond, cet homme si éclairé regardât son état d’é- Bretonvilliers,t.

preuves comme une faveur privilégiée, et une prépara- "" P: 495, 196:

tion aux grâces les plus insignes. « La bonté de Notre-

» Seigneur, dit M. Olier, voyant que j'avais une très-

» grande confiance dans le Père de Condren, et que je

» m’appuyais beaucoup sur lui, peut-être trop, voulut me

» sevrer encore de cette consolation. Comme je savais que

» je devais être détaché de tout appui des créatures, je

» me souviens que je lui dis un jour : Mon Père, vous me

» quitterez. Ce ne sera qu’à la mort, me répondit-il. Et

» pourtant les rapports qu’on lui faisait de mes déporte-

» ments l’obligèrent à me délaisser, et à ne plus faire

» compte de moi (#). » Ce délaissement apparent, l’une des (9), Mémoires

aut,de M. Olier,

» plus grandes peines qu’une âme puisse souffrir (5), dura sue oi » deux mois, c’est-à-dire fjusqu’à la mort du Père de Con- (5) M. Boudon, » dren, arrivée, comme nous le dirons bientôt, le 7 jan- » vier de l’année suivante.

Pendant tout ce temps, M. Olier, alors retiré à Saint- Maur avec ses compagnons, ne laissait pas, quoiqu'il n’en recût aucun soulagement, de venir toujours le vi-

ibid,

* NOTE 7, p.

(4) Mémoires aut. de M. Olier, t 11, p. 218, 249.

— Copie des Mémoiresaut. deM.

Olier, Lin, p.

31, verso, — 4brégé du % cahier des Mémoires aut. de M.

Olicr.

(2) Mémoires aut.de M. Olier, t. 1, p. 483, 23; t. 11, p. 30, 249, 479; te 111, P. 4,

siter selon sa coutume. Mais dans une visite qu’il lui fit à la fin du mois de décembre, et qui fut la dernière, il aurait pu comprendre aisément que, malgré cette froideur apparente, son sage directeur regardait ses peines comme une épreuve, uniquement ménagée pour le rendre capable de travailler un jour au rétablissement de la piété, et au renouvellement de l'esprit sacerdotal. Dans cette visite, le Père de Condren l’entretint fort de cet ange de l’Apocalypse auquel il l'avait exhorté autrefois d'avoir grande dévotion, et qui viendra sur la fin de l’Église, jetant du haut du ciel en terre le feu de l’autel, qu'il aura mis dans son encensoir. Il lui fit remarquer que la dévotion envers le très-saint Sacrement, l’hostie de notre autel, est la dévotion propre des prètres, et qu’il devait s’appliquer à la répandre partout. Ce qu’il ajouta ne fut pas moins remarquable, et montrait que Dreu, par toutes ces épreuves, avait voulu faire mourir M. Olier au vieil homme, pour le remplir ensuite de l'esprit de la vie de Jésus-Curisr, l’homme nouveau. « Or done, » continue M. Olier, après m'avoir fort exhorté à faire » honorer le très-saint Sacrement, il me dit ces paroles » qui me furent bien chères et bien utiles : Prenez l’en- » fant Jésus pour votre directeur. Et il me dit cela sans » que je lui eusse fait connaître qu’en effet je m’aban- » donnuis déjà à l’enfant Jésus pour me conduire. Cette » dévotion allait à continuer la vie et l'esprit de mon » directeur sur la terre ; il se conduisait lui-même selon » les sentiments et les mœurs de l’enfant JÉsus* (1). » Cétait la pratique habituelle de M Olier, depuis qu’il s’était vu comme privé de tout appui: dans les moments où ses peines lui donnaient quelque relâche, il s’adressait à l’enfant Jésus, qu'il avait pris pour modèle, et même, au défaut de tout autre, pour son unique conducteur (2). |

ue

écr) dor il d sin lui lon la vou

il lui fit rnière, il cette froies peines ur le renement de otal. Dans ort de cet autrefois la fin de de l'autel, remarquer l’hostie de et qu’il deajouta ne DIEU, par ° M. Olier de l'esprit « Or donc, rté à faire es paroles Dyenez l’encela sans e m’abanluire. Cette it de mon ème selon sus* (1). »

epuis qu'il s moments il s’adresnodèle , et ique con-

Roes er RÉ TRRE ÉSS RRTRS F

ÉPREUVES DE M. OLIER. 271 Cependant le Père de Condren touchait à la fin de sa XII,

vie, sans avoir encore déclaré à aucun de ses disciples le ae dessein de l'établissement des séminaires qu’il méditait, pose de laisser et dont il ne leur avait parlé jusqu'alors que d’une ma- sen sé nière couverte (1). Cette année, M. Amelote, un peu minaires. Il est dégoûté des travaux des missions, lui ayant écrit qu'il on Pè # doutait s’il était dans l’état pour lequel la Providence : FH Lena l'avait destiné : « Je ne pense pas, lui avait répondu le p.184. / » Père de Condren, que l’occupation des missions soit » votre vocation pour toujours; mais elle doit fonder ou » faire naître quelque autre emploi, que Dieu vous don- » nera (2). » Sans expliquer davantage sa pensée, il se 49), es 2 contentait de leur dire depuis longtemps qu’il mettrait C°"dren, Ms. par écrit le projet de l’œuvre qu’il avait en vue, afin que cet écrit püt leur servir d'instruction, s’il n’était plus au monde lorsque le moment de l'exécution serait venu (3). « Gaine je serai sorti de laccablement des 4, énores

M. du Ferrier, » affaires pré: écrivait-il à M. de Donnadieu, #5. B&ël. R. p.

En | : ; | 154. — Ms.Sain-

» évèque de C1’ :iages, je travaillerai à dresser les te-Geneviève, p. a Rai x 401.

» Mémoires de cette institution, et à en jeter les

ë | : (4) Lettres et » fondements dans l'esprit de ceux qui doivent y con- écrits du Père de

» sentir (4). » Re:

Néanmoins le Père de Condren n’avait point encore

écrit ces Mémoires, lorsqu'il fut atteint de la maladie

dont il mourut. Quelques jours avant qu’elle se déclarût,

il désira voir Marie Rousseau, dont il faisait une estime

singulière. Cette sainte veuve étant venue le visiter,

lui dit qu’il aurait dù écrire ce qu’il méditait, depuis si

long-temps, pour servir aux ecclésiastiques employés à

la conduite des âmes +; et comme il témoignait qu’il

voulait y mettre la main, elle l’assura qu’il n’en était

+ Ces écrits projetés étaient apparemment distincts des Mémoires sur les séminaires.

4: Mémoires plus temps (1). Ce fut peut-être ce qui détermina le En Ferre" Père de Condren à exposer alors, de vive voix, son

de ue ae dessein à M. du Ferrier, l'un de ses disciples, en le Condren fait Chargeant de le communiquer aux autres, la veille mème D US du jour où se manifesta la maladie qui le conduisit si Dieu, touchant promptement au tombeau (2). « Il arriva, rapporte M. du res rh » Ferrier, que j’allai voir le Père de Condren, et comme de M.du Ferrier, » i] venait de dire la sainte Messe, je lui proposai ce

p. 134, 435, 436, ane ; k 437. » que j'avais à lui demander pour mon instruction. Dans » les réponses qu’il me fit, il redit encore qu’il fallait faire » quelque chose de mieux que ce que nous avions fait jus- » qu’alors. Mais, lui dis-je, mon Père, que peut-on faire » de meilleur que les missions, où l’on voit tant de pé- » cheurs se convertir? -— Je vais vous le dire, me répon- » dit-il. — Aussitôt je me ravisai, lui demandant par- » don de ma curiosité indiscrète, et le priai de ne pas me » faire connaître ce que c'était. — Non, me dit-il, ne vous » troublez pas: ce n’est pas curiosité ; c’est un effet de la » providence de Div, qui veut que je vous déclare enfin » ce qu’il demande de vous ; le temps en est venu. Mais » puisqu'il est tard, remettons à demain matin : je vous » attendrai à huit heures. Je le quittai, et me retirai. » Le lendemain, après avoir dit la sainte Messe, je me » rendis, à huit heures du matin, à la chambre du Père de » Condren, où je trouvai M. de Renty, qui se retira, lors- » qu’il lui entendit dire que j’étais fidèle à l'heure du ren- » dez-vous. Étant donc seuls, il commença à me parler ; » et après m'avoir montré que le fruit des missions, quoi- » que excellent, se perd, s’il n’est conservé par de bons ec- » clésiastiques, parce qu’il n’est que passager, il conclut » qu'il fallait nécessairement travailler à en former dans » l'Eglise, sans compter sur ceux qui sont déjàäavancés en » âge, et promus aux Ordres sans préparation, parce qu'il » n’arrivait presque jamais qu’un mauvais prêtre se con. » vertit. C’est done, ajouta-t-il, une raison qui doit nous

mina le ix, son s, en le le même duisit si te M. du

t comme Jposai ce on. Dans lait faire s fait just-on faire nt de péme répondant parne pas me |, ne vous effet de la clare enfin enu. Mais n : je vous retirai. sse, je me du Père de etira, lorsre du renne parler ; ions, quoide bons ec- Lil conclut brmer dans avancés en parce qu'il tre se Con.

i doit nous

DÉCLARATION DU PÈRE DE UONDREN, 273 » convaincre de la nécessité d'élever les jeunes gens dans » l'esprit clérical : ce qui ne peut se faire que dans des » séminaires, comme le Concile de Trente nous l’a sain- » tement montré. Sur cela, je lui exposai des difficultés » qu'on croyait alors insurmontables, et lui rappelai la per- » suasion où chacun était qu’inutilesnent on travaillerait à » établir des séminaires, après qu’on avait vu depuis plus » de soixante ans que ceux de Toulouse, de Bordeaux, de » Rouen, n’avaient pu réussir, nonobstant les soins des » cardinaux de Joyeuse et de Sourdis. Il me fit voir qu’on » se trompait ; qu’iln’y avait rien de plus aisé que d’en éta- » blir utilement, pourvu qu’on n’y reçüt que des jeunes » gens avancés en âge, et dont le jugement, déjà formé, » pût faire juger, après les avoir éprouvés quelque temps, » s'ils étaient appelés au service de l’autel. Il s’étendit beau- » coup là-dessus, me donnant courage pour attendre » le secours que Driu donnerait indubitablement à cette » œuvre. Il ajouta mème qu’il ne fallait point perdre de » temps pour commencer, parce que l'esprit malin ne » manquerait pas de faire naître des divisions et des trou- » bles pour empècher de former de bons ecclésiastiques. » Nous étions alors dans une grande tranquillité, et on ne » parlait point encore de ces opinions qui ont jeté depuis » la division, avec un dommage extrême, dans l’Église. » IL m’avertit enfin de ne prendre aucun parti que celui » du Pape, et d'éviter les combats de paroles et les con- » tentions, selon la recommandation de saint Paul.

» Dix heures sonnèrent, et frère Martin, qui était son » assistant, vint l’avertir de dire la sainte Messe ; il lui dit » d'attendre encore. Le frère revint à onze heures, et le » pressa un peu : alors je fus surpris d'entendre le Père de Condren, cet homme si sage et si circonspect, fui » faire cette réponse : Mon L'rère, si vous saviez ce que » je fais, vous ne me presseriez pus; car ce que je fuis » vaut mieux que ce que vous voulez que je fusse. Eulin, 1,

» après avoir continué à me parler jusqu’à midi , il me : Frère Martin se fâcherait , remettons la suite » à demain matin. Il alla donc dire la sainte Messe; je me » retirai, et ne l’ai jamais plus revu. Car, y étant retourné » le lendemain, je trouvai qu’il était malade d’une inflam- » mation de poitrine ; et comme les médecins avaient dé- » fendu qu’on le fit parler, il ne me fut pas possible de » pénétrer jusqu’à lui.

» Pendant sa maladie, qui ne dura que huit jours, je » racontai à mes amis ce qu’il m'avait dit, et où il avait » terminé son entretien. Ils furent bien aises de cette dé- » claration que je leur faisais de sa part; seulement » M. Amelote témoigna quelque surprise de ce que le Père » de Condren ne lui en avait jamais parlé. Comme la ma- » ladie devenait périlleuse, et que je craignais qu’il ne » mourût sans achever de m’instruire, je m’avisai, le soir » des Rois, d'envoyer au Père Bouchart, qui était toujours » auprès de lui, un billet par lequel je le priais de conju- » rer le Père de Condren, si Dieu l’appelait à lui, de lais- » ser son esprit et sa lumière à quelqu'un, sur le sujet » dont il avait commencé de m’entretenir. »

M. du Ferrier envoya ce billet la veille même de la mort du Père de Condren, et nous verrons bientôt l’effet dont il fut suivi. Avant de mourir, ce grand homme parut affligé des maux que l’hérésie du Jansénisme devait causer à : «Ce qui me fait gémir, dit-il à ses Pères réunis,

» c’est le schisme que je prévois, et qui paraîtra dans deux .» ans, » prédiction que l'événement justifia à la lettre (1); ‘et comme s’ileût voulu éloigner ce fléau de sa congrégation,

il la bénit en faisant à Jésus-Curisr cette prière : « Venez, 1) Annales de ” Seigneur Jésus, et vivez dans vos serviteurs dans la plénitude de votre force, et dominez sur la puissance en-

l'Oratoire, De »

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Sa gloir » {er » tre » rie » CFO » il » to » No » hoi

sault, Vies Mb, y nemie, vous qui vivez et.régnez dans les siècles des siè-

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(3) Oraison fu. » cles (2). » Sa vie avait été une image très-parfaite de celle du Fils de Dreu (3); sa mort eut encore avec la

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