XVI. Nonobstant ce refus, M. du Ferrier, de retour à Vaugi
Le Père Tar- Fe N Ê :
rise décide lard, ne laissa pas de rappeler à M. Olier et à M. de Foix,
pts ue + L'auteur de la Vie de M. de Foix est inexact sur les circonstances de S.- Sulpice, de cet accord, Vies des quatre évêques, t. n, p. 120.
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arvinrent amblabledans les vec SUCCès (2). Mais uvelle néis, et qu’il e, pour se la demanaroissiens moigné sa es instanil. Si vous assembler ’incommovous donmanque à s.» M. du vouloir l’éieusement er : je depossède le ce bénéfice e cents lidu Ferrier se séparèl'autre rea si pesant lus grande bre d’habi-
r à Vaugi- I, de Foix,
irconstances
CURE DE SAINT-SULPICE OFFERTE A M. OLIER. 383 les instances de M. de Fiesque. Ils examinèrent la chose entre eux, et pendant leur conversation, M. de Foix marquait avec un crayon, sur le dos d’une lettre, les raisons pour et contre, afin d’aller les communiquer au Père Grégoire Tarrisse, leur directeur. Il fut arrêté entre eux que, le lendemain, dès le grand matin, M. du Ferrier partirait pour aller le trouver à Vendôme, où il tenait le chapitre de sa congrégation, et savoir quel serait son sentiment là-dessus. M. du Ferrier sortit en effet au point du jour, vers deux heures, et se rendit à Paris, où il voulait dire la sainte Messe, et prendre ensuite la poste (1). Dans le chemin, il
(4) Mémoires
de M.du Ferrier,
aperçut un météore, qui, descendant du ciel, sembla fondre p. 477.
sur Saint-Sulpice, et lui rappela ce que dit Notre-Seigneur dans l’Evangile : Videbam Satanam tanquam fulqur de cœlo cadentem ; et quoiqu'il sût que c'était un effet naturel, il ne laissa pas d’adorer Dieu sur le sujet de son voyage, qui pouvait réjouir l’Eglise et confondre le démon. Il arriva le soir même à Vendôme : aussitôt que le Père Tarrisse eut appris le motif de son voyage, il ne fit aucune difficulté de lui dire que c'était un ouvrage de la main de Dieu, pour l'établissement du séminaire, et qu’il fallait l’exécuter sans délai. Il lui offrit, pour le faire réussir, tout ce qui pourrait dépendre de leur congrégation; ce qui n’était pas peu de chose : la paroisse de Saint-Sulpice, immédiatement dépendante de Rome, étant sous leur juridiction et tout-à-fait exempte de celle de l’archevèque de Paris. Cette circonstance, dit M. du Ferrier, a fait paraître visiblement la sagesse de Dret et sa providence, aplanissant ainsi toutes les difficultés qu’on aurait trouvées auprès du conseil de l'archevêque, en se fixant dans une autre paroisse de la ville. Car il aurait fallu non-seulement convaincre et persuader Le conseil de la possibilité de l’entreprise du séminaire, ce qui alors eût été bien difficile; mais encore lui faire goûter ses pratiques, ses exercices, et lui faire agréer le choix des personnes pour le conduire. Enfin on aurait eu
de plus à surmonter tout ce que la jalousie et la prévention auraient suscité chaque jour d'obstacles contre cette œuvre. La Providence choisit donc, pour commencer les séminaires, une paroisse livrée à tous les désordres, et à laquelle on n’eût jamais voulu penser, à cause des difficultés qui semblaient s’opposer à ce dessein et qui, néanmoins, furent toutes changées en moyens pour .2 faire réussir, À son retour de Vendôme, M. du Ferrier, sans perdre de temps, alla voir M. de Fiesque, qui, dès qu’il le vit, lui demanda quelle réponse il venait lui faire. « J'ai comu- » niqué votre proposition à mes amis, lui dit M. du Fer- » rier, ils n’en sont point éloignés, etils m’ont chargé de » savoir de vous votre dernière conclusion, et 1°: condi- (1) Mémoires de » tions que vous y mettez. » M. de Fiesque répéta ce qu'il p. 178. avait dit, et, sans autre discours, lui donna sa parole (1). XVII. A peine eut-on connaissance, dans Paris, de la proposi-
Oppositions ,. Sr . | pour faire 6. tion faite à M. Olier, qu'il se forma, pour le supplanter, chouer ce des- une cabale secrète (2) ; mais, d’une parole, Marie Rousseau sein. Marie Rousseau les Là déjoua, ou plutôt la tourna en moyen de succès. « Le 22 déjoue, et en-» de mai, dit M. Olier, elle vit, dans une lumière intécourage M, O- :
» rieure, deux ecclésiastiques, qui, à l’autre hout de Paris,
lier. (2) J'ie de Sr » prenaient ensemble leurs mesures pour faire échouer ce
Olier, par M. d
Bretons t » dessein, et,sur l’heure, elle en fit part à une personne qui
” » demeurait avec elle. Le lendemain l’un d’eux venant la » voir, elle alla à sa rencontre corne il entrait dans la » maison, et lui dit aussitôt en toute simplicité : Hé bien, » Monsieur, vous allez remuer beaucoup; vous voulez
» donc empêcher l’œuvre de Notre-Seigneur ? Hier, entre
» quatre et cinq, vous et telle autre personne, vous vous,
» en occupiez vivement. Je vis bien que le démon;,trävail- » lant à la rompre, sut faire une forte impression sur votre » esprit; mais prenez garde à ce que vous allez faire. Ces » paroles changèrent tellement les dispositions de cet (3) 16. p. 497, » ecclésiastique, ajoute M. Olier, qu'il vint à Vaugirard,
428, — Mémoires M NT OU, » et nous pressa lui-même d'accepter la cure (3). »
| prévenntre cette encer les dres, et à des diffiui, néanaire réusns perdre le vit, lui \i com Mu- 1. du Fer- ; chargé de le: condita ce qu'il parole (1). a proposiupplanter, > Rousseau ès. « Le 22 ière intéit de Paris, échouer ce rsonne qui venant la ait dans la : Hé bien, bus voulez Hier, entre
vous VOUS,
ontravailn sur votre z faire. Ces ons de cet Vaugirard, ). »