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» nion je fus entièrement convaincu qu’il fallait venir
( Mémoir.de » dans ce lieu, s’y abandonner à Dieu, et le laisser M. du Ferrier, , p. 453,484. » agir (1). »
Réunis tous trois au mème avis, ils résolurent d’en
X écrire à M. Olier (2). M. Picoté, son confesseur, se chargea
M. Olier va x de 4 .
trouver ses a- Volontiers de la commission ; il lui exposa fort au long
mis à Vaugi- leurs vues sur l'établissement projeté, et le conjura de
rard et fait une + | :
retraite pour S'Y rendre favorable, ou du moins de partir sans délai
consulter DIEU. pour Paris, afin de traiter l'affaire de vive voix. Mais DrEv,
(2) Mémoires Sr À :
deM. Baudrand, en choisissant M. Olier pour la pierre fondamentale de “,40.
l'édifice, voulait être reconnu lui seul auteur de tout ce
dessein, et sa providence en ménagea de loin une preuve
sensible. Elle permit que M. Olier y trouvât plus de diffi-
culté encore que les autres, et les marquât à M. Picoté
dans sa réponse; néanmoins, pour satisfaire au désir de
ses amis, il partit peu de jours après. Arrivé à Paris, il
se trouva toujours, quoi qu’on püt lui dire, aussi opposé
au dessein de Madame de Villeneuve; et tout ce qu’on
gagna sur lui, ce fut qu’il recommanderait cette affaire
(8) Ibid. à Notre-Seigneur (3). Dans le dessein de connaître plus A de 2. sûrement la volonté divine, il se retira, au commencement on us La du mois de décembre de l’année 1641, dans une maison marques histori. de campagne (4), à Notre-Dame des Vertus, près Paris (5), ges EP: où M. Picoté alla le visiter quelquefois, soit pour l’assis-
(5) Réglements ‘eniri 1 î 1 FA) Peu nie: spirituellement, son pour connaître les sentiments té de S. Sulpice, que Dieu pouvait lui inspirer sur cette affaire. Le Sei-
in-8e, p. 2, note. : . , us "Vi" gneur, dans cette retraite, daigna lui parler en vision,
" UE mais d’une manière tout opposée à ce que lui avait sugsa volonté sur géré jusqu'alors sa propre sagesse. « Le 5 ou 6 du mois
: Fr » de décembre (6), dit M. Olier, dans la retraite que je fai- (8) Analyse du » Sais, pour savoir si c’était le bon plaisir de Dreu que te » nous assemblassions quelques ecclésiastiques, afin de PA de M.) former un séminaire ; étant encore tout ignorant de ce » dessein et des succès qu'il devait avoir ; ne sachant non
» plus quelles seraient les personnes ni les membres de
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Fe PL LL
PROJET D'UN SÉMINAIRE À VAUGIHAHD, 309 » ce corps qui devaient commencer, un jour il plut à Dieu » de se présenter à moi en esprit; et, pour m'encourager, » il me paraissait porter dans ses bras une compagnie de » personnes, et m'’exprimer par-là le grand soin qu'il » prendrait de nous; j’éprouvai en même temps une çon- » fiance extraordinaire que cela serait de la sorte, Dans » cettevue, il me faisait répéter ces paroles, dont ilme mon- » trait le sens, auquel je n’avais jamais fait attention : TT » Qui regis Israël, intende ; qui deducis velut ovem Joseph : M. Olier, par » Veillez sur nous, Seigneur, qui conduisez le peuple 77,47 /Pretonvit-
liers,1, 1. — Me- » d'Israël, qui conduisez Joseph et sa famille comme une 4 Fu 4 » brebis. Je prononçais ces paroles avec un cœur tout 29,20, “ie M, » pénétré de confiance et d’amour, et le sens m'en parais- Ve à à » sait alors tout nouveau ({). : TER » Voulant ensuite monter à cheval pour aller trouver » nos Messieurs, qui me mandaient de sortir de ma soli- » tude, je me sentis porté par un mouvement intérieur à » remonter dans mon appartement, où je me prosternai » par terre, demandant à mon Dieu abondance d'amour » pour nos Messieurs et pour ceux qui devaient servir à » son dessein : ce qui me fut promis, et fut même comme » accompli sur l’heure; car il me semblait les voir nager » dans la grâce et dans l’amour. Alors ce bon et adorable » Maître me découvrit le sens de ces paroles de saint Jean : » Tout ce que j'aiest à vous, et tout ce que vous avez est à » moi (2); comme s’il eût voulu me dire que maintenant 2) gvang. cap. » je pouvais être: assuré qu’il regarderait tous mes inté- **": v- 10. » rêts comme les siens, puisque je n’éprouvais de désir » que pour procurer sa gloire (3). Il me marquait encore 43) pie Ms. de » par là Punion de cœurs et la liaison qui devait être Herr ne » entre nous. Car lorsque je lui demandais abondance t. ", p. 49, 50. , R PEUT y — Copie des Me- » d'amour pour ceux qui serviraient à son dessein, et Que noires aue. de M. » je le priais pour tous nos Messieurs qui avaient com- . RE » mencé le séminaire à Chartres, sur l’heure, il me fit
» connaître qu’il y en avait plusieurs parmi eux qui n'é-
» taient pas appelés à ce nouvel emploi, et que la Provi- (1) Anatyse du » dence voulait s’en servir ailleurs, 11 me fut même dit :
Re » Pour un tel, je veux m'en servir à autre chose. C’est ce-
graphes de M. : Ni tenit ‘ : cu D ver M. lui à qui Dieu faisait connaître mes misères, à qui moi
D mème je les découvrais, et qui, pour lors, avec raisoy rege du e du te , ŒUR Fahier de ces Mé. » Me jugeait inutile. Or, il est à remarquer que celui-là,
os Ms y qui est sage admirablement, ne laissait pas d'empêcher
LH pet vla simplicité, l’union et l'ouverture de cœur que nous Leschassier, p. » devions pratiquer ensemble, et que depuis nous avons 46. — Vie du me- x x oi
me, par le Pire » pratiquée. Et cela s’est trouvé si vrai, que de luia parie + » même il s’est retiré, pour aller ailleurs où il fait de er 7. » grands fruits (1). » M. Olier parle ici de M. Amelote, 5%. ‘que Du appelait en effet à une autre œuvre, comme
nous dirons dans la suite.
XIL Cependant la petite troupe des compagnons de M. Olier tp avait déjà quitté Chartres, et presque tous s'étaient retirés Chartres. M. 0- à Paris, où chacun vivait séparément (2). Découragés par a Dee an. le mauvais succès de la première tentative, et ne voyant sent à Vaugi- Pas d'apparence qu’une seconde hasardée dans un village rard. fût plus heureuse, ils revenaient À l’avis de préférer l’œu- PA nr Perrier, vre des missions dont le fruit leur paraissait certain. Lorspress que M. Olier fut sorti de la retraite, ils s’efforcèrent de
V'attirer à leur sentiment; mais les assurances que Dieu
venait de lui donner, assurances qu’il voyait si conformes
aux pressantes sollicitations de M. Picoté, son confesseur,
et aux prédictions que lui avaient faites autrefois la mère
Agnès, Marie de Valence, le Père Ignace, carme dé- Anges chaussé (3) et d’autres grandes Ames, ne lui permirent Olier, t. un, p. pas de douter que le moment de travailler enfin à l’œudb vre des séminaires ne fü rivé. Marie Rousseau vint encore le confirmer dans & : persuasion, en l’assurant
que l'établissement projeté serait le berceau d’une mul-
ti) Némbirés titude de saints prêtres, et que Div le bénirait de la maaut. de M.Olier, mère la plus inattendue (4). Au lieu de se laisser ébran-
t. nu, pag. 32% : ‘ etc. 1 pi ai, ler par les discours de ses confrères, il essaya de relever
Provine dit :
est ce- 1 moiraisoy elui-là, pècher le nous s avons de luifait de melote, comme
M. Olier ht retirés agés par > voyant n village rer l’œuin. Lorsèrent de que Dieu mformes afesseur, la mère rme déermirent | à l’œuau vint assurant ine mule la mar ébrane relever
PROJET D'UN 8ÉMINAIRE A VAUGIRARD, 311 leur courage, par tous les motifs que sa confiance en Dieu
pouvait lui fournir, sans leur découvrir toutefois les fa-
veurs dont il venait de le combler. « Étant sorti de ma re-
» traite, dit-il, et étant venu joindre nos Messieurs, tous
» découragés d’avoir vu échouer l’entreprise du séminaire
» de Chartres, je ne pus m'empêcher de les exhorter puis-
» samment à ce nouveau dessein, et de leur dire que nous (1) Copie des » n'avions qu’à commencer avec confiance, et que Dev, M Oller : » par sa bonté, nous porterait entre ses bras comme de 4j Me. de » petits enfants (1). » Mais les associés de M. Olier n'étant A és point encore entièrement revenus de l’opinion si désavan- di PARENT tageuse qu’ils avaient conçue de lui pendant ses épreuves, M. du Ferrier, ne purent prendre confiance en ses discours. Tous, à fyne du 444 eue l'exception de M. de Foix et de M. du Ferrier, se retirèrent, il M et renoncèrent à former entre eux une société comme au- ler. paravant. M. Amelote regardant aussi cette conjoncture , memede
comme une occasion naturelle pour effectuer la séparation P- 43. qu’il méditait déjà à Chartres, se retira de son côté, et alla Ph Li
avec quelques-uns de ces Messieurs et d’autres ecclésias- A uulog,
tiques à Caen, pour y prêcher une grande mission (2). (®) Année Do- Minicaine, etc.
Sans différer davantage, M. Olier disposa toutes choses Remarques hispour commencer au plus tôt l'établissement de Vaugi- ag # M rard, et y mit tant de diligence, que la maison se trouva ad 4 prète dès les premiers jours de janvier 1642 (3). Avant ZLeschassier, p.
+ : : 45. d'y entrer, il voulut faire une seconde retraite pour con- (7) Remargues . 4 histori te ; sulter Dieu de plus en plus, et se retira à la campagne D 29, 2" "
le 20 de décembre, dans le même lieu où il avait été * NOTE 7, p.
comblé de tant de faveurs (4). La maison qu’il avait louée (8 pie Ms. à” A : : si née x DATE M. Bourdoise, inà Vaugirard (6), et qui était située près de l’église (6) et pi "ire iv, de l’ancien cimetière (7), était peut-être la plus pauvre du kr à TR “de village et la plus incommode *. Pour pouvoir y loger tous 4e Père Giry, 4e ! de : FRE a + | art. chap. x1r. — les ecclésiastiques qu’on espérait y recevoir, il fallut pra- hp à his. tiquer de petites cellules dans un vieux colombier (8), et "#5 le celui de tous qui était le mieux partagé, occupait une oi pe M. de : UE À . relonviluers, |.
chambre qui en méritait à peine le nom. Ce fut pour eux n, p. st. '
(0 Mèm. aut.
de M.Olier,t.r.
(3) Mem. aut.
de M. Olier, t.1, v. 271.
(31 Hbid.t.1, p.
(à) Histoire de
la Banlieue ec- iasti eue A rard est même qualifié, dans le Catalogue d'entrée des ecclésiastiques
clésiastique
un puissant motif de confiance, d’avoir été réunis par la Providence daus un lieu spécialement consacré à la trèssainte Vierge +. Il y avait alors dans l’église de Vaugirard, qu’on voit encore aujourd’hui, une statue miraculeuse de cette patronne de la paroisse, devant laquelle M. Olier allait se présenter tous les jours, et il témoigne qu’il ne sortait jamais du lieu saint sans avoir récité à genoux un Ave Maria, aux pieds de cette image (1). « Je pensais au » pouvoir admirable de la très-sainte Vierge, et à sa cha- » rité pour nous, écrivait-il quelque temps après ; en qua- » lité d’épouse du Père éternel, elle est, comme les autres » épouses, dans l’usage de tous les biens de son époux ; » et comme sa bonté, sa douceur , sa tendresse, ne sont » pas moindres que sa puissance, elle ne peut rien nous » refuser. J'étais si vivement convaincu de cette puissance, » toujours prète à se répandre, qu’il me semblait inutile » de lui rien demander, sa grande sagesse lui découvrant » tous nos besoins, mieux que nous ne les connaissons, » et que c’était mème trop que d'exposer nos désirs; en » sorte que j'étais content et en paix de me tenir simple- » ment devant cette auguste et magnifique Maîtresse des » trésors du ciel (2) ++.
La nouvelle société n’était encore composée que de trois membres, M. du Ferrier, M. Olier et M. de Foix, qui en fut d’abord le supérieur (3); car M. Picoté, occupé de l'établissement de Madame de Villeneuve, ne put alors se
+ Ce ne fut que dans le XVe siècle qu’on forma à Vaugirard une confrérie en l'honneur de $. Lambert, évêque de Maestricht, lequel fut regardé depuis comme second patron de cette paroisse (4). Vaugi-
Paris, par l'abbé du grand séminaire de Saint-Sulpice : Oppidum beatæ Mariæ Vallis Lebeuf, in-413,t. Girardi. Voyez aussi les Réglements de la communauté de Suint-Sul-
ui, p 470.
pice, p. 2. note.
++ Cette statue miraculeuse aété brisée pendant la Révolution. On raconte encore à Vaugirard que celui qui la frappa reçut dans le bras un éclat de bois qui le laissa longtemps infirme, à la vue.de tout le pays.
joindre ces, et pour fo Chartre cette pi » à Vat » ÿ viv » faisai » EnVOY » potag » Nous occupat lecture du très leur dév mystère du temp e Not » lait de » toujo » sans | » DIE » ges S& » douce » désir connaît vaient jours a] concert Bénédid Père de
à + Tar 2 deux let du roya d'Achery
par la a très-
qu'il ne oux ui Sais au sa chaen quas autres époux ; ne sont 11 Nous issance, inutile ouvrant aissons, irs ; en
simplesse des
que de oix, qui cupé de alors se
irard une ht, lequel 4), Vaugiésiastiques riæ Vallis Saint-Sul-
ion. On rale bras un ut le pays.
SÉMINAIRE DE VAUGIRARD. 313 joindre à eux°. Comme ils avaient épuisé leurs ressour- * nor£ 8, p. ces, et s’étaient réduits à manquer même du nécessaire ji pour fournir aux missions et aux frais du séminaire de Chartres (1), ils ne vivaient presque que des aumônes que (1) Fie de D.
cette pieuse veuve leur envoyait. « Nous allâmes tous trois 6; ro
à es : ‘ : chap. xu. Re- » à Vaugirard, sans domestique, dit M. du Ferrier, et nous LA Va
» y vivions fort petitement. Madame de Villeneuve, qui ge Lt pe » faisait l'office de Marthe et pourvoyait à tout (2), nous (2 pie de M.
» envoyait pour notre diner, dans un petit chaudron, du Ge d
» potage et du bouilli, et le soir un peu de mouton rôti. ", p.53.
» Nous ‘tions dans une satisfaction singulière (3). » Les an a NARE vs occupations de ces pieux solitaires étaient la prière, la p. 454.
lecture de l’Ecriture sainte, l’étude; ils récitaient l’oraison (4) aitu . s . R e cahier du très-saint Sacrement, avant leurs conférences (4), et mémoires de M.
leur dévotion pour Jésus-Christ, résidant dans cet adorable our Mes
< . x a . ‘a sur la viede M.
mystère, les portait même à passer à ses pieds une partie Ole, 4 M.
du temps de leurs récréations (5). Baudrand, p.14. a Nous ne comprenions encore rien à ce que DIEU vou- x.
» lait de nous, dit M. du Ferrier; le Père de Condren avait ie er » toujours dit qu’il le mettrait par écrit, et il était mort prennent pour
» sans l’avoir fait (6); mais nous étions persuadés que ee “ a » Dev agréait notre séjour à Vaugirard, par les témoigna- Tarrisse.
» ges sensibles qu’il nous donnait de son assistance, et , (9) Mémoir. de M. du Ferrier,
» doucement nous attendions qu’il nous manifestât ce qu’il p.154.
» désirait de nous (7). » Dreu ne tarda pas à le leur faire q he aul. x . A A e M. du Ferrier, connaître. Depuis la mort du Père de Condren, ils n’a- p. 455. — Pie de
vaient pas de directeur, à proprement parler; peu de 4279," jours après leur arrivée à Vaugirard, ils s’adressèrent de lers t1,p. 51. concert à Dom Grégoire Tarrisse +, supérieur général des Bénédictins de la congrégation de Saint-Maur, dont le
Père de Condren leur avait parlé autrefois, comme d’un
+ Tarrisse est la vraie orthographe de son nom, comme le prouvent deux lettres originales de ce saint religieux, conservées aux archives du royaume. Section historique L. carton 1278. Remarques de don Luc d'Achery sur dom Grégoire Tarrisse, p. 8 et 27.
(4) Ibid, pag.
(2) Essai sur l'influence de la religion en France, pendant le AVIle siècle, t, 1, p. 432,
(31 Vie d'Alain de Solminihac, p.
Aa.
914% PARTIE I. LIVRE VIN, — 1642, saint personnage (1), et qui passait, en effet, pour l’un des hommes de ce temps les plus recommandables pour sa haute vertu et la sagesse de ses conseils. La reine Anne d'Autriche, le cardinal de la Rochefoucauld (2), M. Alain de Solminihac (3), en faisaient une singulière estime; et saint Vincent de Paul le traitait comme un ami, avec lequel il se plaisait à conférer sur les projets utiles à la reli-
(Essai sur gion (4). Doué d’un grand don ce discernement des esprits,
l'influence de La religion en Fran-
ce, etc. Ibid.
(8) Remarques
sur Dom Grégoire Tarrisse, par
il appliquait tous ses religieux aux sciences ou aux arts, pour lesquels il leur reconnaissait plus d’aptitude (6), et ce fut alors que commença, dans l’abbaye Saint-Germain-
Dom Luc d’Aché. des-Prés, à Paris, où il résidait, cette suite d’esprits dis-
ry. Ms. uut Archives du Royaume, sect. hist. L.
(6) Vie Ms. de M. Olier, par M. de Bretonvildiers, 1. u, p. 82,
tingués et de savants illustres qui ont donné un si grand éclat à cette maison. Il n’eut pas plutôt connu les nouveaux solitaires de Vaugirard, et le motif de leur réunion, qu’il les confirma dans leur dessein, les assurant, avec toute la confiance et la fermeté que donne l’Esprit de Dieu, qu’ils étaient appelés à former des ministres à l'Eglise (6).
« Je ne puis assez admirer la conduite de Dieu sur moi, » dit M. Olier, voyant le soin particulier qu’il en a pris. » Lorsqu'il a voulu m’appliquer au dehors, dans l’emploi » intérieur des missions, alors il m’a tenu et m'a conduit » par les mains de M. Vincent, supérieur des Missionnai- » res; quand après il a voulu m’éclairer par sa bonté et » me donner quelque lumière particulière, il m’a conduit » par la voie du défunt Père de Condren, l’homme peut- » être de l’Eglise le plus éclairé dans la sagesse divine, et » qui était aussi grandement expérimenté dans la vie in- » térieure ; en sorte que j’ai reçu, par son moyen, mille » facilités pour comprendre les choses que la bonté de » Dieu à voulu me faire entendre depuis. Enfin, mainte- » nant qu’il semble me vouloir près de lui, et m'appeler à » une vie plus retirée, il me met entre les mains de ce » grand personnage, tout-à-fait retiré et séparé du monde,
» de l’es] » faire pi » et nou:
» affectia » à jama » plicable » Car, ap » gneur ] » soin de » mon p:
» procure » grande »etse cl » duite.
» C’est » je saur.
» plus di » l’extéri » que tou » ble qu » saint p » force, d » gence, » je ne c » person » duire ll » je vous » ouvert Ces deu aider M.
minaire pice (6), Père Bat commu consulta
ar l’un des
bstime; et i, avec les à la relies esprits, Laux arts, de (5), et ce
n si grand
les nouir réunion, urant, avec l'Esprit de ninistres à
EU sut moi, L en a pris.
as l’emploi m'a conduit Missionnaisa bonté et n’a conduit mme peute divine, et s la vie inyen, mille a bonté de fin, maintem'appeler à nains de ce du monde,
SÉMINAIRE DE VAUGIRARD. DOM TARRISSE. 315 » de l'esprit duquel je prie la bonté divine de vouloir me » faire participant (1). Il a pris soin de nous venir visiter, (4) Copie des
, . Mém.aut. de M.
» et nous a donné tous les témoignages possibles de son Os, 1, in, p. » affection paternelle, et peut-être plus grands qu’il n’en ‘*?: » a jamais donné à personne (2)... C’est une chose inex- (2 Hi. tn, » plicable que le bien qu’on recoit de l'abandon à Div. Hi » Car, après m'avoir retiré le Père de Condren, Notre-Sei- » gneur m'a rendu le révérend Père Tarrisse, qui prend le » soin de toute la compagnie; il m’a donné de plus, en » mon pauvre petit particulier, le révérend Père Bataille, » procureur généralde l’ordre de Saint- Benoît, qui, par st » grande charité, a bien voulu souffrir mon importunité, »etse charger de ma fâcheuse et très-ennuyeuse con- » duite.
» C’est un homme qui m’est plus utile que tout ce que XIV.
» je saurais choisir de directeurs dans Paris ; il a peut-être PERS » plus de lumières pour la conduite intérieure et pour Hugues Batail- » lextérieure, et plus le don de faire avancer les âmes 1? pour pers » que toutes les personnes que je connais (3). Il me sem- culier. » ble qu'il n’y a point de dons du Saint-Esprit que ce ,,(9 Cri ds » saint personnage n’ait reçus en plénitude : le don de : ie "nt, » force, de piété, de conseil, de science, de sagesse, d’intelli- » gence, et, par-dessus tout, le zèle et la charité; en un mot, » je ne connais pas qu’il se rencontre dans le monde une » personne qui ait plus de talents et de grâces pour con- » duire les âmes à la haute perfection (4). Mon bon Jésus, Pl joe » je vous demande fidélité pour accomplir ses ordres, et p. 39, 89, «te. » ouverture entière pour lui découvrir mes défauts (5). » 439 4e. Ces deux saints religieux étaient destinés, le premier à (5) Copie ds aider M. Olier de ses conseils dans l’établissement du sé- M: Olier, t. mi, minaire et dans la réforme de la paroisse de Saint-Sul- Va pice (6), comme aussi à l’appuyer de son autorité; et L : Oo . Père Bataille à lui donner l’impulsion qu’il devait ensuite p. 133. communiquer lui-même à la société naissante (7). M. Olier (7 Pbid- t. n,
: : NE , P. 37,459, elc.
consulta encore saint Vincent de Paul, ainsi que deux Jé-
“moi Q i 1 ») gai | à Dora F nUR os suites remplis de l'esprit de saint Ignace, le Père Hay.
% Phare: neuve et le Père Saint-Jure (1), alors recteur du noviciat, , ‘ … , l'influence, ete, UC Pot-de-Fer à Paris (2), et quelques autres grands ser.
rendu Viteurs de Dieu qui tous l’encouragèrent à persévérer (3),
Royaume 40” . . . , . ,
tion hintor ig, L, Le changement extraordinaire qui s'était opéré dans Carton 47, lui, pouvait passer d’ailleurs pour une nouvelle marque Olier,parle pére de l'approbation que Dieu donnait à cette entreprise,
(3) File de M, nt pue 1 Car dès son arrivée à Vaugirard, non-seulement il fut
XV, délivré tout-à-fait de ses épreuves, mais encore il se M, Oller est R : nan entièrement vit comblé des plus singulières faveurs (4). La principale,
sgh . j'ou- dont ses grandes épreuves n'avaient été que le prélude, fut W) Vie de M. Cette sorte d’union extraordinaire avec JÉSUS-CHRIST, où
Oller, par le Péru ; , A “at ; Giry! partie tre, il semble que l’homme extérieur, aussi bien que l’homme
ch, —#iode intérieur, n’ait plus d’autre vie que celle de ce divin chef, M, Oller, par !
M. de Breionvil. Sans que l’âme puisse reconnaître en soi d’autre principe de titv. 8 do ges actions et de ses sentiments, que Jésus-CRisr vi- Po us vant et agissant en elle (5) ; faveur insigne, réservée seule- Surin, 1,1, part, mont à quelques âmes, qui s’y sont disposées par une totale
CAES abnégation (6) +. « Depuis mes grandes désolations, dit 168, ‘» M. Olier, je ne puis douter que l’Esprit de mon mai- » tre n’habite en moi. Cet Esprit se fortifie de jour en » jour pour me diriger et me conduire en toutes choses. » J’expérimente sa conduite dans l’usage de mes facultés » naturelles,et mème jusqu’à la composition du corps, qui, » autrefois, était si déréglée. Je sens maintenant cet Esprit » qui me compose et me dirige dans mon port, ma dé- » marche et même dans mes paroles; ce qui étonne beau-
» coup les personnes qui, autrefois, me voyaient si léger et
+ Nous ajouterons, pour éloigner tout soupçon d’illusion, dans une (7 Art, xxix matière où le pas est si glissant, qu’il ne faut pas entendre ici cette APRES vu union des faux mystiques, où l’âme serait mue de Dieu à chaque instant, xxvi,p. 80, perdrait la liberté de son opération (7), et par conséquent ne pécherait (#) natruction plus, même véniellement, et ne pourrait plus déchoir de la grâce (8). sed érr hs | L'union dont M. Olier fut favorisé ne le mouvait pas à tous les actes; ce secours extraordinaire, qu ique habituel, le laissait quelquefois tout-
409, 440, &-coup, comme lui-même nous l’apprendra. Bossuet a reconnu cette
N quelquefois
» si préc » eût qu » mais e » d'un @ » seulem » Saint-E » citude :
» ferais p » Lors.
» divin E » ments » comme » personn » Sprritus » me rec » donne :
» dans l’e » CONVErS:
» répandu
dernière;uni spirituel (4 M. Tronson au long da dont nous p sentiments personne ; € expressions sans préjud grâce. « L'E » dit si abso » faitement » d'avoir le » Il était » le faire 4 » lait (6). »
de M. Olie tions fausse
ère Haynoviciat, nds ser. svérer (d).
éré dans le marque treprise, ent il fut ore il se principale, élude, fut HRIST, Où e l’homme ivin chef, e principe HRIST Viée seuleune totale ations, dit mon maile jour en es choses.
es facultés corps, qui, t cet Esprit rt, ma déonne beaut si léger et
on, dans une ndre ici cette aque instant, | ne pécherait e la grâce (8).
18 les actes; ce lquefois toutreconnu cette