LE PÈRE IGNACE ESSAIE DE DÉLIVRER M. OLIER DE SES PERINES
NOTE 3, p. 259. -—M. Olier, en rapportant qu’un grand serviteur de Dieu essaya vainement de le soulager durant ses épreuves, désigne probablement le Père Ignace, carme déchaussé. Voici ce qu’il en a écrit dans ses Mémoires : « Le R. Père Ignace,
(#) Copie des » homme fort doux, simple, caché (4), grand serviteur de Dreu,
Léa A ; » pria beaucoup pour moi pendant mes peines. Ce saint person:
84.» nage,en me recommandant à Du, vit un jour la sainte Vierge, » de laquelle sortait un rayon qui aboutissait sur moi et me con-
(5) Wém. aut. , Quisait ainsi partout; ce qui signifiait la conduite visible de
de M. Olier,{, u Ë da s : ; p. 976,377, » cette sainte Mère à mon égard (5). De plus, comme je croyais
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SES PERIÎNES.
n grand ser-
durant ses e déchaussé.
Père Ignace, eur de Dreu, saint personainte Vierge, bi et me cone visible de
e je croyais
» alors ètre réprouvé ou haï de Dieu, je priai le Père Ignace de
» vouloir bien s'intéresser à mon salut. Il arriva qu’un jour, ce
» grand serviteur de Dieu ayant fait une neuvaine de Messes
» pour ma conversion, ce dont je l'avais instamment prié pendant
» mes peines, il apprit enfin de la bouche de Dreu, que mon âme
» était encore aimée de lui; assurance que m'ont pareillement
» donnée quelques âmes très-intérieures (1). Il m’écrivit cela après
» la neuvaine qu’il fit pour moi, dans le temps de mes angoisses. yénoi
» Elles provenaient surtout, à mon Dieu, de ce que j'estimais que pe
» vous ne m’aimiez pas; et, lisant sa lettre devant vos autels, à 9/ier:t. 1,. 85,
» genoux, à cause du grand respect que je portais à votre saint *
» serviteur, j'y trouvai ces paroles que vous lui aviez dites, Quelle
» joie, Seigneur ! quelle consolation, quoique passagère, cela n’o-
» péra-t-il pas en mon cœur tout angoissé ! car je recus alors dans
» mon âme celle même assurance. Oh! que Dreu est bon, qui ne
» peut s'empêcher de nous faire du bien, quand même il résout de
» nous punir et denous traiter comme notre péché le mérite {2). » (2) Zbid. t. 1. p. La joie dont parle ici M. Olier fut aussi courte qu’elle avait été 292.
vive, et ce rayon de lumière ne sembla avoir éclairé un instant
son esprit, que pour le replonger dans une plus profonde obscu-
rité. Il faut en dire autant des rapports qu'il eut alors avec une per.
soune d’une éminente vertu, et dont il parle ainsi : « Je me sou-
» viens que, au commencement de mes peines, la miséricorde de
» Dieu permit que j’eusse liaison avec une âme des plus saintes
» qui soient au monde, et qui est à cent cinquante ou deux cents
» lieues d'ici. Depuis, elle m'a toujours écrit avec tant de charité
» «le compassion et de confiance, que je recevais par ses lettres (3) Ibid
» tout ce que j'eusse pu recevoir par cent mille personnes : tant p: 21. Abrége
» elle m’écrivait à propos, et tant Dieu lui faisait connaître clai 4,1 ‘chier des
» rement l’état de ma pauvre âme (3). » del ke de
(4) Copie des