lui l’honneur qu’il en attend
VIT. M. Olier avait appris, par ses longues épreuves, la pra- PAT Peur tique des maximes chrétiennes qu’il devait enseigner aux séminaire : 1° autres, c’est-à-dire, le renoncement à la vie d’Adam, et AT ensuite l'établissement de la vie de Jésus-Curisr dans ses me. membres. Ce furent là les grands principes qu’il suivit constamment dans la conduite des âmes, et la base sur laquelle il édifia toute la perfection de sa société. « Nous convinmes » dans notre retraite de Vaugirard, dit M. du Ferrier, » qu'il ne fallait rien attendre de bon d’uu ecclésiastique, » s’il n’était convaincu que, pour vivre en chrétien, et » puis menter à la vocation ecclésiastique, il fallait mou-
v rir à Adam et vivre à Jésus-Christ, conformément à
» SO » pro » C0
» me » Dre
dance des nuniquer ; eurs, Ceux lations, de it plu à la le me soudès que je moi qu’un 1. Béni soit us pauvre, endu : Susruperem (1).
que je toms pas alors le moi pour sagesse hu- | pour faire moi-même, DIEU fait par de ma stuaraître l’auartager avec
ves, la pranseigner aux
d’Adam, et IST dans ses il suivit consur laquelle s convinmes du Ferrier, clésiastique, chrétien, et fallait mouormément à
VAUGIRARD, FONDEMENTS DE L'ESPRIT DU SÉMINAIRE. 369 » l'instruction que saint Paul donnait aux nouveaux con- » vertis, comme pour leur servir de catéchisme ; qu’il fallait » en convaincre tous ceux qui venaient au séminaire, s’ils » ne l’entendaient pas déjà; et que, s'ils ne la goùtaient » point, il n’en fallait rien attendre; qu’on pourrait leur » dire: Zdeu vos non auditis, quia ex Deo non estis, et qu’afin » qu'ils ne pussent pas en douter, il fallait leur mettre » devant les yeux les paroles de l’Apôtre aux Romains, » chap. VE, verset 3, et leur dire : fnorez-vous que nous » tous, qui avonsiété baptis” nn. - :-Cnrisr et ensevelis » dans l’eau et retirés ensuite, nous avous reçu l’impression » des mystères de sa mort, de sa sépulture et de sa résur- » rection, afin de commencer une vie, non plus du vieil » Adam, mais du nouveau; une vie de mort pour tout ce » que la nature, les sens et le monde aiment et estiment,
de.
» et de résurrection conforme à celle de Jésus-Caaisr dont Ÿ p. 172.
» nous avons reçu l'Esprit (1)? » An
Ces maximes fondamentales de la vie chrétienne, que
M. Olier enseignait à ses disciples, parurent cependant nouvelles et trop sévères à quelques-uns ; mais cette opposition ne dura pas longtemps, et fit bientôt place à une ardeur toute contraire, qu’on eut plutôt besoin de modérer que d'accroître. « Je rapporterai ici, dit M. Olier, ce qui: » est arrivé à l’un de nos Messieurs, sur lequel la bonté » divine a puissamment agi depuis six semaines ou deux » mois qu’il est avec nous. C’est un très-excellent esprit et » un grand théologien ; mais il était arrivé ici rempli de ses » propres idées, et avec un système de piété à sa mode,
» qu'il s’était forgé à lui-même : ce qui est très-dangereux ‘ » pour les commençants. Étant venu dans cet esprit, il :
» souffrait avec peine la pureté du christianisme qu’on lui » proposait. Il se servait mème de toute sa théologie pour » combattre les propositions évangéliques , unique fonde- » ment de la piété qu’on inspire à nos jeunes Messieurs. » Dieu, voyant l'abus qu'il faisait de son esprit et de ses LR 2%
Mémoires
du Ferrier,
370 PARTIE I, LIVRE IX. — 1642, » raisonnements contre la vérité, permit qu’il oubliât tout- » à-coup ses connaissances , et qu'il perdit la mémoire. » Il s’est vu privé de toute lumière, si interdit, et accablé » par une mélancolie si profonde , qu’il ne lui restait plus » de liberté d’esprit que pour s'apercevoir du triste état » où l’avait réduit .son orgueil; dès qu’il voulait raisonner » sur une matière, il ne voyait plus que confusion dans ses » idées. Ne pouvant s'élever contre la vérité, et se recon- » naissant vaincu par l'Evangile, il se rendit enfin, et » aussitôt Dreu lui redonna ce qu’il lui avait retiré pour le » rendre plus humble. Dieu soit béni! c’est maintenant pires ce» un de ceux de la communauté qui sont les plus soumis p. 179, 480. » et les plus dociles (1).
VIII. » Parlant à nos jeunes Messieurs sur la nécessité de Re on » crucifier le vieil homme, afin que la vie de Notre-Seises disciples sur » gneur parût en nous, je disais que, pour donner à Jésus- Éee » Carisr une entière liberté d’agir, il fallait crucifier la °» chair par la pauvreté, la souffrance et la mortification; » que jamais il ne nous ferait faire des actes d’humilité, » si nous ne mortifiions l’esprit et les mouvements de notre (2) Mémoires » Superbe. Sur cela, l’un d’eux me dit (2), au sujet de la 460 ee » pauvreté : Il n'y a donc point de différence entre les con- » seils et les commandements ? En quoi diffèrent-ils, si le » renoncement aux biens de fortune, qui ne paraît ètre qu’un » conseil, nous est néanmoins à tous nécessaire ? Dieu me » mit alors dans l'esprit cette réponse : que, dans ce renon- » cement, il faut considérer deux choses : le détachement » intérieur et le dépouillement réel; le premier est de » commandement, et le second de conseil; le premier est » tellement nécessaire, que, sans le détachement intérieur » des biens en un certain degré, nous ne pouvons nous » sauver, selon ces paroles de Notre-Seigneur qui sont » adressées, non à un particulier, mais à tout chrétien : » Celui qui ne renonce pas à tout ce qu'il possède, ne » peut être mon disciple. Nous devons être au milieu des
At tout-
émoire.
| accablé
ait plus iste état aisonner dans ses e reconenfin, et é pour le intenant s soumis
essité de Notre-Seir à JÉSUSucifier la tification; “humilité, s de notre sujet de la e les cont-ils, si le être qu’un ? Dieu me ce renonachement er est de emier est
intérieur
ons nous qui sont chrétien :
bssède, ne nilieu des
VAUGIRARD. FONDEMENTS DE L'ESPRIT DU SÉMINAIRE. 471 » biens du monde, et même les acquérir comme si nous » ne les possédions point en propre, sans en affection- » ner l'usage par aucune attache déréglée du cœur. » Pour le conseil, il consiste à quitter effectivement ces » mêmes biens à cause de la difficulté qu’il y a de ne les » point aimer en les possédant, comme si Notre-Seigneur » nous disait: Je vous conseille de quitter vos biens, si » vous ne pouvez les posséder sans les aimer; c’est ce » qu’on voit dans ces paroles adressées à un particulier » qui les aimait effectivement : Allez, vendez tout ce que
» vous avez et le donnez aux pauvres. Dieu commande (4) Mémoir. aut.
de M. Olier,t.1,
» même ce renoncement extérieur quand il y a péril évi- p. 464, a6s.
» dent de péché (1).
» On me faisait, il y a quelques jours, une question dont » je rapporterai ici la réponse, parce qu’il me semble » qu’elle venait d’un autre. que de moi. Un de nos jeunes » Messieurs, ayant ressenti de la peine à quitter l’extérieur » du monde, et surtout sa chevelure, me demandait pour- » quoi on avait tant d’atiache à ces superfluités. Je lui » répondis sur-le-champ que cela venait du fond de l’amour- » propre, et du grand désir que nous avons de plaire au » monde, et d’avoir part à son estime et à son affection : » désir des plus violents et des plus enracinés qui soient » dans l’homme tout pétri d’orgueil. Or, les cheveux lui » ayant été donnés pour ornement, et servant à la bonne » grâce, et par conséquent à se faire estimer et se rendre » agréable aux yeux du monde et de soi-même, il en résulte » que nous y sommes extrèmement attachés. Lorsqu'on » nous les coupe, nous sommes vivement touchés, comme » si on nous coupait une partie de notre amour-propre, » comme si on estropiait notre superbe ; parce qu’en effet » on ruine en elle un de ses moyens d'attirer à soi l’amour » et la complaisänce du monde. On doit mesurer, sur cette » affliction, le désir que l’on a de paraître, d’être estimé et » aimé des créatures. C’est à quoi il nous faut mourir,
“4 Mémuires «él, de M, Olier, t h, 2 56, #07,
IX, Esprit du séminaire: 20 Union à Jésus- Cunisr,
(2) Dictionnaire histurig. d'éducution, pur Filluwsier, in-8, 4,1, p. 280, ar dicle Plaisantevie, n, 21,
» comme je disais tantôt, sans rechercher l’amour ou l’es- » time de personne, afin de ne faire tort en rien à notre » Dieu qui seul doit remplir tous les esprits et tous les » CŒUPS (1) +. »
M. Olier n’exhortait ses disciples à la destruction du vieil homme, que pour établir en eux la vie de Notre-Seigneur, l’homme nouveau, créé dans la justice et la sainteté véritable. C'était le point pratique auquel il les ramenait sans cesse dans ses entretiens. Comme un père, au milieu de ses enfants, il répondait avec bonté à leurs difficultés, il éclaircissait tous leurs doutes, et ses paroles portaient toujours la lumière et la conviction dans les cœurs. « Parlant » tantôt à notre assemblée, dit-il, j'expliquais avec une » facilité étonnante quantité de difficultés qui m'’étaient
+ Un jour que M. Olier adressait à ses disciples une exhortation sur le renoncement chrétien, et que, dans la chaleur de son zèle, il répétait souvent ces mots de saint Paul, qui lui étaient fueuillars : Il faut faire mourir le vieil home, la jardinière de la maison, dont le mari était fort âgé, vint par curiosité prêter l’oreille à la porte de la salle, et crut que ce vieil homme était son mari. Elle court aussitôt lui communiquer ses terreurs, et le bon jardinier, non moins effrayé qu’elle, veut, pour se dérober à une mort demandée et résclue avec tant de véhémence, quitter la maison le jour même. Il va trouver M, Olier et lui dit tout ému : « Monsieur, donnez-moi, je vous prie, » mon congé ; ma femme a tout entendu , je veux encore vivre : je » connais votre dessein, — Quel dessein ? répond le serviteur de » Dieu. — Vous le savez mieux que moi ; il n’est pas nécessaire de » vous l’apprendre, — Mais, mon ami, expliquez-vous, ajoute M. Olier, » — Monsieur, n’avez-vous pas dit qu'il fallait tuer le vieil homme? » Je suis vieux, ilest vrai, mais ma vieillesse n’est pas un crime : » et puis mon travail peut encore me nourrir, » Voyant l’effroi et l'agitation du bon jardinier, M. Olier et les siens ne furent pas peu surpris d’une si étrange méprise : elle était trop singulière pour qu'ils pussent s'empêcher d’en rire ; et après avoir rassuré , quoique avec beaucoup de peine, le sandiniér, ils lui firent comprendre que ce ticil homme n'était autre chose que les désirs de la nature corrompue, que chacun devait s’efforcer de faire mourir en soi-même (2),
ou l’es- 1 à notre tous les
du vieil eigneur, eté vérinait sans nilieu de ultés, il ient tou- « Parlant avec une n'étaient
xhortation on zèle, il familiers :
aison, dont porte de la rt aussitôt ins effrayé solue avec va trouver vous prie, vivre : je rviteur de cessaire de te M. Olier.
| homme?
n crime :
l'effroi et
, quoique dre que ce
VAUGIRARD. FONDEMENTS DE L'ESPRIT DU SÉMINAIRE, 979 » proposées sur la nécessité de nous unir dans nos actions » à Notre-Seigneur. Lorsque nous nous unissons à lui par » la foi, leur disais-je, nous sommes aussitôt revètus de ses » intentions : il ne réside en nous que pour être entière- » ment à nous, afir: de glorifier, par nous, son Père ; et » nos œuvres, faites par le mouvement du Saint-Esprit, » ont par lui une prodigieuse sainteté. Qu’y a-t-il de plus » aisé que de dire à DIEu, au commencement de chacune » de nos œuvres : Mon Dreu, je renonce à mes intentions » déréglées, et je me donne à vous, pour faire mes actions » dans vos intentions infiniment adorables ? Nous pouvons » nous unir aux intentions qu’il avait lorsqu'il faisait des » œuvres semblables aux nôtres, par exemple, lorsqu'il » buvait, qu’il mangeait, qu’il dormait, qu’il conversait, » qu'il priait, et ainsi du reste. Quoique vous ne les con- » naissiez pas, ne laissez pas néanmoins de consentir à » toutes, et de les désirer telles qu’elles sont en elles- » mêmes et que Dreu les connaît. Dieu le Père voyant que » vous désireriez avoir en vous toutes les intentions de » son Fils, et que vous seriez bien aises de les exprimer » dans votre intérieur, si vous en étiez capables, aura » pour très-agréables vos actions. Nous pouvons nous » unir encore aux intentions du Fils de Dreu, même dans » les actions qu’il n’a point pratiquées extérieurement sur » laterre; car il les a toutes offertes d’avance pour nous. En » formant son Église, il a eu dessein de lui faire faire toutes A s (1) Mémoires » ses œuvres pour la gloire de son Père ; tellement que tous au. deM. Otier, » les chrétiens, sans en excepter un seul, ne sont que lesexé- * te ps » cuteurs des desseins et des intentions de JÉsus-Cnnisr (1)*. 409, ve » Je n’apporte à ces instructions d’autre préparation, X. » ajoute M. Olier, que de renoncer à moi-même et à tout ce à, PRET » que je puis connaître, attendant ce qu’il plaît à Dreu de de Vaugirard. » me donner pour le service de ses enfants ; et cette ma- sie ne » nière d’agir est si efficace et si puissante, que je les vois successeurs. » avancer bien plus en trois semaines que je n’ai fait
(4) Mém. aut, de M, Olier, tr,
(2) Zbid,t. u, P. 314, verso.
(8) Ibid. t. 1. — Vie de M. Olier, par M.de Bretonvilliers,t.1,p.397.
374 PARTIE 1, LIVRE IX, — 1642, » moi-mème en huit ou dix années, pendant lesquelles je » ne connaissais rien dans le christianisme, ni dans les » voies qu'il faut suivre pour aller purement à Dieu. Je » prie Notre-Seigneur de continuer ses grâces à ces Mes- » sieurs et à moi-même ; mais s'ils continuent comme ils » ont commencé depuis quelques mois, je ne puis me » persuader qu’ils ne deviennent pas des Saints (1). Je » n’ai point de peine à croire que Dieu considère toute » la compagnie avec plaisir, à cause de Ia pureté dans la- » quelle elle marche, et du zèle avec lequel elle profite à » son service. Je puis mème dire, en passant, qu'ayant » dans mes mains la conscience de tons ces Messieurs, » j'ai été des temps assez considérables sans remarquer » dans aucun d’ex un seul péché véniel (2). Il ne se parle » non plus ici des choses du siècle, ni de quoi que ce soit » qui puisse contenter la chair, que si nous vivions de la » vie des Saints après la résurrection (3).
» O amour! que ce soit pour jamais que je vous aime et » que je vous serve, sinon en moi, au moins dans les ser- » viteurs que je vous laisserai après moi dans l’Église. » O amour! vous savez bien quelle joie vous me donniez » dernièrement, quand vous me faisiez souvenir que vous » aviez une si grande puissance et une si grande force » pour vous former tant de serviteurs et de sujets. O mon » Dieu ! combien je désirerais participer à cette farce ! » Soyez vous-même dans moi cette vertu toute-puissante, » pour opérer les biens que je souhaite pour votre gloire. » Faites donc maintenant, Ô Sauveur ! que nous puis- » sions bien commencer. O mon tout ! je vous rends mille » actions de grâces pour les bons Messieurs que vous nous » adressez. Je vous rends grâces, de tout mon cœur, des » biens et des grands dons qu’il vous plait leur distribuer » tous les jours, et des dispositions dans lesquelles vous » les mettez pour vous servir partout. Ils sont tout disposés » d’alleren Canada, et jusqu'aux pays les plus lointains de
elles je ans les EU. Je s Mesme ils uis me (1). de e toute ans larofite à u’ayant sieurs, darquer se parle > ce soit is de la
aime et les ser- "Église.
donniez ue vous e force , O mon à farce !
issante, B gloire.
S puis- As mille us nous ur, des stribuer es vous disposés ains de
VAUGIRARD, FERVEUR DU SÉMINAIRÉ. 975 » la terre. Donnez-leur le courage d'accomplir leur désir, et (1) F'ie Ma. de » la force de vous aimer et servir uniquement (1). M. de Brelonvil. » O Seigneur, que vous êtes suave et que votre sou- me” "3,0, Pr 76 » venir seul embaume divinement les cœurs ! Maintenant, à W. LA tu » Ô DIEU, nous vous suivrons à l'odeur de vos parfums ; ” » et qu’insensible et malheureux est celui qui ne le voudrait » pas, après avoir expérimenté la douceur et la puissance » de ce baume gracieux ! Ah ! Seigneur , répandez-le dans » le cœur de vos fidèles, On dit qu'il n’y a qu’à parfumer » les ailes des colombes pour attirer les pigeons au co- » lombier, ou qu’à parfuraer le colombier, afin d’appeler » ces innocentes créatures, Répandez , Seigneur , ce par- » fum sur plusieurs de ceux qui sont ici, afin qu’en par- » iant suavement aux autres, toute la troupe accoure for- » tement à vous. Que ces saintes colombes volent par tout » le monde comme un saint Paul, qui était la bonne odeur » de Jésus-CunisT ; que, partout où nous allons , nous » portions les parfums de notre Maitre; que partout nous » publiions ses grâces, ses douceurs et ses joies. Nous » soupirons de répandre et d’épancher au dehors l’abon- » dance de ces douceurs; car nous ne pouvons en parler » distinctement, à cause de notre plénitude. Comme le » jour annonce au jour les grandeurs du Verbe pour le- » quel ils sont faits; comme la nuit annonce à la nuit, » avec la mème efficace et la même plénitude, la gran- » deur de cette sagesse souveraine, qui a créé toutes » choses; et comme les anges, ravis d’étonnement, se » disent les uns aux autres, et se répondent sans cest. : » Saint , saint, saint; qu’ainsi, à mon DIEU, vos servi Re CE » teurs manifestent les uns aux autres votre gloire et les p.44, 44. » richesses de votre puissance (2). » XL Nous sommes redevables de ces beaux sentiments à Le a 1 l’ordre que le Père Batailie donna à M. Olier, peu après ne oi he qu'il l’eut pris sous sa conduite, de mettre par écrit le par écrit, les
grâces qu'il à récit des grâces qu’il recevait de Dieu, et des circon- reçues de Div.
stances de sa vie les plus remarquables dans l'ordre de à ue as sa sanctification (1). M. Olier obéit ponctuellement, et Bretonvilliers, t. COMmMenca par les traits que nous avons rapportés de rt ‘lui jusqu’à présent. Il composait cette espèce de journal sur de petits cahiers, qu’il donnait successivemeut à son ‘directeur ; et celui-ci, après la mort du serviteur de Drev, Pr ann les remit tous au séminaire de Saint-Sulpice (2), où l’on 440, en conserve encore la’ plus grande partie. Ce travail le remplit d’abord de confusion ; mais le considérant comme un nouveau moyen de témoigner à Du son ardent amour, et d’embraser les cœurs de cette céleste flamme, il s’y livra avec autant de joie que de zèle. « Outré de douleur »'en voyant notre vie si courte pour servir notre Maître, » écrivait-il, et souhaitant avoir mille vies, je me suis vu » comme contraint de mettre la main à la plume pour ra- » conter ses louanges et l’abondance des miséricordes et » des grâces dont sa bonté me remplit, et pour suppléer, » par ces écrits qui resteront après moi, à la brièveté de » ma vie. Je voudrais éternellement encourager tout le » monde à aimer mon Dieu et à le servir, et multiplier » ma vie un million de fois pour l'honneur de ce grand » Tout. Béni soit-il, lui qui supplée par là si doucement et » si suavement au zèle de ses pauvres serviteurs ! Je meurs » de langueur de ne pouvoir servir un si grand Maitre » que si peu de temps et d’une si faible manière. Ah! si » je pouvais, durant des centaines de millions d’années, » répandre le zèle de votre gloire, celui de votre Fils et » de .votre sainte Mère, ce serait un petit brin de mon re de désir accompli. Je voudrais, Ô mon Tout! que toutes les autograp. de M. » Créatures fussent converties en langues et en bouches Olier, 1, 1, pag. Fee ‘ 265, 266. » pour vous bénir et vous louer (3). »
XIL. Cet amour si ardent inspirait à M. Olier un zèle extraorvatatiôn Me À ré dinaire pour propager la connaissance et le règne de re Claude Le- Dieu dans le monde , et surtout pour procurer la converglay. sion des sauvages du Canada, à laquelle il eut en effet la
regis nous mont naire intinr dans
l'ordre de ‘ment, et portés’ de le journal eut à son r de DrEv, ), où l’on travail le nt comme nt amour, ne, il s’y e douleur re Maitre, e suis vu e pour raicordes et suppléer, rièveté de er tout le multiplier ce grand cement et Je meurs nd Maitre e, Ah!si d’années, re Fils et \ de mon toutes les à bouches
e extraol'règne de a convern effet la
VAUGIRARD, FRÈRE CLAUDE. 371 plus grande part. Nous ferons ailleurs le récit de ce qu’il entreprit pour cette grande œuvre, et nous nous bornerons à parler ici de l’union très-étroite que Dieu forma, à cette occasion, entre son serviteur et le frère Claude, l’un de ceux qui contribuèrent le plus efficacement, par leurs prières, à la conversion de ce pays, et qui, depuis la circonstance dont nous allons parler, demeura attaché à M. Olier par les liens de la charité la plus vive et la plus pure tout ensemble. Cet homme simple, et selon le cœur de Dieu, s'appelait Claude Leglay +, et était venu à Paris pour éviter la mort, durant la cruelle famine qui ravagea la Lorraine sa patrie. Pour gagner sa vie, il travaillait, à Paris, chez un artisan de sa profession ; et là, quoique oc-upé de son métier, il jeta un si grand éclat par sa vertu, qu'il devint bientôt célèbre. Des personnes de la plus haute condition accouraient en foule à sa boutique, pour l’entendre discourir des choses de Div; et les jours de fêtes et de dimanches, où frère Claude ne travaillait pas, on voyait toujours une longue file de carrosses devant la maison de son maître. Les hommes, même les plus consultés , allaient à leur tour le consulter comme un oracle ; et enfin, pour le rendre plus utile, on l’obligea, comme malgré lui, de sortir de sa boutique et d’entrer chez M. Le Gauffre, qui, en 1641, venait de succéder au Père Bernard dans ses œuvres de charité. Ce fut auprès de M. Le Gauffre que sa vie parut plus extraordinaire encore. Quoique d’un naturel fort gai, il était si occupé
+ M. Boudon ne le qualifie pas autrement que le Bon Lorrain ; on le désigne ordinairement sous le nom de Frère Claude, et M. Collet assure que ce dernier nom est le seul sous lequel on l’ait connu. Le registre des Sépultures du séminaire de Saint-Sulpice où il futinhumé, nous apprend qu'il s'appelait Claude Leglay; et c'est peut-être le seul monument qui nous ait conservé le nom de cet homme extraordinaire,. M. Roudon avait eu avec le frère Claude les rapports les plus intimes, et fut témoin oculaire de plusieurs traits qu’il nous a rapportés dans Le saint esclavage de la Mère de Dieu, p. 188 et suiv.
de Dieu, et cette application absorbait tellement les facultés de son âme, que, dans les rues de Paris, une des villes les plus tumultueuses qui soient dans le monde, il n’entendait ni bruit, ni fracas, ni carrosses, ni les cris de ceux qui l’avertissaient de se retirer, et ne distinguait presque rien de ce qui était sur son passage. Il était heurté, foulé, jeté par terre : on le croyait mort ou brisé, il se relevait à l'instant, et quoiqu'il fût souvent blessé, (4) Vie de M. il se trouvait guéri sans le secours de personne (1). « C’est Boudon, par Col- | RTE ‘ . ‘ lt,t p. 5%et» un homme d’une sainteté éminente, dit M. Olier :ila a Le sait) Dresque perdu l’usage des yeux, tant il est absorbé par la
esclavage de la
Fo Ar » présence divine, qui le retire de la vue de toute créa-
1823, p. 1488 et» ture; Car il ne peut se conduire seul dans les rues, ne
bo » voyant presque point les lieux par lesquels il marche.
» C’est un personnage dont l’intérieur est celui d’Elie, au
» rapport de Marie Rousseau ; et, comme d’ailleurs ses ac-
» tions, ses sentiments et ses dispositions le font voir, il
» éprouve une impatience extrème de sortir de ce monde
» pour aller à Dieu, à peu près comme l’éprouveraient des
» âmes bienheureuses si elles venaient habiter des corps
» mortels. Il est semblable àces flammes, qui, par des mou-
» vements incertains et rapides, se poussent, s’agitent de
» tous côtés et s’élèvent toujours en haut. Cet homme est
» un feu brülant et ardent : il est tout embrasé du désir de
» voler en Canada, et il disait dernièrement, tout ravi en
2) Mémoires ” DIEU : Allons, allons à notre Maître, allons où il nous
Vars SN » veut, allons dans cette nouvelle église, voulant parler de verso. » Montréal (2).
XIIL, » Le mercredi, 16 juillet, fête de Notre-Dame du Mont-
Fi Re » Carmel, étant allé dire la sainte Messe dans l’église de
vocation de M. » Notre-Dame des Champs +, je vis, pour la première
A » fois, cet homme vraiment rempli de l'esprit d’Elie. Plu-
+ C'était, comme on a déjà dit, l’église du monastère des Carmélites, aujourd’hui rue d’Enfer.
» ensu » qu’il » par | » rien » pers » clair » en It » une » saint » lence » dit d »Ily;:
» pouv » chais » blab] » ma | » revu » de m » qu’al » clair » chose » ces » roles » gneul » moi €
les faculdes villes e, il n’en- 2s cris de listinguait e. Il était tou brisé, nt blessé, (1). «Cest Olier :ila orbé par la joute créaes rues, ne il marche.
d’Elie, au urs 868 atont voir, il e ce monde eraient des r des corps ar des mous’agitent de homme est du désir de ut ravi en où il nous ht parler de
e du Montl'église de a première Elie. Plu-
s Carmélites,
VAUGIRARD. FRÈRE CLAULE, 379 » sieurs personnes se rencontrèrent dans æ même lieu : » ce sont celles qui se préparent pour aller dans le Canada, » et qui s’occupent des affaires de la religion dans ce pays. » Frère Claude y vint aussi de son côté ; pendant toute la » Messe, il ne fit autre chose que demander à Notre-Sei- » gneur ce que je lui avais tant demandé moi-même » depuis longtemps, c’est-à-dire, que je fusse tout con- » sommé en lui, et que tout mon vieil homme füt entière- » ment anéanti. Il demandait encore à Dieu que je fusse » le général de ses capitaines, lesquels pourraient former » ensuite chacun un grand nombre de soldats, Ces prières, » qu’il faisait avec un zèle ardent, étaient produites en lui » par le pur mouvement du Saint-Esprit; car il ne savait » rien de ma vocation pour le clergé, et je ne sache point que » personne lui en eût jamais rien dit, Cela me montre » clairement combien Notre-Seigneur désire que je le serve » en lui formant des prêtres (1). Dieu lui imprima même » une si vive affection pour moi, pendant que j'offrais le » saint Sacrifice, qu’il n’en pouvait plus supporter la vio- » lence. Ayant eu ocæasion de le voir l'après-midi, il me » dit dans les transports de l’amour divin qui le consume : » Il y avait si longtemps que je cherchais un frère, sans » pouvoir encore le trouver! vous êtes celui que je cher- » chais : je n’en ai pointrencontré jusqu’à présent de sem- » blable; je ne puis plus vous quitter, tant Notre-Seigneur » m'a lié étroitement à vous. Les circonstances de cette en- » trevue m'ont fait sentir, plus que jamais, que je ne suis » de mon fond que néant et péché, n’étant par moi-inême » qu’abomination et malédiction de Dieu, Je vois, plus » clair que le jour, qu’il ÿy a au dedans de moi quelque » chose qui n’est point moi-mème : c’est celui qui oblige » ces saintes âmes à s'approcher de moi, et à dire ces pa- » roles de bénédiction qui ne tombent que sur Notre-Sei- » gneur (2). Il prend plaisir à résider en moi, et à faire en
(4) Mémoir aut.
le M. Olier,t.u, pag. 327, 330, verso.
(2) Cid. 1, 1,
S : , o p.330, vers, 332, » moi et par mol, pal Sa pure complaisance CL #a SAiNLe 337, verso, cc.
». volonté, tout ce qui lui plaît, et en la manière qu'il lui » plaît; je ressens la présence de Notre-Seigneur en Moi, » et avec une telle abondance de grâces, que je ne puis » plus me contenir; et si cela dure, je ne sais ce que je » pourrai faire, Cela m'arrive surtout quand je suis sur le » point d'écrire quelque chose qui s’est passé en moi : pa- » reillement, quand il faut que je parle de Dreu; comme » ce soir même, où je dois donner des sujets de médita- * » tion à nos Messieurs, je sens un feu, qui s’enflamme » tout le temps que je parle, comme si le Saint-Esprit vou- » lait me donner un témoignage de la vérité de sa parole RARES » et de sa présence. Cela parait encore par les effets que ét. » produisent ces entretiens, effets que chacun remarque, QU ns . » et que nos Messieurs se rapportent les uns aux autres p. 33, et verso. » dans la conversation” (1). » XIV. L'établissement du séminaire, formé à Vaugirard avec ST tant de bénédictions, devait cependant être consommé
Paris, désespé- ailleurs, La Providence avait résolu de le fixer dans la rant de réfor- : a : Ro mer sa paroisse, “APitale même, et de mettre M. Olier à la tête de la pa
veut la quitter. roisse de Paris la plus nombreuse et la plus déréglée, afin d'offrir, en sa personne, à tous les prêtres qu’il devait
(2) Année Do- former, le modèle d’un vrai pasteur des âmes (2). La pa- Cu ef roisse de Saint-Sulpice, alors d’une étendue immense + et
—PiedeM.Olier, soumise à la juridiction civile et ecclésiastique de l'abbé par le P, Giry,
part 4, ch, x, de Saint-Germain, était devenue la sentine de la capitale, és ou plutôt de toute la France. L’hérésie, l’impiété et le li-
bertinage y régnaient impunément; et l'ignorance des FA or vérités de la religion y était à son comble (3). Une parois- Olier, par M. Sienne, connue par son noble dévouement, la duchesse
Be a: d'Aiguillon, affligée de tant de désordres qu’elle avait sans
lier, par le Père cesse sous les yeux, conjura saint Vincent de Paul de ve-
Giry, part. 1,
chap. xiv. — Re
marques histor. + Sans parler de la paroisse du Gros-Caillou ni de l'Hôtel des Inva-
4 ui, p. 527. ‘ ; ! : : :
lides; on en a formé, depuis, les paroisses de Saint-Sulpice, de Saint- Germain-des-Prés, de l’Abbaye-aux-Bois, des Missions Étrangères, de Saint-Thomas-d'Aquin,et de Sainte-Valère.
nir aus peine, u chée pa zare, ay Mais qu’elle n'avoir :
quelque ficace (2 curé de siens, F Il ava nis avec tant de :
naissait une esti l'avoir ] faisait te saint M dont il ] car ces toujours église, 1 cérémon sieurs ; cette ch:
lement ] confrère un fard pressa I et fit a
+M. 9 toutes les conde qu’
w'il lui 11 Moi, ne puis que je s sur le 10Ï : pa-
comme méditaflamme rit voua parole Fets que marque, ( autres
rd avec nsommé dans la de la padéréglée, il devait . La paense + et le l’abbé capitale, et le liance des e paroisduchesse vaitsans 1 de ve-
1 des Inva- , de Saintngères, de
CURE DE SAINT-SULPICE OFFERTE A M. OLIER. 381 nir au secours de cette paroisse, et en obtint, quoique avec . NOTE 7, p. peine, une mission, qui eut lieu l’année 16#1, et fut pré- 4) px à s
chée par les ecclésiastiques de la conférence de Saint-La- cent de Paul,
3 pur Abelly, lv, are, ayant à leur tête M. de Perrochel* (1). n, ch. 4 ect, ÿ
: à , . + D. 261, — fie d Mais cette mission, malgré les sentiments de pénitence meme, parCollet,
qu’elle inspira à un grand nombre de pécheurs, sembla 5vt/ Dr
n'avoir servi qu’à moutrer la grandeur du mal +, et, en 4 M. Leschass.,
» DLL 20 : . Pour lu Vie de M, quelque sorte, l'impossibilité d’y appliquer un remède ef- Cr 9..Rem, , : À : Ë usl.t.1,p.24 cts, ficace (2). Aussi, depuis ce temps, M. Julien de Fiesque, (2 rem. hist. curé de Saint-Sulpice, désespérant de réformer ses parois- * PL Fe û . . . re siens, prit la résolution de se retirer*. 412. Il avait souvent entendu parler des ecclésiastiques réu- XV.'
nis avec M. Olier à Vaugirard, et qui avaient déjà donné D tant de preuves de leur zèle pour le salut des âmes. Il con- sa cure à M. 0naissait même personnellement M. Olier; il avait pour lui li"
une estime et une affection particulières (3) et désira de (3) Copie des l'avoir pour successeur. Une procession, que sa paroisse or. rar faisait tous les ans à Vaugirard, selon l’usage, le jour de — Aer. hist.t.1,
: ; : p. 167, 168.— Vie saint Marc, 25 du mois d'avril, fut l’occasion naturelle def. Olier,par le
dont il profita pour lui en faire la première ouverture (4); es he car ces ecclésiastiques, remplaçant le curé de Vaugirard, "4 'yi” % toujours absent, devaient recevoir, eux-mêmes, dans cette rt église, le curé et la procession de Saint-Sulpice. Après la cérémonie, il entra donc en conversation avec ces Messieurs ; mais il trouva en eux plus d’éloignement pour cette charge, qu’il ne se l’était sans doute figuré. Non-seulement M. Olier la refusa pour lui-même, mais tous ses confrères imitèrent son exemple, chacun redoutant trop un fardeau si pesant. M. de Fiesque ne se rebuta point: il pressa beaucoup M. Olier (5) de s’en occuper devant DIEU, (5 Vie Me. de
: ; À ; M. Bourdoise, inet fit agir encore plusieurs personnes de considération , folio,liv, sv, ch,
+ M. Olier, dit Collet dans la Vie de saint Vincent de Paul, fit, dans toutes les parties de cette vaste paroisse, ce que la mission, toute fé- (6) Collet, Vie conde qu’elle avait été, n'avait guère pu faire que dan: une seule (6), in-4e, t, 5, P. 208,
(1) Vie de M. qui 6 à s vives i 4 où ner te Père LU mployérent les plus vives instances, et parvinrent Giry, partie 4e, enfin à l’ébranler (1). De ce nombre fut vraisemblable. chap. xur. — Re- : rs , :
marques histori- MeNt saint Vincen de Paul : on lit du moins, dans les De pied) W Drocédures de sa canonisation, qu'il s’entremit avec succès
nee pour lui faire conférer la cure de Saint-Sulpice (2). Mais
1, PA : peu après, les circonstances firent naître une nouvelle né-
cahonizat. Pin. BoCiation. Comme Vaugirard est aux portes de Paris, et qu'il
ny nr y venait souvent des paroissiens de Saint-Sulpice, pour se
Sr qu confesser à ces ecclésiastiques, M. du Ferrier alla deman-
citas virtutum der à M. de Fiesque s’il approuvait que ses paroïissiens
EN Rae s’adressassent à eux. Celui-ci, après en avoir témoigné sa
nus Lu satisfaction, prit de là occasion d£ renouveler ses instan-
ces. « Maïs, que faites-vous ià, Messieurs? dit-il. Si vous
» avez dessein detravailler au salutdes âmes, et d'assembler
» des ecclésiastiques, ne leur donnez donc pas l’incommo-
» dité d’aller vous trouver si loin ; venez ici, je vous don-
» nerai ma cure, où vous aurez tout ce qui vou; manque à
» Vaugirard, et vos amis seront auprès de vous. » M. du
Ferrier rejeta de nouveau sa proposition, sans vouloir l’é-
couter : le curé insista néanmoins, et le pria sérieusement
d’y penser. « Vous pouvez, dit-il, m’accommoder : je de-
» mande mille écus de revenus : M. Olier possède le
» prieuré de Clisson en Bretagne, d’où je suis ; ce bénéfice
» rapporte seize cents livres; joignez-y quatorze cents li-
» vres de pension, et nous voilà d’accord +. » M. du Ferrier
ne voulut jamais l’écouter paisiblement, et ils se séparè-
rent, M. de Fiesque le conjurant d’y penser, et l’autre re-
jetant sa proposition, par la considération d’un si pesant
nids fardeau; car la paroisse de Saint-Sulpice, la plus grande
de M. du Fer qui fût alors, surpassait, en étendue et en nombre d’habiva 4 Te ai * tants, les plus grandes villes du royaume (3).