‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 160 sur 251 · M. OLIER FAIT VOEU DE RÉCITER LE CHAPELET · texte numérisé non relu

M. OLIER FAIT VOEU DE RÉCITER LE CHAPELET

NOTE 4, p. 262, — « Pendant plus de dix-huit mois, dit » M. Olier, il me fut impossible de m’élever à Dreu (4). Me voyant (à) Mém. aut . auts

» au bout de mes inventions, je cherchais partout ma réconcilia- de M. Olier, t » tion avec Dieu; continuellèment je demandais la sagesse divine "? °!*

» et le Saint-Esprit par beaucoup de gémissements, ne croyant

» pas l'avoir reçu même dans la Confirmation, me persuadant que

» j'en étais entièrement privé, et pour jamais. Un dimanche où

» l'Eglise demande à DIEU son saint amour, c’est, je pense, en

» octobre de l’année 1640 (5), je promis par vœu, à notre divine un ES

» Maîtresse, de lui dire, un an durant, le chapelet, si elle voulait ss “ai la fe 19

» m’obtenir le Saint-Esprit, Quelque temps après, je commencai » Di » à le réciter dans des intentions nouvelles que je n'avais pas » M » eues auparavant; au premier Pater et au premier dizain, je re- » po » mercie Dreu le Père d'avoir choisi la sainte Vierge pour son » À « » épouse; au second, je remercie le Fils de l'avoir choisie pour » mn PA Pr rat » sa mère, et au troisième, le Saint-Esprit de lavoir choisie pour » po p. 9410, 244. » son temple et son tabernacle (1). » » hé » no CES ÉPREUVES DISPOSENT M. OLIER A L'AMOUR DES MÉPRIS. d : »

| » sel NOTE 5, p. 264. — « Durant mes peines, il me semblait, dit

» M. Olier, que Dreu voulait que je fusse comme enfermé dans N » un tombeau, vivant dans un esprit de mort à tout, soit pour » ble » l’intérieur, soit pour l’extérieur; que je n’eusse aucune sorte » eff » d’élévation ni de consoiation, ne méritant, au contraire, qu ab- » et (2) Zbid, p.488. » jection, humiliation, anéantissement et croix perpétuelle (2). » pel Fes A : u A] “s » Au sortir d’une mission, nous allâmes, selon notre coutume, » tot Bretonvilliers 1, » à Notre-Dame de Chartres; et il m'arriva, ce qui m’est ordi- » mc iv, p. 10,412. » naire, de chercher secrètement quelque soulagement à ma » Et » superbe humiliée et à mon amour-propre, en désirant d'aller » » de » à pied, de compagnie avec une personne de grand mérite, et » qu » quelques autres qui la suivaient: mais la Providence ne le ! » ce » permit point. Voyant alors que j'étais indigne de cette sainte » po conversalion, je m'en allai seul, comme un pauvre excommu- » rie nié, comblé cependant de beaucoup de grâces; car je me trou- » de: vai aussitôt l’esprit rempli d’une grande lumière, sans presque » lég me sentir moi-même dans la marche, tant elle me remplissait de » de joie. Je voyais alors l’horreur de la superbe et son énormité, | » de puisqu'elle dérobe à Dreu l'honneur qui appartient à lui seul, » ma et dont il est si jaloux, que bien qu'il : :ommunique tout » tais entier à sa créature, jamais il ne lui communique son hon- ; » soi neur, J'en demeurai si convaincu, j'étais si pénétré du mé- » ce pris et de la confusion qui sont dus à l’homme, que je ressen- É » me tais des joies non pareilles, lorsqu’en esprit je me voyais foulé : » je | aux pieds de tout le monde, plongé dans la boue et les ruis- ; » da seaux des rues, prêt à déclarer mes péchés à la face de l’uni- Ë » su

vers, ne désirant que de l’honneur pour DIEU, et pour moi du F.

mépris. L'Esprit de mon divin Maître me préparait par là à

supporter les injures et les affronts. Un jour, pendant la Se- Ë maine sainte, je vis plusieurs personnes se moquer de moi dans à d une action publique de religion ; cette humiliation n'aurait rien ë N

: Mn CI AT RSR ni ) » pu sur mon esprit, s’il n’eût été intérieurement délaissé de » na

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