‹ Vie de M. Olier, fondateur du Séminaire de S.-Sulpice [microforme] (volume 2)Chapitre 218 sur 251 · DU LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

DU LIVRE SECOND

choisi, pour annoncer l'Evangile, des hommes de {a lie du

peuple et des gens de métiers. Mais il est faux que Clément et

Beaumais aient abandonné les leurs. Au moins Clément ne lais-

sait pas d'exercer encore le sien, malgré ses controverses, puis-

qu'il fut choisi, par les jurés des corps de métiers de Paris, pour

porter la parole en leur nom au Roi et à la Reine, le 19 avril 1649,

et qu'il est qualifié Ini-même juré-coutelier. Dans sa harangue,

qui a été imprimée, il s’exprime comme un homme qui vivait du

l'avail de ses mains. « Le bonheur des pauvres artisans de Paris,

» dit-il à leurs Majestés, dépend entièrement de vos présences,

» puisqu'elles nous donnent le moyen de gagner notre vie (1). » (1) Recueil de

Beaumais ne quitta pas non plus son négoce, tant qu’it demeura #47agues.in-4",

: | OT A rs . 4656, p. 417.

à Paris. « I n’était pas riche, dit Grandet, n’ayant pour tout bien

» que le revenu de son petit commerce, et une pension de quatre

» cents livres que lui faisait le clergé. M. de Bretonvilliers, qui |

» l'aimait beaucoup, lui donnait à diner tous les dimanches, au sé- a mr

» minaire de Saint-Sulpice, le faisant mettre à table avec les ec- y 3 Bour.

» clésiastiques (2). » Benoît ne peut lui pardonner une émotion dise, Ws. in-fol.

populaire, arrivée dans la ville de Blois, en 4645, et qui pensa y D He

ruiner le temple des Calvinistes (3). Muni de l'autorité du Roi, pédide Nantes,

Beaumais allait dans les villes du royaume les plus infectées de 4° part. liv. 1, 4,

l'hérésie, afin d’y réfuter les prèches des ministres les plus ac- 4 ue

crédités. Après les avoir écoutés, il invitait les auditeurs à venir }ies Ms. . ie

en entendre la réfutation ; et, par l'efficacité de sa parole et la so- de de FE

lidité de ses raisons, il convertit de quatre à cinq mille personnes, 4 sur Fr

qui abjurèrent l’hérésie (4). ce,l. 1, p.22, Clément mourut en 1654, avec la réputation la plus universelle

de sainteté. On a gravé son portrait, où on lit cette inscription :

Le bienheureux maître Jean Clément, le coutelier, extermina-

teur des hérétiques, mort en 1654. Cette gravure se trouve au

cabinet des estampes à la Bibliothèque royale, à Paris; elle est

placée par erreur parmi les portraits des docteurs en théologie. Il (5) lag. 475.

est même à remarquer que, dans la table alphabétique de ces 3,452 "5. de

portraits, insérée au 4° volume de la Bibliothèque historique de tiers, 1. 1, p. 146

la France, on a pris le nom du métier, pour le nom propre de FR PT

ce controversiste, et qu’il y est appelé Le Coustelier (5). Grandet Mbtoriques, à 1,

est tombé dans la mème erreur (6). Par une semblable méprise, P-225..

M. Symon de Doncourt à mis Beaumais au nombre des prêtres de Fa de

la communauté de Saint-Sulpice (7); et M. Nagot en à fait de plus x. v. 166.

un gentilhomme (8).

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