‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 162 sur 251 · ESPRIT D'ENFANCE, GRACE DE M. OLIER · texte numérisé non relu

ESPRIT D'ENFANCE, GRACE DE M. OLIER

NOTE 7, p. 270. —« Le Père de Condren, dit-il, me faisant con- » naître les grâces de quelques personnes, après m’avoir dit, parlant » de M, Vincent, un tel a le caractèrede prudence ; un tel, c’était

(4) Mém. aut, de M. Olier,t,u, p. 218,219.—Co.

Pie des Mémoires autog. de M, Olier, tin, p. 81, verso, = Abrégé du 9 cahier des mémoires autographes, etc.

(2) Oraison funébre du Père de Condren.

(3) Mémoir. de M. du Ferrier,

» M.Amelote,acelui de sagesse ; j'ai celui d'enfance,ajouta-t-il, » en parlant de lui-même. En effet, l'enfant Jésus était sa grande » dévotion, et il était lui-même tout enfant dans ses procédés, par » sa simplicité, sa naïveté, son innocence, sa candeur, son humi- » lité, qui sont des dons qui me manquent bien, et le dernier plus » que tous. Après, lui demandant quelle était ma grâce, il me dit » que je tenais de la sienne. Je ne doute pas que Notre-Seigneur ne » désire de moi que je vive en enfant, sans souci, sans réflexion, » en bonne simplicité, m'abandonnant entre ses bras, comme un » enfant entre les bras de son père, un enfant qui ne pense à » rien qu’à lui plaire, à le contenter, l’aimer, l’admirer, le louer » et lui souhaiter toute sorte de gloire, gardant pour moi toute la » confusion et le mépris. Je ne puis dire combien, depuis la mort » du Père de Condren, j'ai été confirmé dans cette voie et ces » dispositions. C’est là tont mon attrait ordinaire, j'en remercie » mon Dieu de tout mon cœur (1). »

NOTE 8, p. 276.— L'orateur qui fit l'éloge du Père de Condren, parlant de l'admiration qu’excita la vue du défunt, et voulant réfuter l’opinion où chacun était qu’il vivait encore : « Ils se » trompent, s’écria-t-il ; la devise de ce saint homme, n’était-ce » pas le mépris ou la mort, n’être point honoré ou ne plus vivre? » Eh quoi! ilsse mettent à genoux devant lui ; ils l'embrassent ; ils » le louent infiniment ; ils lui baisent les pieds, et il demeure » immobile! Qui ne voit que c’est une preuve invincible et évi- » dente de sa mort? puisqu'il ne refuse plus les honneurs, il est » aisé de voir qu'il ne lui reste plus de vie (2), »

Page 1