‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 184 sur 251 · Dovu À a 94, — Vie de M · texte numérisé non relu

Dovu À a 94, — Vie de M

ne cessa de donner, jusqu’à sa mort, le nom de Pére à saint Olier, par le Père Vincent, voulant même qu’à son exemple, tous ses disci- Giry; partie 2, ch.

à iv. —Îem. hust., ples l’honorassent et le respectassent comme leur pére+. 4 ;, p.558.

+ M. Vincent, dit Abelly, avait une estime et un respect tout » particulier pour la personne et pour la sainteté de feu M, l'abln » Olier, grand serviteur de Dieu, dont la mémoire est en grande » bénédiction, et que Dieu avait doué d'un esprit ;raiment apos-

” 7 Lorsqu'on vit le succès si inattendu de l'établissement . Bourdoise , as ; .

et Dom Gré- de Vaugirard, il n’y eut qu'une voix pour confesser que

goire Tarrisse c'était l’œuvre de Dieu (4). M. Bourdoise ne douta point encouragent M. : : , ; Olier à conti- que M. Olier ne fût destiné à jeter les fondements de quel-

en que nouvei institut, et que la Providence ne l'y eût prée Fe , ‘1: ! . .

(D Mémoires paré par ces rudes et humiliantes épreuves, dont il avait

. re été lui-même témoin +. «Il bénit le Père des miséricordes,

Description his, qjt l’un de ses historiens, de ce qu’il suscitait, pour fortorique de la vil-

le de Paris, par » mer des ouvriers évangéliques, des hommes d’un mérite

Piganiol de la é : ° à Force, &. vu, p,» reconnu; et conscilla à M. Olier de bien choisir les

352. — Diction- . t'es a p ] naire historique ? Sujets qui viendraient se mettre sous sa conduite, et de

de ee pepe» ne prendre que ceux qui seraient en état de profiter. ris, par Hurtan . ; :

et Magni, tv,» I lui recommanda d’éprouver leur vocation, et de les

@ Vie de M.” élever d’une manière un peu dure, parce que la vie

pure in » ecclésiastique est laborieuse; et surtout de les former 2, p. 249, édit,

de 4784. — J'i ». solidement dans les exercices de l’oraison et de la mor-

du méme, Ms.in- e 4 : , fol. liv. 1v,ch. iv, » tification (2); ne pensant pas que des sujets élevés com-

(3) Mémoires s $C isposés à vivre à ière péde M. du Ferrier, modément fussent disposés à vivre à la manière pé

p. 156, 489. » nitente des pauvres prètres de la campagne (3).»

» tolique; et celui-ci réciproquement regardait M. Vincent comme

» son père, et disait assez souvent, en parlant aux ecclésiastiques

» de son séminaire : M, Vincent est mon père; et leur témoignait

» ordinairement la très-particulière estime qu'il faisait de ses in-

ti) Abelly, iv. » signes vertus, leur alléguant, dans les occasions, les saintes

1, eh, xxxn, Ms, ” Maximes qu'il avait apprises de lui, et cela afin qu'ils s’en scr-

Attestat. aut, » vissent pour la pratique des vertus, C’est le témoignage qu’en ont

pe A » rendu ceux qui ont eu le bonheur d'être sous la sainte conduite M3. » de M. Olier (4), »

+ « L'érection d’une nouvelle communauté dans l'Eglise, disait

» M. Bourdoise , n'étant pas une œuvre triviale et ordinaire, Dieu

» ue donne pas son Esprit à toutes sortes de personnes indifféremment

» pour établir des instituts : mais ceux qu'il choisit pour ces entre-

» prises, il les dispose par des voies qui n’ont rien d'humain; c’est-

» à dire, qu'il les fait passer par les croix et les humiliations, les per-

(®) Pie de 4. » sécutions, accompagnées de patience, de fidélité, de courage et

Bourdoise, Ms. de persévérance, tenant sur eux une conduite de grâce non com-

in-folio, p. 4093, » mune (5), »

La c Pères 7 la man:

que cel tout so ils ente nouvell plus eu laient d 1e poux Nous fi de Dieu et la vi parlait ] » institt » NOUVE » dit-il, » dans » sidus » DIEU » perso » dans | » ASSUrE » notre » zèle ai » nous.

» folies » et d'a » COMM:

» bons a » prépal » en M » mer !

» fourni

olissement esser que uta point ts de quelÿ eût prént il avait séricordes, , pour forun mérite hoisir les uite, et de > profiter.

, et de les que la vie es former e la morevés comunière pé-

ent comme clésiastiques témoignait de ses inles saintes ils s’en scre qu’en ont te conduite

lise, disait inaire, DIEU fféremment * ces entrenain; c’estons, les percourage et e non com-

COMMENCEMENT DES SÉMINAIRES EN FRANCE. 967 La confiance de M. Olier fut surtout fortifiée par les Pères Tarrisse (4) et Bataille. Le premier ayant déclaré, de De la manière la plus formelle, aux solitaires de Vaugirard, p.123. que cette œuvre était l’œuvre de Drev, et qu’ils devaient tout souffrir plutôt que de l’abandonner ; à peine eurentils entendu sa réponse, qu’ils se sentirent remplis d'une nouvelle ardeur pour la poursuivre. Ils ne se possédaient plus eux-mêmes, en retournant à Vaugirard ; ils tressaillaient de joie, et, dans les transports de leur allégresse, ils ne pouvaient s'empêcher de dire tout haut, dans le chemin : Nous faisons la volonté de Dieu, nous faisons la volonté (@ l'ie Ms. de de Dieu : tant leur cœur était comme pressé par la force Le OUR. Ru et la vivacité de ce sentiment (2). Le Père Bataille ne leur fiers, t. u, p. 52, parlait pas avec moins d’assurance. «Il regarde notre petit ai VI. » institut, écrivait M. Olier, comme l'instrument d’un re- Le Père Ba- » nouvellement de l’Eglise dans ces contrées (3). Il ne peut, es ne le + | » dit-il, ôter de son esprit la vue d’une maison régulière Minaire est ; SEE l'ouvrage de » dans laquelle grand nombre d’ecclésiastiques, fort as- niev. » sidus à la prière, recevront mille bénédictions que ue Dre » DiEu versera sur eux, et d’où sortiront de très-pieux der, t. 11, p. 397,

» personnages, qui, par leur zèle tout de feu, produiront Hé » dans l'Eglise des effets aussi puissants qu’admirables ; il » assure avoir vu en Dre tout ce qu’il nous prédit touchant » notre dessein. J’ai sujet de croire ce qu’il me dit, et cela » pour deux raisons : la première, c’est que je vois déjà ce » zèle ardent brüler dans le cœur de ceux qui vivent parmi » nous. Ils ne parlent que de faire ce qu’ils appellent des » folies pour Dieu, de se faire pendre pour son service, » et d’aller souffrir le martyre en Canada; ce sont des » commencements bien fervents et qui me donnent de » bons augures ; la seconde, c’est que Dieu semble m'avoir » préparé à ce que mon directeur me promet de sa part, » en m'assurant que Dreu veut se servir de moi pour for- » mer nombre de bons sujets que notre compagnie doit » fournir pour le bien de l'Eglise. Jusqu'à présent DrEu à

» fait paraître son dessein sur moi, par l’abondance des » lumières qu’il m’a données pour les leur communiquer : » ce qui a surpris étrangement tous ces Messieurs, ceux » surtout qui avaient été témoins de mes désolations, de » mes obscurités, et de l’aveuglement où il avait plu à la » bonté divine de me tenir deux ans entiers. Je me sou- » viens que je souffris ces peines sans nombre, dès que je » me joignis à eux, qui ne voyaient plus en moi qu’un » pauvre réprouvé, et me traitaient comme tel. Béni soit ae Dieu, qui fait toujours ses œuvres par le plus pauvre, aut. de M. Olier, » qu’il élève de terre et du fumier où il était étendu : Sus- Aus pe 16, 16 fans à terra inopem, et de stercore elevans pauperem (1), » Quand je fus associé à cette compagnie, et que je tom- » bai dans cet état de désolation, je ne pensais pas alors » que jamais Notre-Seigneur voulût se servir de moi pour » procurer sa gloire. C’est renverser toute la sagesse hu- » maine, et montrer qu’il n’a besoin de rien pour faire » ce qu’il lui plait. Si quelqu’un me l’eût dit à moi-même, » je m'en serais moqué : tant les œuvres que Dreu fait par » moi sont éloignées de mon insuffisance et de ma stu- @) Ibid, pag. » pidité. Dieu soit béni de tout; il veut seul paraître l’au- RÉ reE à, p. ” teur de son ouvrage; personne ne pourra partager avec

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